

Paroles de grands chercheurs sur le réchauffement climatique (mis à jour le 21/10/11)
Il est coutumier de lire dans la presse ou d'entendre répéter dans les médias que les quelques "rares" chercheurs (NDLR : Ils sont quand même plusieurs milliers répertoriés (voir un exemple, ici, ( liste dans la colonne de gauche) ou encore ici, une pétition auprès du gouvernement canadien) qui contestent que l'effet de serre provoqué par l'homme serait le responsable du réchauffement climatique, sont de simples déviants, incompétents, mal informés voire financés par les lobbies pétroliers comme EXXON Mobil...ou encore des "flat-earthers" (comme disent les américains : ceux qui croient encore que la terre est plate !) et même, des négationnistes comme ceux qui nient l'existence de la Shoah. Mais où en sommes nous arrivés ?
J'ouvre cette rubrique pour équilibrer le débat et vous montrer qu'il n'en est rien et que de grands experts en climatologie ou dans les sciences fondamentales de l'espace ou de la terre, se donnent beaucoup de mal pour faire entendre un tout autre discours que celui qui est propagé par le GIEC, les écologistes, relayé par la grande presse et les politiques en mal de popularité. Jusqu'au Vice-Président du GIEC, lui-même, qui n'est pas d'accord avec la Pensée Unique ! Comme vous allez le voir, les quelques contestataires que je cite ne sont pas débutants. Au contraire, ce sont tous des spécialistes chevronnés. Et ils ne mâchent pas leurs mots pour dire ce qu'ils pensent du GIEC et de ses conclusions ...
En voici la liste qui s'allonge, jour après jour : Chercheurs du GIEC, Judy Curry (III), Ivar Giaever (II), Richard Lindzen (II), Mike Hulme II, Judith Curry I et II, William Nierenberg, Ian Giaever, Robert Jastrow, Hal Lewis, Pierre Morel, James Lovelock, Pierre-Gilles de Gennes, IOP; Andrew Lacis, Petr Chylek, Mike Hulme, Vincent Courtillot, Mojib Latif, Jan Veizer, Rapport JSER, John Theon, Roger Pielke Sr, Frank Tipler, William Happer, Ian Plimer, William R. Cotton, Harrison Schmitt, Cliff Ollier, Roy Spencer, Yury Izrael, Khabibullo Abdoussamatov, Richard Lindzen, Marcel Leroux, Bill Gray, Paul Reiter, Frederick Seitz, Vincent Gray, Antonio Zichichi, Augie Auer, Michael Griffin, Robert Carter, Reid Bryson, Nils-Axel Mörner, Tom V. Segalstad, Madhav L. Khandekar, Al Pekarek, Tim Patterson, Freeman Dyson, Tim Ball, John Coleman, Daniel Botkin, David Douglass, John Christy, Fred Singer, Syun Akasofu, Rosa Compagnucci, Juan Minetti, Eduardo Toni, Oleg Sorokhtin, Jose Joaquim Delgado Domingos, Hendrik Tennekes, Art Douglas; Howard C. Hayden, Don J. Easterbrook, Kunihiko Takeda, Garth Paltrdige, Stan Goldenberg, Arun D. Ahluwalia, Roger W. Cohen... Tous des scientifiques tout à fait qualifiés pour parler du fameux "réchauffement climatique". Et ce ne sont pas les seuls. N'oubliez pas les quelques 9000 et quelques docteurs ès sciences qui ont signés la pétition ici. Et les plus de 400 spécialistes, dont on peut trouver la liste ici et qui se sont exprimés rien qu'en 2007...
Malheureusement et hormis les articles accessibles du regretté Marcel Leroux (voir sa dernière vidéo, tournée peu de temps avant son décès), la plupart de ces articles et de ces déclarations sont rédigés en anglais (comme d'ailleurs la plupart des livres publiés par Leroux). Je vous traduirai les autres aussi fidèlement que possible.
19 Novembre 2011 : Les piliers du GIEC s'interrogent et proposent des réponses divergentes à la question : "Pourquoi, en dépit de l'accumulation persistante des gaz à effets de serre, la hausse de la température de la planète a-t-elle marqué le pas pendant la dernière décennie ?"
Alors que nos médias unanimes et quelques intervenants sur les forums de ces mêmes médias ainsi que quelques blogs, s'efforcent de convaincre le public que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes de la science climatique, que l'apocalypse est pour demain, que "c'est l'année la plus chaude" que "la science est comprise", que le consensus est unanime et que les observations se conforment parfaitement aux prévisions (prédictions, scénarios), les climatologues - les professionnels - eux, se font beaucoup de souci. Comme chacun le sait et cela ne fait guère de doute, le taux de CO2 présent dans notre atmosphère augmente de manière constante, voire avec une légère accélération depuis 1945.
De même Phil Jones fut contraint de convenir de l'absence de réchauffement significatif depuis 1995, en 2010 lors d'un entretien public à BBC News.
Une fois n'est pas coutume. L'essentiel de la partie suivante de ce billet est une traduction d'un article du Prof. Roger Pielke Sr, lequel article est lui-même constitué d'extraits d'un article assez copieux rédigé par Paul Voosen qui est reporter scientifique à la revue peer-reviouvée "Energy & Environnment". Ce billet est assez long et je m'en excuse à l'avance. Cependant, Il mérite une lecture attentive parce qu'il est particulièrement révélateur de l'état actuel de la science climatique. D'autre part, son style est assez narratif et facile à suivre. Ci-dessous, les traductions des textes du billet de Roger Pielke Sr. apparaissent comme des encadrés sur fond jaune. Mes propres remarques ou les transitions entre les différentes sections apparaissent sur le fond bleu-vert. Une remarque préliminaire de Pielke qui rejoint mes commentaires précédents :
Pour ma part, je me suis contenté, pour une meilleure lisibilité, d'engraisser les noms des chercheurs concernés par chaque paragraphe.
Roger Pielke Sr. conclut son article de la manière suivante :
On ne peut mieux dire que Roger Pielke Sr. : "La question scientifique N'EST PAS résolue." -Trenberth s'interroge sur la chaleur perdue et pense l'avoir trouvée dans les fonds sous-marins. Il lui faut encore quelques années pour pouvoir discerner l'influence (ou non) du CO2 anthropique dans l'évolution assez étonnante (pour eux) des températures. En soi, il n'est nullement critiquable que des chercheurs hésitent, avancent des hypothèses et des explications parfois contradictoires, et que, finalement, ils ne sachent pas pourquoi les températures n'ont pas augmenté depuis plus de dix ans, contrairement aux prédictions de la vingtaine de modèles que l'on croyait tout-puissants, jusqu'alors. La recherche ne sait pas tout, surtout en matière de climatologie, contrairement à ce que les décideurs et les activistes voudraient croire ou nous faire croire... pour passer à l'action. Mais ce qui est hautement critiquable, c'est de ne pas mettre au grand jour, ses incertitudes et ses hésitations, ses échecs, les divergences de point de vue d'un chercheur à l'autre (par exemple entre James Hansen et Kevin Trenberth qui diffèrent sur rien moins que le bilan énergétique de la planète). Ce qui est hautement critiquable, c'est de prétendre qu'il existe un consensus entre les chercheurs proches du GIEC et que le système climatique est compris. Il ne l'est pas. Il faut le dire. Les divergences sont naturelles et existent dans de nombreux secteurs de la recherche scientifique mais dans le cas présent, il faut le dire car tout cela peut avoir (et a déjà eu) de graves conséquences, au plan local comme au plan mondial. Cependant, un lecteur attentif aura discerné au travers de ces textes qu'une tendance relativement nette semble prendre corps : La prise en compte plus rationnelle de la variabilité naturelle du climat, indépendamment du CO2. C'est d'ailleurs ce que l'on perçoit également dans le texte relativement prudent du récent Summary for Policymakers (Résumé pour les décideurs) du dernier rapport spécial "sur les événements extrêmes" du GIEC, dont on peut lire une analyse sur le blog de Judith Curry. A noter également qu'aucun des scientifiques, proches du GIEC, cités ci-dessus, n'évoque une possible (nécessaire ?) remise en question plus ou moins fondamentale des modèles climatiques qui ne reproduisent manifestement pas les évolutions du climat, depuis près de quinze ans et qui pourraient, tout autant, être remis en cause pour la question du "hotspot".
Josh, le "cartoonist" US bien connu, notamment sur Bishop Hill et WUWT, a publié une illustration relative au texte ci-dessus.
De manière générale et du point de vue duquel se place Pensee-Unique, la situation actuelle est plutôt encourageante. Certaines certitudes sont remises en questions et les quelques inflexions, bien qu'encore un peu timides, semblent aller dans le bon sens. Stay tuned ! A suivre, donc ! Update du 20/11/11 : :Je n'ai réalisé qu'après coup qu'une excellente traduction du texte de l'article de Pielke Sr, avait déja été déposée par Marot sur le site Skyfall. |
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Le temps passant, les sondages (notamment dans les pays anglophones) montrent que le public devient de plus en plus sceptique au sujet des thèses du réchauffement climatique anthropique. En parallèle avec un nombre croissant de scientifiques éminents qui se désolidarisent de cette affaire (e.g. Ivar Giaever, ci-dessous et la longue liste qui figure dans cette page), on voit à présent des hommes/femmes politiques anglophones qui n'hésitent plus à déclarer ouvertement leur scepticisme, comme, par exemple, lors de la course des primaires présidentielles aux USA. De manière générale et vous en verrez un autre exemple ci-dessous, les institutions et les climatologues proches du GIEC sont persuadés que la progression du scepticisme climatique dans le grand public et dans les milieux politiques, provient, non pas des doutes et des incertitudes que l'on peut nourrir sur la science qu'ils présentent comme un fait acquis, mais d'un défaut de communication de leur part. C'est donc cela qu'ils doivent améliorer, pensent-ils. Dans ce contexte, et comme le savent les lecteurs de ce site, le plus emblématique des climatologues alarmistes est, sans contexte, James Hansen (du GISS de la NASA). Ce dernier vient de faire une déclaration à la Royal Society (UK), répercutée dans les médias anglophones tel "The Independent UK" dont des extraits de l'article sont traduits ci-dessous (texte complet ici). La déclaration de J. Hansen y a fait grand bruit et elle va très exactement dans le sens de ce qui est décrit ci-dessus :
Cette déclaration de J. Hansen nous explique que si les climato-sceptiques ont sérieusement gagné en audience auprès du public, ce n'est pas à cause des multiples incertitudes de la science climatique ni à cause des nombreuses maladresses (pour rester aimable) commises par les zélotes du GIEC (Les courriels du Climategate, l'Himalyagate, le malariagate etc..) au cours des années passées. Ci-contre, un cartoon de Judy Curry en défenseur de La Science, dessiné par un des ses nombreux admirateurs. Le lien vers la réunion dont il est question est ici. Le sujet en discussion (NdT : sur le blog de Judy Curry) est relatif à la communication suivante : Note principale : Michael Crow, Président, Université de l'Etat de l'Arizona : “Les Universités et l'éducation transdisciplinaire pour le développement durable." A ce propos, Judy Curry écrit : (les caractères engraissés sont de PU)
(NdT : Je compléterais : ...et de porter un rude coup à la science, en général.) Judy Curry ajoute : "Il y a eu des applaudissements. Non pas une ovation debout, mais des applaudissement d'une fraction substantielle de l'audience de plus de 200 auditeurs. [...]Au moment de la pause, près de 20 personnes sont venues me remercier pour ce que j'avais dit, "Il fallait que quelqu'un le dise " ainsi que quelques autres qui ont aimé ce que j'avais dit mais qui semblaient entendre ce genre d'idée pour la première fois." Conclusion de Judith Curry : (Entre autres, JC nous parle d'Al Gore et de politique.) "La science du climat aux Etats-Unis, au moins au niveau institutionnel, semble avoir déraillé. La différence est énorme entre ce qui est mis en avant par l'administration Obama par rapport à celle de Bush (43) (Ndt : Pour faire la distinction entre les deux présidents Bush père et fils, Judy Curry indique le numéro du président : Bush père était le 41ème président des USA). Si on remonte à Bush 41, son administration a défendu une augmentation substantielle des budgets correspondant au soutien de la science climatique. Quand Al Gore défendait sa candidature comme président, de nombreux climatologues auxquels j'ai parlé, s'inquiétaient que Gore puisse s'imaginer que la science était résolue et qu'il se dirigerait tout droit vers les applications en ignorant la recherche scientifique dans ce domaine. Nous assistons en ce moment à la réalisation de tout ceci sous l'administration d'Obama.". Vu avec recul, le plan stratégique CCSP (NdT : US Climate Change Science Program) était plutôt bon et les questions qui étaient posées dans ce plan, sont loin d'être "résolues". Un participant (Stephan Rasey) au forum qui suivait cet exposé de Judy Curry sur son blog , a décrit, de manière imagée et humoristique, ce que pensent plusieurs commentateurs. Judy Curry s'est amusée de la remarque suivante qui en dit long sur le processus suivi, tel qu'il est perçu par beaucoup : "La formule originale contient une vérité qui dérange. Autrement dit, ce sont la politique et la communication qui ont déterminé le résultat de la recherche... avant que celle-ci ait seulement commencé. C'est d'ailleurs très exactement ce que Richard Lindzen avait déclaré, autrefois, à propos de la création du GIEC. Le 13 Octobre, Dans son blog, Judith Curry persiste et signe. Elle présente deux articles scientifiques traitant du conflit actuel entre l'activisme et la science qui vont tout à fait dans le sens de ces récentes déclarations. Suite du 21 Octobre 2011 : Sur son blog, Judy Curry rapporte, le 19 Octobre, sur le récent livre de Donna Laframboise. Donna Laframboise est une journaliste d'investigation canadienne. Elle gère le site anglophone "No frakking consensus".
Là encore, et au sujet du "Delinquent Teenager" (L'adolescent délinquant), Judith Curry ne mâche pas ses mots.
En effet, Judith Curry n'utilise pas la langue de bois. Il serait bon que nos "décideurs" prennent connaissance de ces différents points de vue et qu'ils lisent le livre de Donna Laframboise. A suivre, |
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15 Sept. 2011 : Ivar Giaever, prix Nobel de Physique, démissionne de l'American Physical Society (la société savante des physiciens qui édite une quantité de revues renommées telles que les Physical Review, les Physical Review Letters etc). C'est au mois de Septembre que l'American Physical Society envoie, chaque année; un email à chacun de ses membres, pour leur demander de renouveler (moyennant finances ~173+ euros) leur adhésion, pour l'année suivante. L'ayant reçu, comme tous les autres adhérents, Ivar Giaever qui est (évidemment) un "fellow" ou membre élu de l'APS, a répondu qu'il ne désirait pas renouveler son adhésion et qu'il démissionnait de l'APS. Sa réponse email que vous trouverez ci-dessous explique clairement les raisons de son geste qui fait grand bruit dans le landerneau de la physique américaine et même mondiale (car une proportion importante des membres de l'APS est issue d'autres pays que les USA, comme moi-même). Ivar Giaever est un célèbre physicien Américain (et Norvégien), membre de l'Académie des Sciences US et d'une quantité d'autres institutions scientifiques, qui a reçu le prix Nobel de Physique en 1973, pour ses découvertes expérimentales sur l'effet tunnel dans les semiconducteurs. Voici le email de démission que Ivar Giaever a adressé à la responsable de l'APS, Mrs Kirby
Les responsables de l'APS devraient se faire du souci : Entre autres, l'ACS (American Chemical Society) et l'AMS (American Meteorological Society), ont également fait l'objet de récriminations de la part de certains de leurs vétérans "élus". Toujours pour la même raison... A suivre. |
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08/03/11 : Richard Lindzen fait le point sur les incertitudes et les incohérences de la science climatique ainsi que sur les enjeux économiques, politiques, sociétaux etc. du débat sur le climat.
L'article original a été publié dans le site britannique du GWPF (The global warming policy Foundation, fondé en 2009 par Lord Lawson of Blaby avec le Dr Benny Peiser) dans le comité scientifique duquel siège Richard Lindzen aux côtés d'autres personnalités (dont Vincent Courtillot , Freeman Dyson, Will Happer, Al Lewis, Paul Reiter etc.). Voici une traduction en français de cet article récent de Dick Lindzen :
Un grand merci à jmr qui a déjà contribué à la traduction de plusieurs documents figurant sur ce site (et aussi sur Skyfall) dont, en particulier, la première version du rapport du NIPCC. Quelques remarques : -L'article de Lindzen, traduit ci-dessus est, en réalité, une mise à jour, implémentée à l'aide de résultats récents, du texte beaucoup plus détaillé qui vous avait été présenté dans cette page. A suivre.... |
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14 février 2011 : Du rififi chez les scientifiques US.... Pour replacer ces événements dans leur contexte, il faut se souvenir que les dernières élections "mid-term" (à mi-mandat du Président élu) ont fait monter à la Chambre des Représentants U.S. une majorité de Républicains. La plupart des nouveaux élus de ce parti s'étaient déclarés climato-sceptiques lors de la campagne précédant les élections. Le Sénat, lui, a conservé une courte majorité Démocrate. Il faut aussi se souvenir que le Climategate (le scandale révélé en 2009 par le contenu des emails piratés sur le site du CRU de l'Université d'East Anglia au Royaume Uni) a été abondamment diffusé et commenté dans la presse et les médias américains. L'émotion a été considérable dans tous les pays anglophones qui ont pu lire le contenu des emails, même si, dans les pays francophones, l'affaire a été discrètement glissée sous le tapis par nos grands médias. Un grand nombre d'articles, signés par des scientifiques "mainstream" ou opposants ont été diffusés dans la presse américaine. La quasi totalité de ces articles témoignaient de l'étonnement voire de la révulsion des scientifiques (voir par exemple, ci-dessous, les billets sur Judith Curry, Mike Hulme, James Lovelock ou Petr Chylek) qui pensent que de telles pratiques ne peuvent être tolérées dans le milieu de la recherche. La position des climatologues mainstream (tels Hansen, Schmidt, Santer, Mann, Dessler, Jones etc.) est devenue, depuis lors, très difficile. D'autant plus que l'argument d'autorité qu'ils tenaient du GIEC a été mis à mal, suite à la découverte d'un certain nombre d'erreurs grossières exhumées du dernier rapport de cet organisme Onusien, sans compter la révélation qu'un certain nombre d'affirmations proférées dans le rapport AR4 du GIEC ne reposaient en fait, que sur des brochures émanant d'ONG telles que le WWF ou Greenpeace. Pensee-Unique.fr s'est fait l'écho de ces révélations qui ont suscité l'attribution d'un grand nombre de bonnets d'âne. Enfin, la défection ou la prise de recul de Judith Curry, la "grande prêtresse" du réchauffement climatique anthropique (comme elle se nomme elle-même) a certainement contribué à accentuer, chez les climatologues mainstream, une sorte de "mentalité d'assiégés". Bref, pour celui qui connaît bien toutes ces péripéties et l'état de la situation, comme les lecteurs assidus de Pensee-Unique.fr, les termes de la lettre des "18 climatologues mainstream" sont tout à fait transparents. Elle traduit l'inquiétude, sinon la panique, qui règne actuellement parmi ces derniers, à l'ouverture du 112ème congrès des Etats-Unis. De fait, s'inscrivant dans un vaste plan de réductions des dépenses fédérales, un député vient de déposer un texte visant à supprimer la contribution des USA au financement du GIEC. D'autres proposent de recentrer l'activité de la NASA autour de ses objectifs premiers (les planètes et les vols habités) et de cesser de financer les recherches climatiques du GISS de la NASA (Hansen et Schmidt), afin d'éviter de se faire devancer dans la course à l'espace, par les autres pays comme la Chine (et) ou la Russie. Les deux lettres (notamment la première) sont relativement longues. Je n'en donne ici que des extraits significatifs. La traduction intégrale des deux lettres (des scientifiques mainstream et des opposants) est disponible dans ce document (en pdf) séparé. (1) La lettre des climatologues "mainstream" (source) Le 28 Janvier 2011, Aux membres de la Chambre des Représentants et du Sénat des Etats Unis: "Sur l'importance de la Science dans le traitement du Changement Climatique" Alors que vous ouvrez vos délibérations lors des sessions du 112ème Congrès, nous vous invitons vivement à considérer la question du réchauffement climatique d'un oeil neuf. Le Changement Climatique n'est pas seulement une menace environnementale mais, comme nous le décrivons ci-dessous, il constitue des défis à l'économie des USA, à sa sécurité nationale et à la santé publique. Ce n'est pas notre rôle, en tant que scientifiques, de définir la manière de gérer des problèmes comme le changement climatique. Ceci est une affaire de politique qui doit justement être laissée à nos dirigeants élus qui en discutent avec tous les Américains. Mais, en tant que scientifiques, nous avons le devoir d'évaluer, de rapporter et d'expliquer la science qui sous-tend le changement climatique. Les négationnistes (Ndt : Sic) se cachent sous l'apparence du langage scientifique, en critiquant sélectivement, des aspects de la science du climat en vigueur. Parfois, ils présentent des hypothèses alternatives comme des explications d'un point particulier, comme si le corps des éléments de preuve était un château de cartes se tenant debout ou s'écroulant pour un détail; Mais, au contraire, l'édifice de la science du climat repose sur des fondations en béton. Comme une lettre ouverte de 255 membres de la NAS (Ndt : sur 2100 membres et 350 étrangers associés) l'a noté dans le numéro du mois de mai de Science Magazine, aucun résultat de recherche n'a été trouvé qui a produit une seule preuve qui remet en question la compréhension scientifique de ce qui se produit sur la planète et pourquoi. Le Congrès, pensons-nous, devrait organiser des auditions pour comprendre la science du climat et ce qu'elle dit à propos des coûts et des bénéfices de l'action et de l'inaction. Il ne devrait pas mettre en place des auditions pour tenter d'intimider les scientifiques ou pour leur substituer des jugements idéologiques à la place de jugements scientifiques. Nous insistons auprès de nos responsables élus pour qu'ils travaillent ensemble afin de pousser la nation sur ce que la science nous dit, particulièrement au sujet des impacts qui se produisent actuellement dans notre pays.[...] Nous espérons que vous, nos représentants, vous relèverez le défi du changement climatique et prendrez la tête de la réponse de la nation. Nous et nous collègues sommes prêts à vous aider pendant votre travail pour mettre en place une politique nationale, rationnelle et pratique, afin de gérer cette question importante. Merci de votre attention. Voici les photographies de quelques uns des cosignataires de cette lettre dont la liste figure ci-dessous. Le nombre des vignettes, pour chacun des groupes, est proportionnel au nombre des signataires.
Les 18 Co-signataires : ______________________________________________________________________________ (2) La lettre des opposants, les "climato-sceptiques" : Source (en pdf): Le 8 Février 2011, Aux membres de la Chambre des Représentants et du Sénat des Etats Unis: En réponse à “Sur l'importance de la Science dans le traitement du changement climatique” Le 28 Janvier 2011, dix huit scientifiques ont envoyé une lettre aux membres de la Chambre des Représentants et du Sénat des Etats-Unis en leur demandant instamment de "jeter un regard nouveau sur le changement climatique". Leur intention, semble-t-il, était de discréditer l’opinion des scientifiques qui sont en désaccord avec leur assertion selon laquelle la poursuite de l’accroissement des émissions de dioxyde de carbone (CO2) produite par la combustion de charbon, gaz et pétrole, conduira à une quantité de problèmes climatiques cataclysmiques. Nous, les cosignataires de cette lettre (Ndt : liste ci-dessous), sommes en total désaccord avec eux et désirons profiter de cette occasion pour exposer brièvement notre point de vue sur cette question. Les dix huit alarmistes du climat (comme nous les appelons, non pas de manière péjorative, mais simplement parce qu’ils se considèrent eux-mêmes comme "donnant l’alarme" sur beaucoup de sujets climatiques) affirment que les peuples du monde "doivent se préparer à des inondations massives résultant de tempêtes extrêmes survenant de plus en plus fréquemment ”, de même qu’à "l’impact sanitaire direct des vagues de chaleur" et "à des maladies infectieuses résultant du climat" parmi un grand nombre d’autres phénomènes dévastateurs. Et ils affirment qu’aucun résultat de recherche n’a fourni la moindre preuve contredisant l'ensemble de la compréhension scientifique de "ce que subit le climat de notre planète", ce qui semble faire allusion à leur opinion sur l'évolution du climat de la Terre. De fait, nous sommes scandalisés par ces affirmations. Ce sont les dix huit alarmistes du climat qui semblent ignorer "ce qui se passe avec le climat de notre planète", tout autant que la masse des résultats de la recherche qui ont fait progresser nos connaissances. Il s'agit seulement de deux compilations récentes de recherche scientifique que nous pourrions citer parmi un grand nombre d’autres. Les 678 études scientifiques référencées dans le document de CO2 Science, ou les milliers d’études citées dans le rapport du NIPCC, apportent-elles des preuves issues du monde réel (par opposition aux prédictions des modèles climatiques théoriques) d’une augmentation induite par le réchauffement du Globe du nombre et de la sévérité des inondations ? Non. Du nombre et de la sévérité des sécheresses ? Non. Du nombre et de la sévérité des ouragans et autres tempêtes ? Non. Mais ne nous croyez pas sur parole. Lisez vous-mêmes les deux rapports indiqués. Et faites vous votre propre opinion sur le sujet. Ne vous laissez pas intimider par de fausses annonces de “consensus scientifique” ou de “preuves écrasantes”. Ce ne sont pas des arguments scientifiques et ils sont tout simplement faux. Comme les dix huit alarmistes, nous vous demandons de considérer d’urgence le changement climatique d’un œil neuf. Nous croyons que vous découvrirez qu’il n'est pas question de la terrifiante menace environnementale dont ils parlent, et qu'ils ont grandement exagéré les effets négatifs du réchauffement climatique sur l’économie US, sur la sécurité nationale et sur la santé publique, alors que de tels effets peuvent très bien être si faibles qu'ils sont négligeables. Voici les photographies de quelques uns des cosignataires de cette lettre dont la liste figure ci-dessous. Le nombre des vignettes, pour chacun des groupes, est proportionnel au nombre des signataires.
Les 36 cosignataires : Cette lettre est également approuvée par 33 autres scientifiques dont les noms figurent dans le lien indiqué.
Laissons à Judith Curry que l'on ne peut qualifier de sceptique et qui en a parlé sur son site (Climate etc.) le soin d'exprimer son opinion (que je partage).
A suivre... (hélas !)
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17 Novembre 2010 : " L'année où la science climatique a été redéfinie " Tel est le titre d'un texte que Mike Hulme a fait paraître, ce jour même, dans les colonnes du Guardian (UK). Tout comme Judy Curry dont j'ai rapporté les propos ci-dessous, Mike Hulme ne peut être classé parmi les climato-sceptiques. Partant, ses (leurs) analyses et ses (leurs) points de vue sur la situation actuelle de la science climatique sont plus qu'instructifs, puisque venant du coeur même de "l'establishment"climatique. Voici une traduction de quelques larges extraits de la déclaration de Mike Hulme. Le texte original est ici. Mike Hulme introduit son texte en affirmant que la publication des courriers du Climategate, en Novembre 2009, a été un élément déterminant d'un changement de paradigme pour la science climatique, sa perception par le public et par les politiques et les scientifiques.
Pour ce qui concerne l'évolution du microcosme scientifique, on pourrait ajouter que plusieurs sociétés savantes ont dû faire face à une rébellion de la part de plusieurs de leurs membres en désaccord avec les prises de positions officielles souvent décidées en conseil et sans concertation. Parmi ces dernières, l'emblématique APS (l'American Physical Society) a décidé d'ajouter une longue série de commentaires ajoutant les incertitudes de la science climatique à sa déclaration initiale. Elle a également établi une nouvelle section consacrée à la "Physique du Climat" qui n'en doutons pas, connaîtra un certain succès. Mike Hulme conclut son article de la manière suivante :
Conclusion : J'ai tenu à rapporter ce message de Mike Hulme, publié et largement répercuté dans la presse anglophone, parce qu'il donne un reflet assez exact, bien que fragmentaire, de la situation actuelle, telle qu'elle est perçue à l'étranger et notamment dans les pays anglophones.. Les Etats-Unis et le Royaume Uni jouent un rôle fondamental en matière de politique et de sciences du climat, et, en réalité, c'est là-bas que se passent les événements déterminants. C'est chez eux qu'ont lieu les débats importants, que les idées évoluent et que la presse et les médias s'en font l'écho.
Comme le savent bien les lecteurs de ce site, il n'en est pas de même chez nous. Nos médias, unanimement orientés (et/ou incompétents), font la source oreille, s'abstiennent de rapporter sur tout ce qui pourrait porter atteinte au dogme et continuent à faire comme si de rien n'était, quand ils ne participent pas eux-mêmes à des campagnes de dénigrement sinon de diffamation contre ceux qui ont l'imprudence d'émettre quelques doutes... La petite image ci-contre avait été dessinée à cette époque. Malheureusement pour nos médias, on ne peut dissimuler très longtemps la vérité et les faits, les déclarations de Mike Hulme comme celles de Judith Curry et de beaucoup d'autres, ainsi que le discrédit et la méfiance dans lesquels ont sombré, l'UNFCCC, l'organisation de l'ONU sur le climat, dont, en première ligne, le GIEC. Tout cela a participé au fiasco de Copenhague et sans doute aussi, participera à celui de Cancun. Mais vous, chers(chères) lecteurs(trices), vous saurez qu'il s'est passé beaucoup de choses importantes, et que les tendances ont beaucoup évolué depuis, au moins, un an... à l'étranger. Les deux billets (ci-dessous) qui relatent des extraits des déclarations de Judith Curry "grande prétresse du réchauffement climatique" (comme elle le dit elle-même) sont précisément dans la ligne de celui-ci. Je vous en conseille la lecture. |
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6 Novembre 2010 : Judith Curry, la relapse !
(Suite du billet intitulé "Judith Curry, l'hérétique", ci-dessous) Dans son nouveau blog, le 3 Novembre, Judy (pour faire court - et parfois amical - les scientifiques utilisent volontiers les prénoms, voire les surnoms et les diminutifs) nous apprend qu'elle prépare une discussion (publique) avec Andrew Revkin (tout récemment encore journaliste au New York Times) et Roger Pielke Jr. Cette discussion a eu lieu le même jour, à l'Université de Purdue. Son intitulé était "Au delà du Climategate". Ci-contre, Judith Curry avec Andrew Revkin du NYT à Purdue University.
Le billet que Judy a rédigé pendant la préparation de cette réunion est intitulé : "Reversing the direction of the positive feedback loop" , soit "Pour renverser la direction de la boucle de rétroaction positive". Ce qui relève d'un langage un peu abscons mais typiquement scientifique et signifie, en clair, que Judy essaye de renverser la vapeur de la recherche sur le climat pour la remettre sur des bases strictement scientifiques et abandonner toute politisation. La boucle de rétroaction positive est celle qui lie la science à la politique, comme Judy l'explique elle-même. " Il y a eu une boucle de rétroaction positive particulièrement toxique entre la science climatique et la politique, dont le sens a été renversé par le Climategate, peut-on penser."
On ne saurait être plus clair.
Ci-contre, à droite, un dessin réalisé par un admirateur (?) de Judy et qui est affiché sur le mur de son bureau. Sans doute à côté du "cartoon" du billet suivant (que je lui ai envoyé et qui lui a beaucoup plu).
Parmi l'abondante prose suscitée par les déclarations hétérodoxes de Judith Curry, on trouve la réponse à cette question dans la conclusion d'un article, (recopié chez WUWT), qui ne lui fait pas de cadeau (voir le choix des photos, franchement limite...) mais qui nous permet de comprendre la démarche intellectuelle de Judy. A noter que, dès 2003, Judith Curry avait suscité l'organisation d'un colloque sur les incertitudes de la science climatique qui, d'ailleurs a tourné court. Les doutes de Judy ne datent pas d'aujourd'hui.
L'auteur de l'article en conclut, fort justement, que, quand on lui demande ce dont elle est certaine, Judy répond par des incertitudes. En effet, voilà qui ne cadre guère avec la doxa propagée par les tenants du GIEC. Flashback ! Il est évident que les propos de Judith Curry résonneront comme une douce musique à l'oreille de ceux, qui comme l'auteur de ce site, n'ont pas cessé, depuis plusieurs années, de rappeler que beaucoup d'observations rapportées dans les articles scientifiques restent inexplicables et inexpliquées si on ne fait pas intervenir, de manière décisive, d'autres moteurs que le dioxyde de carbone. Parmi ces derniers, figurent l'activité solaire et les oscillations océaniques, par exemple. En 2009, 2010 : Le vent a tourné : Suite à des demandes réitérées de la part de plusieurs de ses membres, La vénérable Royal Society (l'équivalent anglais de l'Académie des Sciences française) a publié un correctif à ses déclarations alarmistes précédentes dans lequel elle n'hésite pas à mentionner les incertitudes qui pèsent sur la science du climat, tout en reprenant la doxa traditionnelle. Où en sommes nous ? Judith Curry, que nous ne pouvons qu'approuver, souhaite, comme beaucoup d'autres, que les scientifiques retournent dans leurs labos, acceptent un débat académique ouvert, évitent les interférences avec la politique et commmuniquent leurs données, leurs incertitudes comme leurs progrès ainsi que cela se pratique dans toute autre activité scientifique. Ainsi la science climatique redeviendra ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être : Une activité apolitique, transparente (et passionnante), au service de tous. Nous sommes sur la bonne voie. Addendum du 8 Nov 2010 ( h/t (hat tip) Skyfall) : Judith Curry est particulièrement prolixe. Elle devait en avoir gros sur le coeur. Entre autres, j'ai trouvé que les phrases suivantes de Judy, au sujet du traitement méprisant et injurieux infligé aux "sceptiques" par les croyants (scientifique et/ou journalistes), étaient particulièrement pertinentes :
UNFCCC: United Nations Framework Convention on Climate Change (Organisation des Nations Unies sur le changement climatique). C'est le patron du GIEC. Certes, Judy. Certes ! Puissiez vous être entendue...
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1er Novembre 2010 : Judith Curry, l'hérétique. Nul ne doute que Judith Curry, Professeur, titulaire de chaire à l'Ecole de sciences de l'atmosphère et de la Terre de l'Institut de Technologie de Géorgie, est une personnalité qui compte dans la climatologie, comme en témoigne son CV et ses nombreuses contributions à cette science. De fait, Judith Curry est une des grandes spécialistes mondialement connue pour ses travaux sur les nuages, l'arctique et, surtout, les ouragans.
J"écris "il y a peu", parce que tout a basculé en un peu moins d'un an. Judith Curry, l'ex-grande prêtresse du réchauffement climatique", a dès lors été considérée comme un "monstre" par ses collègues, à l'égal de Steve Mc Intyre. Certains nous certifient, sans rire, qu'elle est passée "du côté obscur de la force" (Sic). D'autres pensent qu'elle a été dupée, ce qui n'est pas gentil pour ses capacités de jugement scientifique.. Par exemple, voici ce que lui écrit Gavin Schmidt dans un forum " Dans le futur, je considérerai que vous êtes un moyen de transmission de fausses informations, plutôt que l'origine." Autrement dit : vous n'êtes pas capable de discerner le vrai du faux. _______________________________________________________ Tout récemment, dans le Scientific American (Un journal scientifique très suivi aux USA), un journaliste titre son article d'un retentissant :
Tout comme James Lovelock, Hal Lewis, Pietr Chylek ou encore Mike Hulme et beaucoup d'autres, Judith Curry a été bouleversée, pour ne pas dire horrifiée, par la lecture des emails du CRU de l'Université d'East Anglia (Ces courriers que la presse française a jugé négligeables et "sans intérêt" et qui ont donné naissance à ce qui a été appelé le ClimateGate. J'ai traduit et présenté quelques uns de ces emails dans cette page (Nov 2009)). Judith a rédigé une réponse particulièrement détaillée à l'article du Scientific American : Judith nous dit, en particulier que : "... nous étions traités comme des stars du rock par le mouvement environnementaliste." Judith poursuit : "19 Novembre 2009 : Seau d'eau froide N°2. Quand j'ai vu pour la première fois les emails du Climategate, ma réaction a été viscérale. Tandis que mes collègues concentraient leurs efforts pour protéger les réputations des scientifiques impliqués et assuraient aux gens que "la science n'est pas changée", j'ai immédiatement réalisé que cela pourrait détruire le GIEC. Je suis devenue inquiète à propos de l'intégrité de toute notre discipline et de sa perception par le public. Quand j'ai vu comment le GIEC répondait et que j'ai entamé une enquête sur les diverses allégations contre le GIEC, je suis devenue critique du GIEC et j'ai essayé de faire des suggestions pour l'améliorer. Tandis que des erreurs criantes étaient découvertes (spécialement sur les glaciers Himalayens) et que le GIEC s'abstenait de répondre, j'ai commencé à me demander s'il était possible de sauver le GIEC et s'il fallait le sauver. A cette même époque, l'Establishment des Institutions aux USA et ailleurs, restaient pratiquement silencieuses sur ce sujet..." "Pendant les années 2008 et 2009, j'étais devenue de plus en plus inquiète du manque de "neutralité politique" des tenants du GIEC et des visées politiques qui n'avaient pas de sens pour moi. Mais après tout "Ne faites pas confiance à ce qu'un seul scientifique dit" (Ndt : un proverbe classique dans le milieu scientifique US) et j'ai continué à substituer les affirmations du GIEC à mes propres jugements personnels (dans mes déclarations en public)..."
En réalité la "rébellion hérétique" de Judith Curry n'est pas un épiphénomène. Au contraire, elle est le prolongement d'une série de déclarations faites par plusieurs climatologues expérimentés, rendues publiques par les médias anglophones ...et superbement ignorées par les nôtres. Souvenez vous du mail du 29 avril 2007 de Keith Briffa à Michael Mann (original et traduction), tous deux des acteurs décisifs au sein du GIEC. Briffa était visiblement déprimé ...
Cela ne fait-il pas écho aux doutes de Judith Curry au sujet de la difficulté qu'on éprouve à cautionner les affirmations du GIEC ainsi que la négation des incertitudes ?
et de la lettre ouverte de Pietr Chylek (USA) à ses collègues:
Voici, par exemple, une lettre d'un des étudiants de l'Université de Géorgie où Judith Curry exerce la fonction de professeur (en chef). Ce texte est extrait d'une lettre ouverte de Judith à ses étudiants (source reproduite ici) : Elle cite cette lettre (parmi bien d'autres qu'elle a reçu) pour expliquer sa prise de position :
En ce qui concerne la presse et les médias : L'énorme différence entre les pays anglophones et germanophones (dans une moindre mesure) avec la France (et d'autres pays francophones) vient du fait que tout ce que je vous ai décrit ci-dessus, a reçu des échos dans la presse et a été évoqué dans les médias audio-visuels anglophones. Très peu ou pas du tout chez nous, où tout cela a été discrètement glissé sous le tapis... Voici deux exemples révélateurs : 1) Suite à la polémique "Curry, l'hérétique", (et probablement suite au courrier reçu par l'éditeur et l'auteur de l'article cité ci-dessus), la revue "Scientific American" réalise un sondage sur Curry, sous le titre : En voici la présentation : "Comme l'analyse du comportement de Judith Curry l'a explicité dans le numéro de Novembre 2010 du "Scientific American", la scientifique du climat de l'Université de Géorgie est devenue un facteur de division AU COURS de l'année passée ou à peu près. Autrefois fermement ancrée dans le mainstream, Curry déclare qu'elle a été radicalisée par ce qu'on appelle l'affaire du "Climategate". Ceci a cristallisé son sentiment que le GIEC, en particulier, était devenu corrompu par ce que Curry appelle " des groupes de pression" (Ndt : groupthink, difficile à traduire en un seul mot)- L'idée que remettre en question quelques uns des faits affirmés par le GIEC, équivaut à une trahison. Les résultats de cette enquête lancée par le Scientific American se passent de commentaires. Comme vous pouvez encore voter au moment ou j'achève ce billet, les résultats peuvent encore évoluer mais à l'heure où j'écris : 69,3% des votants jugent que Judith Curry est une "pacificatrice" (en réalité le mot employé est "peacemaker" le nom du fameux colt de nos vieux westerns), 7,5% jugent qu'elle a été dupée et 18,8% ne la connaissent pas. 2) En fait de sondages, voilà du beaucoup plus sérieux.
Vous pourrez voir vous mêmes tous les résultats en cliquant sur ce lien mais, pour faire simple, on constate que l'évolution dans la croyance que le réchauffement climatique serait dû à l'activité humaine est en chute, passant de 50% en 2006 à 34% actuellement, justifiant ainsi les déclarations de Judith Curry citées plus haut.
________________________________________________________________________ Judith Curry affirme, dans une déclaration, que ses collègues pro-GIEC en sont arrivés au "circle the wagons", c'est à dire à former un cercle avec les chariots, comme dans les westerns, pour tenter de résister aux attaques qui leur viennent de toutes parts. Chez nous -histoire oblige- ce serait plutôt la "stratégie Maginot" : En attendant, et quel que soit son point de vue, on ne peut qu'admirer l'attitude de cette dame courageuse qui ose dire haut et fort qu'il faut que la science s'écarte de la politique et échappe aux carcans institutionnels orientés.
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15 Octobre 2010 : Entre autres, neuf physiciens hors-pairs ont exprimé leurs doutes sur le réchauffement climatique anthropique. Dans l'espoir de vous convaincre d'adhérer au concept du "réchauffement -rebaptisé changement- climatique anthropique" tel qu'il est promu par les médias, le GIEC et ses adhérents, ainsi que par la plupart des politiques, on vous affirmera que très peu de scientifiques authentiques sont climato-sceptiques. Bien que les lecteurs de ce site sachent, tout comme moi, que l'argument d'autorité (du type "Tel expert à dit ça , donc c'est vrai"), ne constitue, en aucun cas, un argument scientifique sérieux, ainsi que le démontrent de nombreux exemples tirés de l'histoire des sciences (quelques exemples ici), j'ai pensé qu'il serait intéressant de vous faire savoir ce que certaines grandes personnalités scientifiques qui ont marqué leur époque dans le domaine de la Physique, avaient déclaré sur la question du Réchauffement Climatique. Voici donc un choix très sélectif des opinions de neuf Physiciens hors-pairs. Le colonne de gauche donne une liste des cursus universitaires et des responsabilités exercées par ces neuf personnalités. Une partie de ces textes est en anglais mais ils sont suffisamment explicites pour qu'une traduction (forcément approximative) ne soit pas nécessaire.
Le GWPP est une pétition mise en place en 1997 par et pour des scientifique américains, destinée à mettre en garde les USA contre la signature du protocole de Kyoto et tout autre protocole du même genre. Elle a, depuis 1997 et jusqu'à nos jours, fait l'objet de plusieurs mises à jour. Voir la FAQ de la GWPP pour les explications pratiques sur la manière dont a été établi ce projet. Texte de la pétition : "Nous demandons instamment au Gouvernement américain de rejeter le protocole sur le réchauffement global qui a été rédigé à Kyoto au Japon en Décembre 1997 ainsi que tout autre proposition. La limitation envisagée de réduire les gaz à effet de serre nuirait à l'environnement, retarderait le progrès de la science et de la technologie et affecterait la santé et le bien-être de l'humanité. Au jour d'aujourd'hui, la liste des signataires comporte 9029 PhD (Titulaires d'un Doctorat), 7157 MS (Titulaires d'une maîtrise), 2586 (Docteurs en médecine) et DVM (Docteurs vétérinaires) ; ainsi que 12715 "Bachelor of Science" (approximativement niveau DEUG-licence) ou des grades équivalents du point de vue académique. Voici le nombre de signataires par discipline scientifique, selon le classement du GWPP : 1. Siences de la Terre, atmosphère et environnement : 3805 signataires. Vous remarquerez que, parmi les sciences fondamentales, les physiciens et les astro-physiciens représentent le contingent le plus nombreux parmi les signataires de la pétition, ce qui n'est pas anodin. Cette affaire repose sur la physique. De manière générale, il convient de ne pas se laisser impressionner par les affirmations de "consensus" ou par les chiffres énoncés ici ou là par les "experts" des médias. Ainsi, Le climatologue Mike Hulme (déjà plusieurs fois cité dans cette page) a rapporté ce qui suit dans un article de revue pour " Progress in Physical Geography", intitulé "Changement climatique : que savons nous sur le GIEC ?" (12 Avril 2010). “The establishment of consensus by the IPCC is no longer as critical to governments as [is] a full exploration of uncertainty. Without a careful explanation about what it means, this drive for consensus can leave the IPCC vulnerable to outside criticism. Claims such as ‘2,500 of the world’s leadingscientists have reached a consensus that human activities are having a significant influence on the climate’ are disingenuous. That particular consensus judgement, as are many others in the IPCC reports, is reached by only a few dozen experts in the specific field of detection and attribution studies; other IPCC authors are experts in other fields". "L'établissement du consensus par le GIEC ne représente plus un critère primordial pour les gouvernements comme [l'est] une analyse complète des incertitudes. A défaut d'une explication précise de ce que cela signifie, la tendance au consensus peut rendre le GIEC vulnérable aux critiques extérieures. Les affirmations telles que '2500 des meilleurs scientifiques du monde sont parvenus à un consensus sur le fait que les activités humaines ont une influence significative sur le climat', sont fallacieuses. Ce jugement particulier relatif au consensus, comme beaucoup d'autres dans les rapports du GIEC, ne sont obtenus que par seulement, quelques douzaines d'experts dans le domaine particulier des études de la détection et des attributions ; Les autres auteurs du GIEC sont experts dans d'autres domaines. " 2) Conflit interne au sein de l'American Physical Society (48000 membres inscrits venant de tous les grands pays "scientifiques") La lettre de démission de Hal Lewis dont j'ai mentionné quelques extraits ci-dessus a provoqué quelques remous au sein des organismes dirigeants de l'APS. Contrairement aux usages, c'est par un communiqué de presse et sous la signature de la secrétaire chargée des communications avec la presse que l'APS a répondu. Cette réponse a immédiatement fait l'objet d'une contre-réponse (texte intercalé en rouge, cosigné par Bill Happer, Roger Cohen et Hal Lewis, tous trois membres élus de l'APS) qui figure dans ce document rendu public sur un grand nombre de sites internet. En réalité, la démission d'Hal Lewis n'est pas un épiphénomène isolé. Elle est plutôt le révélateur et le prolongement d'un conflit qui dure depuis 3 ans et au cours duquel de nombreux membres de la plus grande société de physique du monde ont tenté de se faire entendre par leurs instances dirigeantes. Je rappelle brièvement les étapes marquantes du déroulement de ce conflit : Juillet 2008 : J'avais rapporté (dans la rubrique bonnet d'âne) sur les tribulations de Jeffrey J. Marque qui était alors éditeur des Newsletters de "Physics and Society" de l'APS. JL Marque avait (imprudemment, semble-t-il) décidé d'ouvrir un débat sur la physique du réchauffement climatique. Pour ouvrir ce débat et comme il est d'usage, il avait écrit un paragraphe d'introduction dont voici une traduction : "Il existe une proportion considérable de gens, dans la communauté scientifique, qui sont en désaccord avec les conclusions du GIEC qui affirme que le CO2 anthropique est, très probablement, le principal responsable du réchauffement climatique qui s'est produit depuis la Révolution Industrielle. Comme la justesse ou la fausseté de cette conclusion a d'immenses implications pour l'action politique et l'avenir de notre biosphère, nous avons pensé qu'il était pertinent d'ouvrir un débat dans les pages de Physics and Society " (source). Cette démarche avait provoqué quelques cafouillages et démentis successifs de la part des édiles de l'APS, récompensés (à mon grand regret) par le bonnet d'âne du mois de Juillet 2008. Pourtant comme la suite le démontre Jeffrey Marque avait raison d'ouvrir un débat. En effet, Il existe une proportion considérable de gens, dans la communauté scientifique, qui sont en désaccord avec les conclusions du GIEC... Au début de l'année 2009, plusieurs membres de l'APS ont rédigé un projet de texte destiné à être substitué à la déclaration publiée en 2007. Cette déclaration nettement moins affirmative et moins alarmiste que la déclaration de 2007, fait part des incertitudes qui affectent la connaissance du climat et demandent que soit constitué un comité interne dont le but serait de réfléchir à la définition d'un position conforme au point de vue de l'ensemble des membres de l'APS. En attendant, ils demandaient que la déclaration alarmiste de 2007 soit suspendue. Cette pétition était signée par 260 membres dont 2 prix Nobel de Physique (Giaever et Laughlin) et 15 membres des académies. Mai 2009, le bureau de l'APS décide de lancer une enquête auprès de ses membres au sujet de la déclaration officielle publiée en 2007. Juillet 2009 : Plusieurs physiciens (S. Fred Singer, Hal Lewis, Will Happer, Larry Gould, Roger Cohen et Robert H. Austin) qui avaient demandé que cette démarche soit entreprise, publient un communiqué dans Nature (correspondance) exprimant, entre autres, leur satisfaction. Après dépouillement, L'APS publie un certain nombre de résultats relatifs à cette enquête sur son site. Malheureusement les résultats globaux ne sont pas rendus publics mais il est déclaré que lors du dépouillement des réponses, un des responsables a effectué un échantillonnage sur les 180 premiers messages reçus. Voici le résultat : En dépit de ces résultats qui montrent qu'un nombre significatif des membres de la société ne sont pas d'accord avec ses prises de position, le conseil de l'APS a décidé de conserver la déclaration rédigée en 2007 tout en l'accompagnant d'un long commentaire explicatif (et un peu réducteur) qui ne revient pas fondamentalement sur l'esprit de la déclaration contestée. Le conseil a demandé l'avis de ses membres au sujet du commentaire explicatif publié sur son site. Quelques commentaires du commentaire sont disponibles ici. Visiblement, les positions n'ont pas évolué... Sans doute, à suivre....Je serais étonné que les choses en restent là. |
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06 Juin 2010 : Pierre Morel, le fondateur du Laboratoire de Météorologie Dynamique et ancien secrétaire général du programme mondial de Voici, ci-dessous, un fac-similé de la présentation de la conférence que Pierre Morel a donnée au Bureau des Longitudes en oct. 2009, telle qu'on peut l'écouter sur Canal Académie. Je vous conseille de la télécharger (42 Mo), (voir une copie ici), avant de l'écouter avec votre lecteur mp3 préféré. La conférence complète dure environ 45 minutes.
A l'origine, Pierre Morel était un physicien théoricien (Mécanique quantique statistique). Engagé très tôt dans la recherche spatiale, il s'est spécialisé dans l'étude de la circulation atmosphérique globale et du climat. Il est le fondateur du Laboratoire de Météorologie Dynamique (LMD) de Paris VI, ENS, CNRS. Entre autres éminentes fonctions, Pierre Morel a été Directeur Général de l'Agence Spatiale Française en charge de la science et de la technologie (1975-1982), puis Directeur du Programme de recherche International sur le climat mondial (1982-1994). De 1995 à 2000 il a été "Visitor Senior Scientist'" au Quartier Général de la NASA. (voir The Earth Observer août 06). Il est aussi un ancien secrétaire général du programme mondial de recherche sur le climat. Pierre Morel n'est évidemment pas un sceptique du climat au sens où on l'entend aujourd'hui. Par contre, et comme on peut s'y attendre de la part d'un scientifique de ce niveau qui voit les choses avec le recul qu'apporte une longue expérience, il parle sans aucune contrainte et n'hésite pas à mettre le doigt où ça fait mal et à insister sur les incertitudes, tout à l'inverse de ce que l'on entend généralement. Il va de soi qu'il est pratiquement impossible de redonner, par écrit, le texte complet de la conférence en question. Quelques extraits de la Conférence de Pierre Morel (avec indications du compteur relevées sur le lecteur mp3) En guise d'introduction, Pierre Morel replace les préoccupations humaines sur le climat, dans un contexte historique. Après avoir rappelé qu'aux temps anciens (les Grecs..) les gens ne se préoccupaient pas du changement climatique et qu'ils avaient bien d'autres soucis, Pierre Morel évoque les soucis climatiques depuis la Renaissance jusqu'à nos jours. Compteur 2'21" : Morel nous explique ensuite que s'agissant du climat, celui-ci est bien global et on peut ainsi avoir des idées, des indications, même avec des mesures locales, comme les carottes prélevées en antarctique par exemple, mais il ajoute qu'elles n'ont qu'un caractère indicatif et non explicatif. Compteur 6' 59": " Je n'ai encore jamais vu l'explication réelle, physique, d'un phénomène climatologique fondé sur des données paléoclimatiques. Jamais. Il y a toujours une indication, une base sur laquelle on peut réfléchir, mais ce n'est pas une explication quantitative." Pierre Morel explique ensuite les grandes difficultés qu'il y a à obtenir des données quantitatives crédibles, notamment sur l'évolution de la température : Compteur 10'38" : "Le signal est faible. S'il y en a un, il est bruité. Très bruité. Donc c'est pour vous dire que ce n'est pas évident de mesurer ça et par conséquent la scrutation extrêmement attentive pour ne pas dire obsessionnelle de ces diagrammes de variations séculaires de tel ou tel paramètre, notamment la température est un tout petit peu... dangereuse, si vous voulez. Il n'y a pas assez d'information pour en tirer des conclusions. On peut peut-être voir des tendances, bon d'accord. Mais pour y voir des explications c'est beaucoup plus difficile. Le signal est trop petit. Il y a trop de fluctuations suite à des tas de choses dont je n'ai pas le temps de vous parler mais qui existent et par conséquent, en tirer des conclusions, ce n'est pas facile. Compteur 12' 12": "On y voit, on y trouve ce qu'on veut. On imagine beaucoup de choses, mais c’est comme un test de Rorschach, on y trouve ce qu’on veut. Il suffit de vouloir quelque chose et on le trouve.... Donc je pense que ce n'est pas possible de faire un diagnostic quelconque sur les mécanismes du climat, explicatif encore moins prévisionnel, simplement sur la base des données. Pas possible. En un mot malheureusement, on ne peut pas faire l'économie d'essayer de comprendre quelque chose. Si on ne comprend rien au système, on ne peut pas comprendre ce qu'il se passe. Il faut aller dans un degré de détails suffisamment bas dans le système pour que les signaux commencent à être gros."
Compteur 13' 53" : Morel nous décrit ensuite la structure de l'atmosphère (stratosphère, tropopause, troposphère). La stratosphère est stratifiée et calme. Les échanges d'énergie s'y font par des processus radiatifs. Par contre ... Compteur 18'12'' :" La troposphère (NDLR : La partie de l'atmosphère qui se trouve en dessous de la tropopause (vers 9-16 km) jusqu'au sol) est un endroit excessivement complexe. Il s'y passe des tas de choses que l'on ne décrit pas très bien même avec les meilleurs moyens d'observation et que l'on modélise encore moins bien"[....] "On a évidemment de gros doutes sur les nuages. Ça se passe dans la troposphère donc on ne comprend rien. Tout ce qui est bien calculé, ce sont les effets des gaz qui se trouvent dans la stratosphère." Compteur 34' à 37'51, Pierre Morel nous donne une estimation/description en vigueur de l'effet de serre (type Lindzen) et conclut : "Bon. Ça nous donne un ordre de grandeur de l'effet de ce réchauffement dû aux gaz à effet de serre et cet ordre de grandeur c'est un degré jusqu'à présent sans compter les phénomènes de couplage avec l'océan et avec la glace de mer etc. Tout ce qu'on appelle des feedbacks, des feedbacks positifs dans ces cas là. Et puis ça ne tient pas compte non plus de l'effet de tampon des océans. L'océan absorbe de la chaleur et ça a pour effet principal de retarder les manifestations et donc ça fait un peu plus petit parce que c'est retardé par l'océan.[...] Donc si on prend en compte tout ça, c'est très raisonnable ça fait de bons ordres de grandeur. Donc si on se base là dessus qui n'est pas miraculeux on a une petite idée du réchauffement que l'on a déjà observé et que l'on va observer dans le futur. Compteur 37'52" : Morel poursuit : "Alors maintenant que penser du reste ? La fourchette, la fameuse fourchette de 1,5 à 4,5°C qui est publiée partout, existait, il y a trente ans. C'était la même fourchette parce que c'est le même cycle saisonnier. Implicitement, ils ont tous fait la même chose. Ce que je fais devant vous avec les mains eux, ils le font avec des ordinateurs et des valeurs numériques mais c'est la même chose.. ils ont le même résultat. Alors ça veut dire que leurs prédictions de réchauffement ne sont pas mauvaises puisqu'elles sont fondées sur l'observation empirique [...] Malheureusement, ça ne nous renseigne pas beaucoup sur le reste. Tout ce qui dépend en détail de phénomènes météorologiques intenses et localisés comme les pluies en particulier, est plus ou moins massacré dans les modèles. Et par conséquent toutes les prédictions des conséquences de l'impact du réchauffement global sur l'environnement sont plus ou moins ratées. Compteur 41'05 jusqu'à la fin : "On lit dans les documents officiels "les modèles climatiques découlent des lois de la physique" Je le cite parce que je l'ai lu. Mais c'est pas vrai ! Les modèles climatiques ne sont pas fondés sur les lois de la physique. Les lois de la physique sont des lois microscopiques. Et le fait que les modèles en question aient un hiatus entre ce qu'ils représentent effectivement c'est à dire des moyennes à l'échelle d'un bloc de 100 par 100 km ou plus et puis la réalité détaillée, locale, si vous voulez, ce hiatus fait qu'il y a déconnexion. Les lois de la physique ne s'appliquent plus. Alors c'est vrai que les modélisateurs aiment bien croire que leurs modèles sont fondés sur les lois de la physique parce que si c'était vrai, à ce moment là, il n'y a pas besoin de vérifier leurs formules. Leurs formules seraient automatiquement bonnes puisqu'elles seraient appuyées sur les lois de la physique. Mais malheureusement elles ne le sont pas.. Par conséquent, actuellement, les modèles de la science climatique théorique, tout cela est engagé sur une voie sans issue. On ne progresse plus depuis au mois dix ans. Alors voilà la situation de la recherche, si je peux me permettre de le dire : Nous avons de bonnes idées sur la façon du comment ça marche. On a pas mal d'observations, d'ingénieurs, de techniciens même de scientifiques qui font des observations mais on n'arrive pas à passer la barrière. La barrière qui a été érigée entre la science du climat -je parle de mes collègues américains surtout-. Les scientifiques du climat d'un côté et les ingénieurs ou autres techniciens de la météorologie de l'autre. Et entre les deux ça ne passe pas. Pour des tas de raisons techniques (plus philosophiques) et par conséquent tant que ça ne passe pas, on a un vrai problème et on ne va pas le résoudre en cinq minutes. Je pense que ce texte se passe de commentaires. Le franc-parler et, souvent, l'humour de Pierre Morel font mouche. Pierre Morel n'hésite pas à relever un certain nombre de points délicats et même décisifs, pour beaucoup d'entre eux, qui sont à la base des multiples interrogations des sceptiques du climat mais qui demeurent, le plus souvent, cachés au grand public et aux politiques.
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04 Avril 2010 : Jambes Lovelock, le père de la théorie dite Gaïa, est un grand totem des environnementalistes. Il nous donne son avis sur l'affaire du CRU, sur les climato-sceptiques, sur la pratique de la science du climat etc...Très surprenant et plutôt rassurant. Enfin... presque tout. Sauf la fin. James Lovelock est mondialement connu pour avoir enfanté, il y a près de 40 ans, la théorie dite de Gaïa selon laquelle la Terre serait, en gros, un gigantesque organisme vivant attaqué par une espèce (la nôtre). Entre autres, il a écrit un livre,"La revanche de Gaïa", dont le titre est explicite. Lovelock est considéré par Ci-contre la photo de James Lovelock avec, en arrière plan, la statue de Gaïa, la déesse tutélaire de notre planète. Si l'on m'avait prédit, il y a quatre ans, que je rapporterais, un jour, les propos de James Lovelock dans cette page, je n'y aurais pas cru. De fait, ce scientifique britannique, aussi atypique qu'indépendant, était l'auteur de propos apocalyptiques sur l'avenir de la planète, tels que celui-ci : En Janvier 2006 dans le journal anglais 'The Independant" James Lovelock affirmait sans ambages que, du fait du réchauffement climatique, : " des milliards d'entre nous périront et quelques rares couples d'humains reproducteurs survivront seulement en Arctique où le climat sera tolérable", vers la fin du XXIème siècle ...Rien que ça. En Septembre 2007, James Lovelock a sérieusement modéré son discours en affirmant que, peut-être, rien n'était perdu, que les problèmes pouvaient être réglés, grâce, notamment, à sa dernière invention avec laquelle il espérait obtenir le méga-prix Virgin-Branson. A la fin Mars 2010, James Lovelock (toujours bon pied bon oeil, à 90 ans) a donné un nouvel interview au Guardian UK et il tient, cette fois-ci, des propos sur un certain nombre de questions de science contemporaine qui me semblent frappés au coin du bon sens et que j'ai voulu partager avec vous. "Sa réaction à la première lecture au sujet des Emails volés du CRU (Il a confessé plus tard qu'il n'avait pas lu les originaux en disant " Bizarrement, j'étais fortement réticent à y fourrer mon nez)" "I was utterly disgusted. My second thought was that it was inevitable. It was bound to happen. Science, not so very long ago, pre-1960s, was largely vocational. Back when I was young, I didn't want to do anything else other than be a scientist. They're not like that nowadays. They don't give a damn. They go to these massive, mass-produced universities and churn them out. They say: "Science is a good career. You can get a job for life doing government work." That's no way to do science. J'ai été profondément dégoûté. Ma seconde pensée a été que c'était inévitable. Cela devait arriver. La Science, il n'y a pas si longtemps, avant 1960, était surtout une affaire de vocation. Quand, j'étais jeune, je ne voulais rien faire d'autre que d'être un scientifique. Il n'y en a plus des comme ça, de nos jours. Ils n'en ont rien à faire. Ils s'en vont dans ces énormes universités, produites en masse et ils suivent les enseignements mécaniquement. Ils disent "la Science, c'est une bonne carrière. Vous pouvez trouver un travail pour la vie en faisant du boulot pour le gouvernement". Ce n'est pas comme ça qu'on fait de la science. Bien sûr, j'avais déjà vu ça auparavant. Nous aurions dû être avertis par l'affaire CFC/Ozone parce que la corruption de la science y était si mauvaise que quelque chose comme 80% des mesures qui étaient faites à cette époque étaient soient truquées soient faites de manière incompétente. Sur la confiance excessive portée aux modèles informatiques : "I remember when the Americans sent up a satellite to measure ozone and it started saying that a hole was developing over the South Pole. But the damn fool scientists were so mad on the models that they said the satellite must have a fault. We tend to now get carried away by our giant computer models. But they're not complete models. They're based more or less entirely on geophysics. They don't take into account the climate of the oceans to any great extent, or the responses of the living stuff on the planet. So I don't see how they can accurately predict the climate. It's not the computational power that we lack today, but the ability to take what we know and convert it into a form the computers will understand. I think we've got too high an opinion of ourselves. We're not that bright an animal. We stumble along very nicely and it's amazing what we do do sometimes, but we tend to be too hubristic to notice the limitations. If you make a model, after a while you get suckered into it. You begin to forget that it's a model and think of it as the real world. You really start to believe it." "Je me souviens quand les américains ont envoyé un satellite pour mesurer la couche d'ozone et quand il commença à dire que le trou se développait au dessus du pôle Sud. Mais ces bougres d'idiots de scientifiques étaient si fous de leurs modèles qu'ils ont dit que le satellite devait se tromper. Nous avons tendance à nous laisser entraîner par nos modèles d'ordinateurs géants. Mais ce ne sont pas des modèles complets. Ils reposent plus ou moins complètement sur la géophysique. Ils ne prennent pas en compte le climat des océans de manière suffisamment importante, ou la réponse des choses qui vivent sur la planète. Ainsi, je ne vois pas comment ils peuvent prédire le climat avec précision. Ce n'est pas la puissance de calcul qui nous manque aujourd'hui mais notre capacité à prendre ce que nous savons et le mettre sous une forme que les ordinateurs comprendront. Je pense que nous avons une trop bonne opinion de nous mêmes. Nous ne sommes pas des animaux si brillant que ça. Nous avançons à tâtons avec succès et il est parfois étonnant que nous le fassions, mais nous avons tendance à être trop sûrs de nous pour nous rendre compte de nos limites. Si vous faites un modèle, après un certain temps, il va vous engloutir. Vous commencez à oublier que c'est un modèle et vous allez le voir comme s'il était le monde réel. Vous commencez réellement à le croire." A propos des climato-sceptiques : We're very tribal. You're either a goodie or a baddie. I've got quite a few friends among the sceptics, as well as among the "angels" of climate science. I've got more angels as friends than sceptics, I have to say, but there are some sceptics that I fully respect. Nigel Lawson is one. He writes sensibly and well. He raises questions. I find him an interesting sceptic. What I like about sceptics is that in good science you need critics that make you think: "Crumbs, have I made a mistake here?" If you don't have that continuously, you really are up the creek. The good sceptics have done a good service, but some of the mad ones I think have not done anyone any favours. Some of them, of course, are corrupted and employed by oil companies and things like that. Some even work for governments. For example, I wouldn't put it past the Russians to be behind some of the disinformation to help further their energy interests. But you need sceptics especially when the science gets very big and monolithic. Nous sommes très tribaux. Vous êtes soit un bon, soit un méchant. J'ai quelques amis parmi les sceptiques, tout comme parmi les "anges" de la science climatique. Je dois dire que j'ai plus d'anges comme amis que de sceptiques mais il y a quelques sceptiques que je respecte tout à fait. Nigel Lawson en fait partie. Il écrit intelligemment et bien. Il soulève des questions. Je trouve que c'est un sceptique intéressant. Ce que j'aime chez les sceptiques c'est que dans la bonne science, vous avez besoin de critiques qui vous font réfléchir : "Zut ! Est ce que j'ai fait une erreur, là ?" Si vous n'avez pas cela continuellement, vous êtes réellement mal. Les bons sceptiques ont rendu un grand service, mais certains parmi les fous, je pense qu'il n'ont fait du bien à personne. Certains d'entre eux, bien sûr, sont corrompus et employés par les compagnies pétrolières ou des choses comme ça. Certains même travaillent pour les gouvernements. Par exemple, je ne mettrais pas ma main au feu que les Russes ne sont pas derrière une partie de la désinformation dans le but de faire la promotion de leurs intérêts énergétiques. Mais vous avez besoin des sceptiques, tout particulièrement quand la science grossit beaucoup et devient monolithique. The great climate science centres around the world are more than well aware how weak their science is. If you talk to them privately they're scared stiff of the fact that they don't really know what the clouds and the aerosols are doing. They could be absolutely running the show. We haven't got the physics worked out yet. One of the chiefs once said to me that he agreed that they should include the biology in their models, but he said they hadn't got the physics right yet and it would be five years before they do. So why on earth are the politicians spending a fortune of our money when we can least afford it on doing things to prevent events 50 years from now? They've employed scientists to tell them what they want to hear. The Germans and the Danes are making a fortune out of renewable energy. I'm puzzled why politicians are not a bit more pragmatic about all this. La fin de l'interview portait sur les solutions à apporter au changement climatique; Quoique, quand on a lu ce qui précède on peut se demander où est la logique d'un raisonnement qui commence par affirmer qu'il existe d'énormes incertitudes dans les prédictions du changement climatique jusqu'à en arriver au point qu'on ne peut pas prédire le climat futur ...et qui se termine en proposant des solutions pour le moins draconiennes pour lutter contre le changement climatique. .. We need a more authoritative world. We've become a sort of cheeky, egalitarian world where everyone can have their say. It's all very well, but there are certain circumstances – a war is a typical example – where you can't do that. You've got to have a few people with authority who you trust who are running it. And they should be very accountable too, of course. "Nous avons besoin d'un monde plus autoritaire. Nous sommes devenus une sorte de monde égalitaire et effronté où chacun a son mot à dire. Tout ça c'est très bien, mais il y a certaines circonstances -une guerre est un exemple typique- où nous ne pouvons pas faire ça. Il vous faut quelques personnes qui ont l'autorité, auxquelles vous faites confiance et qui se chargent de l'affaire. Et ils devraient aussi, bien sûr, rendre des comptes. Mais cela ne peut pas se faire dans une démocratie moderne. Ceci est un des problèmes. Quelle est l'alternative à une démocratie ? Il n'y en a pas. Mais même les meilleures démocraties sont d'accord pour que quand une guerre majeure approche, la démocratie soit suspendue pendant le temps nécessaire. J'ai le sentiment que le changement climatique pourrait être aussi sévère qu'une guerre. Il est peut-être nécessaire de suspendre la démocratie pour quelque temps." Quelques commentaires : Comme je l'ai écrit plus haut, James Lovelock s'exprime, dans bien des domaines comme le feraient beaucoup de A l'évidence, le discours de Lovelock a beaucoup évolué au cours de ces dernières années, alors qu'il n'hésitait pas, en 2006, à nous prédire une hausse de température de +8°C et que " des milliards d'entre nous périront et quelques rares couples d'humains reproducteurs survivront seulement en Arctique où le climat sera tolérable". Nul doute, comme il l'avoue lui-même, que la lecture du livre de Garth Paltridge qui est effectivement critique et dévastateur pour la science climatique actuelle, y soit pour quelque chose. Pourtant, bien qu'il soit manifestement pétri d'incertitudes comme la majorité des scientifiques raisonnables, James Lovelock, jugeant que notre société démocratique, "égalitaire et effrontée où chacun a son mot à dire", ne peut convenir pour résoudre un problème qu'il sait pourtant imprévisible, suggère l'avènement imminent d'un régime autoritaire, parce qu'il a "le sentiment que le changement climatique pourrait être aussi sévère qu'une guerre". C'est assez curieux comme raisonnement. Je ne relèverais pas si ce genre d'affirmation n'était aussi fréquemment entendue et partagée par les tenants d'une certaine frange de la "deep ecology" dont le réchauffement climatique est le cheval de bataille ... Est-il nécessaire de rappeler à ces fans (plus nombreux qu'on ne le pense) d'un "régime autoritaire" au nom d'un état de guerre contre le changement climatique, que c'est justement au nom de la survie de la démocratie que les pays alliés ont combattu contre l'autoritarisme pendant la dernière guerre et qu'aucun des pays démocratiques engagés au côté des alliés n'a jamais "suspendu la démocratie", même pendant cette dure période ? Ce texte de Lovelock mérite d'être lu et médité. Il est éclairant sous bien des aspects, pour le débat actuel. |
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29 Mars 2010 : Pierre-Gilles de Gennes au sujet des relations science-écologie-climat.
Tout le monde sait que notre brillant et très populaire prix Nobel de Physique 1991, ("le Newton de notre époque" a déclaré le président du Comité Nobel), n'était pas un "climatologue", comme l'on dit maintenant. Mais il était un savant hors pair, dont la culture scientifique était aussi vaste que profonde notamment en physique, en chimie, et en biologie. A vrai dire, elle faisait l'admiration de tous ceux qui l'ont connu. Plutôt que de profiter des honneurs, réceptions et multiples invitations de la part des médias que lui apportaient sa notoriété et son rayonnement personnel, Pierre-Gilles de Gennes préféra consacrer une grande partie des deux années qui ont suivi l'attribution du Prix Nobel à "faire passer le message de la science" auprès de la jeunesse qu'il désirait attirer vers la science et les métiers scientifiques. Ainsi, décida-t-il de donner une longue série de conférences suivies de discussions, dans un grand nombre de lycées et de collèges (près de 200) en France comme à l'étranger. Inutile de dire qu'il reçut un accueil inoubliable pour lui comme pour les très nombreux élèves et enseignants qui ont bénéficié de sa visite. PGG savait parler au public, jeune ou moins jeune. Sa grande simplicité et sa modestie faisaient merveille. Il avait l'art de simplifier, sans les déformer, de nombreuses notions scientifiques réputées délicates, notamment celles qui concernaient la matière molle (c'est une appellation qu'il n'aimait pas. Il la trouvait trop imprécise). Lors de son retour, il décida de rédiger, avec l'aide de J. Badoz (Prof d'Optique à l'ESPCI et Dir. Scientifique de l'ESPCI dont PGG était le Directeur, à l'époque), un livre qui rassemblait, outre les résumés des conférences qu'il avait données, un certain nombre de considérations sur la science de son époque qu'il avait développées avec les élèves lors des discussions qui suivaient ses exposés. Ce livre fut édité sous le nom "Les Objets fragiles" par Plon en 1994. J'en conseille la lecture à tous ceux qui sont intéressés par la démarche scientifique, foncièrement pragmatique, des chercheurs qui ont développé ce nouveau champ de connaissance que l'on appelle, encore et malgré tout, "la Matière Molle" mais qui, en réalité, regroupe plusieurs domaines de recherche bien distincts. Pierre-Gilles de Gennes, en tant que théoricien proche de l'expérience, était surtout un homme "papier-crayon" bien qu'il fut attiré par l'expérimentation. Il n'était certes pas un spécialiste des simulations numériques sur ordinateur. Ils les avait pourtant fréquemment pratiquées en tant qu'utilisateur des résultats obtenus par des numériciens spécialistes dans son (ses) domaine(s) de recherche qui étaient aussi nombreux que variés. "Les problèmes d'environnement sont souvent gérés par des spécialistes des "simulations", c'est à dire des gens dont la compétence est davantage dans l'ordinateur que dans les données scientifiques. A partir d'un gros ordinateur, on produit des prédictions qui paraissent respectables, même si les données sont insuffisantes. Voilà l'une des grandes plaies de notre époque. Le malheur, c'est que beaucoup de gens croient encore que l'ordinateur dit vrai et prédit l'inévitable (le même type de croyance a existé au XIXème siècle à l'égard du texte imprimé). Le simulateur informaticien est crédible puisque sa machine possède une puissance et une rapidité de calcul dont aucun cerveau humain ne serait capable. Le pouvoir ronflant des chiffres plus le pouvoir de l'image : de quoi entretenir dans l'opinion une mentalité magique pré-rationnelle." Ce texte se passe de commentaire, sauf à rappeler qu'on croirait lire du Marcel Leroux ou du Claude Allègre(3), ou, encore, des textes rédigés par de nombreux scientifiques qui ont constaté, à de multiples reprises que les simulations numériques produisent, dans tous le cas, de beaux graphiques mais en font tout autant quand la science sous-jacente est incomprise ou incomplète. A titre personnel, j'ignorais que le même type de croyance (dans les ordinateurs) avait existé au XIXème siècle à l'égard du texte imprimé. Mais n'en est-il pas de même de la "télé" et de la presse de nos jours ? Quand on sait que certains élèves répondent à leur prof de collège (par exemple) : "Vous vous trompez monsieur. Ce n'est pas ce qu'ils ont dit à la télé !". (authentique). ______________________________________________________________________________________________________________________ "We want to make our full contribution to the preservation of our common heritage, the Earth" "We are, however, worried at the dawn of the twenty-first century, at the emergence of an irrational ideology which is opposed to scientific and industrial progress and impedes economic and social development." We contend that a Natural State, sometimes idealized by movements with a tendency to look toward the past, does not exist and has probably never existed since man's first appearance in the biosphere, insofar as humanity had always progressed by increasingly harnessing Nature to its needs and not the reverse. We fully subscribe to the objectives of a scientific ecology for a universe whose resources must be taken stock of, monitored and preserved. We do, however, forewarn the authorities in charge of our planet's destiny against decisions which are supported by The greatest evils which stalk our Earth are ignorance and oppression, and not Science, Technology, and Industry, whose A la différence de la plupart des autres pays, cette déclaration provoqua, en France, une véritable tempête de protestations, d'une rare virulence. (Quoique, de nos jours, on en a vu d'autres...). On en retrouve facilement les traces qui persistent sur la toile. Des contre-appels furent même rédigés et signés par des protestataires. Soit dit en passant, ces propos font écho aux déclarations de l'ancienne Directrice puis Présidente du CNRS, Catherine Bréchignac, qui écrivait dans son récent opuscule (4) : "Les défenseurs de cette nouvelle icône qu'est "Dame Nature" oublient que s'ils avaient vécu au Moyen Âge, leur espérance de vie n'aurait pas dépassé la trentaine d'années.....On l'aura compris, le rejet d'une certaine idolâtrie de la nature rejoint, pour moi, le goût et le souci d'une écologie authentique." Laurence Plévert précise aussi que la position de PGG sur le nucléaire était très claire : "Il faudra vivre avec l'énergie nucléaire, il n'y a pas à se poser de questions là-dessus" disait-il. Et c'est à ce titre qu'il a signé une tribune avec ses collègues nobélisés Georges Charpak (un défenseur déterminé de l'énergie nucléaire) et J-M Lehn, dans le Figaro en 2006...Laquelle prônait aussi que c'était pour lutter contre le réchauffement climatique. Pourtant, comme nous allons le voir ci-dessous, les positions de Pierre-Gilles de Gennes sur les modélisations du réchauffement climatique étaient, pour le moins, réservées. En tant que scientifique, Pierre-Gilles de Gennes prêchait pour un scepticisme vigilant, autrement dit pour une analyse critique de la littérature scientifique passée et présente, quels qu'en soient les auteurs et ceci aussi bien auprès des étudiants que de ses collègues. Il était d'ailleurs un referee extrêmement incisif et beaucoup de ceux dont les articles sont passés entre ses mains ont dû être surpris en lisant ses commentaires aussi brefs que pertinents. Il appliquait d'ailleurs ses mêmes principes à ses propres travaux et avait horreur qu'on le prenne pour un "totem" (c'était le mot qu'il utilisait), c'est à dire pour une sorte de divinité infaillible, alors qu'il reconnaissait volontiers qu'il s'était lui-même parfois fourvoyé. C'est à ce titre et pour bien montrer que l'infaillibilité -même celle d'un prix Nobel- est un mythe, qu'il s'amusait, quelques années avant son décès, à donner des conférences entièrement consacrées au démontage des erreurs qu'il avait lui-même commises au cours de sa carrière. Concernant plus spécifiquement le climat et la climatologie, Pierre-Gilles de Gennes, comme je l'ai signalé plus haut, n'était pas convaincu par les modélisations et en particulier par celles sur le climat. Voici la fin du texte de PGG(1) rapporté par Allègre, dans son livre : ".. En réalité, les modèles utilisés en 1994 pour prédire le climat futur ne sont même pas capables de restituer correctement le climat actuel. Les simulateurs les corrigent en ajustant le taux des échanges atmosphère/océan. Ces manipulations donnent une apparence de sérieux aux résultats. Mais elles peuvent, en fait, affaiblir toute la prédiction comme le montre une étude récente du MIT (Massachusetts Institute of Technology) (NDR : Je pense, sans en être certain, qu'il fait allusion à un ou à des articles de Lindzen sur l'effet iris publiés à partir de 2001). Comme le dit un commentateur de la grande revue Science : Dans la modélisation du climat presque tout le monde triche (un peu)".
La revue française bien connue, Pour la Science, a dédié un numéro spécial à Pierre-Gilles de Gennes, dans sa série " Les Génies de la Science". Il s'y retrouve à côté des Fermat, Charcot, Mendel, D'Alembert, Niels Bohr, Pasteur etc... A noter que le numéro 40 consacré à PGG est le tout dernier de cette série qui s'achève donc avec lui. Ceux qui l'ont bien connu ne doutent pas un instant qu'il a bien mérité sa place dans cette prestigieuse énumération. (1) "Les objets fragiles" P-G de Gennes et J. Badoz, Plon, 1994
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02 Mars 2010 : l'IOP, le prestigieux "Institute Of Physics" Britannique , qui regroupe la quasi totalité des physiciens britanniques et de nombreux étrangers, ne mâche pas ses mots dans un tout récent mémorandum transmis au Comité d'Enquête sur Il est assez rare que je donne la parole à une Institution toute entière dans cette page. Je fais une exception pour l'Institute Of Physics UK que j'ai souvent eu l'occasion d'apprécier. L'IOP est une vénérable (fondée en 1874) société scientifique à but non lucratif qui a pour mission "d'accroître la pratique, la compréhension et les applications de la physique". Elle gère la collection des revues "Journal of Physics A, B, C etc".. dont la réputation de sérieux est bien connue. Dotée de 36000 membres, elle est la soeur Britannique de l'American Physical Society (l'APS) qui en regroupe à peu près autant. Je vous rappelle que l'IOP avait organisé un débat scientifique public entre Richard Lindzen (sceptique) et T.Thorpe (GIEC)... dès Juin 2007. Saluons leur sens de l'objectivité scientifique pour avoir mis en place un tel débat... plus de 2 ans et demi avant nos timides tentatives. Une lecture attentive du document déposé par l'IOP auprès du Parlement Britannique est recommandée pour les anglicistes. Pour les autres, voici une traduction en français du texte des 12 premiers points (sur 13) évoqués par l'IOP. Le 13ème point concerne l'indépendance des données de température du CRU par par rapport à celles du GISS et de la NOAA. Il est particulièrement technique et .. obscur. 1. A moins qu'il soit prouvé que les emails sont des contrefaçons ou des adaptations, L'Institut est préoccupé par le fait que des 2. Les e-mails du CRU, tels qu'ils ont été publiés sur Internet apportent, de prime abord, l'évidence du refus concerté et déterminé, de se plier aux traditions scientifiques honorables et à la loi de liberté de l'information (NDT : FOI). Le principe suivant lequel les scientifiques doivent accepter d'exposer leurs idées et leurs résultats à une analyse indépendante et à la réplication par les autres, ce qui exige l'échange ouvert des données, des procédures et des matériaux, est vital. La non conformité [avec ce principe] a été confirmée par les résultats des enquêtes du Commissaire à l'Information. Ceci va bien au delà du CRU lui-même - la plupart des e-mails ont été échangés avec des chercheurs appartenant à un grand nombre d'autres institutions internationales qui sont également impliqués dans la formulation des conclusions du GIEC sur le changement climatique. 3. Il est important de réaliser qu'il y a deux catégories différentes de jeux de données qui sont impliquées dans les échanges de e-mails du CRU : Ceux qui résultent de la compilation des mesures instrumentales directes des températures des terres et des surfaces océaniques, telles que les jeux de données du CRU, du GISS et de la NOAA, et ceux qui concernent les reconstructions des températures historiques à partir des mesures issues d'indicateurs (NDT: proxys), tels que, par exemple, les anneaux de croissance des arbres. 4. La seconde catégorie relative aux reconstructions à partir des proxys, sert de base à la conclusion que le réchauffement du XXème siècle est sans précédent. Il est possible que les reconstructions qui ont été publiées, ne représentent qu'une partie des données brutes disponibles et peuvent être sensibles au choix qui est effectué et aux techniques statistiques utilisées. Des choix différents, des omissions ou des analyses statistiques peuvent conduire à des conclusions différentes. Cette possibilité était, à l'évidence, la raison pour laquelle quelques unes des demandes pour un complément d'information, ont été rejetées . 5. Les e-mails révèlent des doutes quant à la fiabilité d'un certain nombre de reconstructions et soulèvent des questions quant à la manière dont elles ont été représentées, telles que, par exemple, la suppression apparente dans des graphiques largement utilisés par le GIEC des résultats des proxys pour les dernières décennies qui ne sont pas en accord avec les relevés instrumentaux des températures contemporaines. 6. Il y a aussi matière à s'inquiéter de l'intolérance à la contradiction, mise en évidence dans les e-mails. Ceci fait obstacle au processus scientifique "d'auto-correction" lequel est vital pour l'intégrité du processus scientifique tout entier et pas seulement pour la recherche elle-même. Dans ce contexte, les e-mails du CRU relatifs au processus de revue par les pairs (NDT : peer-review) suggèrent la nécessité d'effectuer une enquête sur sa pertinence et sur son objectivité telle qu'elle est pratiquée dans ce domaine (NDT: des recherches sur le climat) et sur sa possible vulnérabilité vis à vis des biais ou des manipulations. 7. De manière fondamentale, nous considérons qu'il serait inapproprié, pour ce qui concerne la vérification de l'intégrité du processus scientifique, de le rendre dépendant des appels à la législation sur la Liberté d'Information (NDT ; FOI). Néanmoins, il a été montré que le droit d'y faire appel, s'avère nécessaire. Les e-mails (NDT: du CRU) sont une illustration de la possibilité de constituer des réseaux de chercheurs de même opinion qui excluent efficacement les nouveaux venus. L'exigence que les données électroniques soient rendues disponibles à tous, au moment de la publication, éliminerait cette possibilité. 8. Dans une démarche qui viserait à rétablir la confiance dans le processus scientifique et qui conduirait à une meilleure transparence dans le futur, les bureaux éditoriaux des journaux scientifiques devraient travailler à instaurer l'obligation, pour les auteurs, de fournir des archives électroniques des données, lors de la publication. L'avis des experts (issus des bureaux éditoriaux) serait requis pour déterminer la catégorie de données qui devraient être archivées. Beaucoup de données 'brutes" exigent un étalonnage et un traitement à l'aide de codes (NDT : informatique) faisant appel à l'interprétation à des niveaux variés ( NDT: Autrement dit : le traitement des données brutes se fait avec une certaine idée du résultat "attendu"). 9. Quand la nature de l'étude suppose une vérification directe par l'expérience, tel que dans le cas de mesures dépendantes du temps effectuées sur le terrain, il est important que les exigences incluent l'accès à toutes les données originales brutes et à leur provenance, de même qu'aux critères qui ont été utilisés pour cela ainsi que leurs conséquences, de même que toutes les sélections subséquentes, les omissions et leurs ajustements. Le détail de toutes les procédures statistiques nécessaires pour la vérification indépendante et la reproduction, doit aussi être inclus. En parallèle, il doit être satisfait aux exigences d'une ouverture minimale aux codes informatiques de modélisation par ordinateur. La terminologie de référence et les objectifs de l'Enquête Indépendante annoncée le 3 décembre 2009 par l'UEA (NDT ; L'université d'East Anglia, la tutelle du CRU ) sont-ils satisfaisants ? 10. L'objectif de l'enquête par l'UEA est, de manière inappropriée, limité aux allégations de mauvaise conduite scientifique et à la non conformité avec la loi de Liberté de l'Information (NDT : FOI Act). Or, la plupart des e-mails ont été échangés avec des chercheurs d'un grand nombre d'institutions clefs, impliquées dans la formulation des conclusions du GIEC sur le changement climatique. Dans la mesure où ces scientifiques ont été complices des fautes professionnelles alléguées, il est nécessaire de mener une enquête plus étendue sur l'honnêteté du processus scientifique dans ce domaine. 11. Le premier des termes de référence de l'examen est limité à "...manipulation ou suppression de données contraires avec la pratique acceptable de la science...." . Le mot "acceptable" n'est pas défini et il gagnerait à être remplacé par "objective". 12. Le second des termes de référence de l'enquête devrait aller plus loin que l'examen de la politique du CRU et de ses pratiques, afin de savoir si l'infraction est le fait d'individus (NDT : isolés), tout particulièrement en ce qui concerne leurs relations avec d'autres sortes d'écarts à la pratique de la science objective, tels que, par exemple, la manipulation du processus de publication et du système de revue par le pairs ou en permettant à des conclusions préconçues de prendre le dessus sur l'objectivité scientifique. The Institute Of Physics Quelques remarques : Si on connaît bien le milieu scientifique et notamment le sens de la rigueur et de l'objectivité qui règne parmi les physiciens de l'IOP dont les déclarations sont toujours soigneusement mesurées, on imagine que ce document a dû exiger un grand nombre de discussions de la part des responsables de cette honorable Institution. De manière générale, ce genre de processus conduit inévitablement à des textes consensuels, relativement édulcorés, typiques de "l'understatement" anglais. C'est pourquoi, il est très surprenant que l'IOP ait rédigé un texte terriblement acéré et littéralement destructeur pour le CRU de l'Université d'East Anglia et, de manière plus générale -c'est répété à deux reprises dans le mémorandum- pour tous ceux "qui sont également impliqués dans la formulation des conclusions du GIEC sur le changement climatique". Connaissant l'estime que les Anglais portent à l'IOP qui bénéficie d'une réputation d'intégrité jamais démentie, on peut penser que le mémorandum de l'Institute of Physics pèsera d'un grand poids dans les conclusions des représentants du Parlement Britannique. Tout comme d'ailleurs le mémorandum transmis par la Royal Society of Chemistry (46000 membres) qui, quoique moins précis que celui de l'IOP, critique vertement le refus de l'équipe de Phil Jones de transmettre ses données à la collectivité pour vérification. D'autres mémoranda ont également été transmis au Parlement Britannique pour l'enquête en question. On perçoit aussi aux Etats-Unis, les effets de la vague croissante des critiques envers le GIEC et ses pratiques. Ainsi, l'APS, l'American Physical Society vient d'envoyer à tous ses membres (dont je fais partie) un message de son président indiquant que " I am writing to request your attention to an important matter regarding the 2007 APS Statement on Climate Change." Soit : "Je vous écris pour attirer votre attention sur une affaire importante qui concerne la déclaration faite par l'APS en 2007 sur le changement climatique". Chez nous, alors que le Parlement Britannique a lancé une investigation approfondie sur cette grave question de détournement de la science par les membres du groupe I du GIEC, alors qu'un nombre croissant d'erreurs sont relevées dans les travaux du groupe II du GIEC, alors que l'UNEP de l'ONU vient de décider de lancer une enquête sur Pachauri, les médias et la grande presse nationale (le "Journal de Référence", Libé) continuent de faire la sourde oreille et à minimiser tout cela. Pourtant, les choses évoluent à grand vitesse au plan international, au point qu'il est fort prévisible que des évolutions importantes vont bientôt survenir visant à restructurer en profondeur la "science climatique" mondiale. Sans nul doute, pour le bien de la science et pour le bien de tous. PS : Vous trouverez d''autres détails sur Agoravox... qui m'a grillé de peu sur cette affaire (Tempête oblige, mais bravo JC !)
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12 Février 2010 : Le Dr. Andrew A. Lacis est physicien spécialiste des aérosols au GISS. Il est un proche collègue et membre de l'équipe de James Hansen au Goddart Institute for Space Science (GISS) de la NASA. De fait, Lacis est loin d'être un "climatosceptique", comme l'on dit. Lacis est aussi un physicien rigoureux qui pense, comme beaucoup de chercheurs, que le rapport scientifique du GIEC devrait d'abord et avant tout, l'être. C'est à dire qu'il devrait être exempt d'interférences politiques et servir uniquement à faire le point sur les connaissance scientifiques. Comme la plupart des ses collègues, Andrew Lacis a été invité à donner son opinion sur le brouillon (draft) du dernier rapport AR4 du GIEC (2007), pour la partie qui le concerne. Cette version est la dernière que peuvent contester les scientifiques avant l'édition du rapport final qui leur échappe totalement et dont la rédaction définitive ne repose que sur un nombre limité de personnalités. Le commentaire d'Andrew Lacis au sujet du résumé exécutif (Executive Summary) du rapport du WGI (celui qui concerne les "attributions", c'est à dire la science du réchauffement climatique elle-même) laisse rêveur tant il fait écho aux reproches adressés au rapport AR4 du WGII. Lesquels ont déchaîné la presse anglophone et germanophone, ces temps derniers. Voici donc le commentaire de Lacis, en anglais, suivi d'une traduction en français : "There is no scientific merit to be found in the Executive Summary. The presentation sounds like something put together by Greenpeace activists and their legal department. The points being made are made arbitrarily with legal sounding caveats without having established any foundation or basis in fact. The Executive Summary seems to be a political statement that is only designed to annoy greenhouse skeptics. Wasn’t the IPCC Assessment Report intended to be a scientific document that would merit solid backing from the climate science community – instead of forcing many climate scientists into having to agree with greenhouse skeptic criticisms that this is indeed a report with a clear and obvious political agenda. Attribution can not happen until understanding has been clearly demonstrated. Once the facts of climate change have been established and understood, attribution will become self-evident to all. The Executive Summary as it stands is beyond redemption and should simply be deleted." "On ne peut trouver aucune valeur scientifique au Résumé Exécutif. La présentation semble être confectionnée par des activistes de Greeenpeace et leur bureau de légistes. Les points qui sont évoqués le sont de manière arbitraire avec des restrictions qui semblent de nature légale, sans avoir établi aucun fondement ou aucune base reposant sur les faits. Le Résumé Exécutif apparaît comme une affirmation politique qui est seulement destinée à ennuyer les sceptiques de l'effet de serre. Le Rapport d'Evaluation (NDT: Assessment report AR) du GIEC ne devait-il pas être un document scientifique dont la valeur reposait sur une assise solide venant de la communauté de la science du climat - plutôt que de pousser de nombreux scientifiques du climat à adhérer aux critiques des sceptiques de l'effet de serre- ? (NDT : rajouté "?") car, en fait, ceci est un rapport écrit avec un but politique clair et évident. L'attribution (NDT : C'est à dire la détermination des causes du Réchauffement Climatique) ne peut être établie que lorsque la compréhension aura été clairement démontrée. Dès lors que les faits du changement climatique auront été établis et compris, l'attribution deviendra automatiquement évidente pour tous. Le Résumé Exécutif, tel qu'il est rédigé, est irrécupérable et il doit simplement être supprimé." La réponse à ces commentaires acerbes d'Andrew Lacis figure dans le document en question. La voici, définitive et sans appel. Andrew Lacis a écrit ce commentaire en novembre 2005 lors de la préparation de l'AR4 publié en 2007. Nous ne disposons pas de la version initiale vertement critiquée par Lacis mais il est clair que ses commentaires ont finalement dus être pris en compte lors de la rédaction du rapport final. "La Science est affaire d'exactitude des faits et non pas affaire de consensus.".... "En fait, je suis encouragé par toutes les critiques dont le rapport AR4 du GIEC fait l'objet. Ceci signifie que les gens lisent et n'ignorent pas le rapport et qu'ils en tirent (je l'espère) une meilleure compréhension des problèmes posés. "... (NDT : Certes !) "L'autre aspect du rapport AR4 du GIEC réside dans le positionnement politique dont les Résumés Exécutifs sont exemplaires. Dans ce cas, l'exigence d'un consensus de groupe apparaît prendre le dessus sur l'exactitude des faits" Voilà qui est bien dit et doit refléter l'opinion - je pense- de beaucoup de (vrais) scientifiques impliqués dans cette affaire. Ces déclarations font écho à celle de Keith Briffa trouvée dans les emails du CRU. "Je me suis donné beaucoup de mal pour trouver un équilibre entre les besoins de la science et ceux du GIEC qui n'ont pas toujours été les mêmes." L'ex reporter scientifique, spécialisé climat, du New York Times, Andrew Revkin (il a démissionné depuis peu), depuis des années, n'a jamais fait mystère de son positionnement en faveur de l'hypothèse (car c'en est une) du réchauffement climatique anthropique. Cependant et à la différence de beaucoup de ses confrères, il a su conserver un minimum d'esprit critique. Voici ce qu'il déclare dans Dot Earth, toujours à propos de ce Résumé Exécutif du Rapport WGI AR4 du GIEC. "...Mais après avoir revu -à l'instant- le chapitre (NDT : Il s'agit du Résumé exécutif), je dois dire qu'un passage, au moins -autant que je puisse dire- ne mentionnait aucune restriction et ne reflétait pas la base des éléments de preuve et leur analyse à cette époque (et même maintenant) :
Il me reste encore à trouver quelqu'un qui me fournisse une preuve définitive -sans marges d'erreur- que l'empreinte des gaz à effet de serre générés par les hommes (ou les autres émissions ou actions) est sans aucune équivoque. La seule chose qui soit décrite comme "sans équivoque" dans le rapport est le réchauffement, mais pas les causes, à moins que je n'ai vraiment pas été attentif depuis les deux dernières décennies." Andrew Revkin a parfaitement raison. En effet, un peu plus bas et à la fin de la même page du "Résumé Exécutif" on trouve ceci...
En bref, voici donc un texte, censé résumer le contenu du chapitre fondamental du Rapport AR4 du GIEC (l'attribution du réchauffement aux activités humaines), qui nous affirme dans l'introduction et sans restriction, que le réchauffement anthropique peut être détecté partout. Aussi bien dans les températures de surface que dans les océans ou la troposphère... ...et qui conclut en nous expliquant qu'il y a de sérieux doutes pour les océans, pour la troposphère et pour l'attribution des changements aux causes (anthropiques)...Tout cela dans la même page du Résumé Exécutif ! -Le paragraphe très affirmatif a été rédigé pour complaire à l'exigence de consensus (avec les politiques et les ONG présents) "Dans ce cas, l'exigence d'un consensus de groupe apparaît prendre le dessus sur l'exactitude des faits" selon les propres mots d'Andrew Lacis. -Le paragraphe de conclusion a été rédigé par des scientifiques sérieux, désireux de s'en tenir à l'exactitude des faits. En lisant attentivement ce rapport AR4 de 2007, on perçoit, une fois encore, les jeux d'influence qui ont lieu au sein du GIEC : D'un côté, les politiques, les ONG et sans doute quelques scientifiques convaincus et (ou) orientés. De l'autre des scientifiques qui sont conscients des graves incertitudes qui pèsent sur ces affirmations et qui savent que leur crédibilité, leur carrière, leur déontologie de scientifiques et de graves conséquences sociétales sont en jeu. Et tout cela dans un seul et même Résumé Exécutif ! Note : En réalité, nous assistons à la divergence de la nouvelle "Science Post-Normale " promue par Jerome Ravetz (et que certains voudraient institutionnaliser), d'avec la science traditionnelle. A noter que Ravetz est professeur de philosophie des sciences et consultant en environnement, ce qui n'est pas anodin. La grande difficulté à laquelle se heurte la Science Post-Normale réside évidemment dans l'évaluation précise des risques et des conséquences plausibles, ce qui ne peut être raisonnablement effectué que lorsque la science traditionnelle est suffisamment affirmée. Il s'agit donc d'une sorte de cercle peu vertueux, sinon vicieux. On l'a constaté lors de la publication du célèbre rapport de Sir Stern. Certains y voient une résurgence ou une tentative de justification de la pseudo-science que Richard Feynman, célèbre Prix Nobel de Physique et enseignant hors pair, avait stigmatisée dès 1974 lors d'un célèbre discours à CalTech sur le "Culte du Cargo" . Inutile de préciser que le corps des scientifiques non idéologiquement orientés penche résolument vers les idées de Feynmann. Il existe cependant sur le Net de nombreux sites, dont certains quasi-institutionnels, qui prônent ouvertement la Post Normal Science... Pour illustrer notre propos à partir des deux paragraphes du Résumé Exécutif que je vous ai commentés ci-dessus, disons que le premier (très affirmatif mais infondé) relève plutôt de la Science Post Normale et que le dernier (plus rigoureux) relève clairement de la Science traditionnelle.... Nous vivons une époque Post-moderne !
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14 Décembre 2009 : Les suites du Climategate (II) : Lettre ouverte de Petr Chylek à ses collègues. Le Professeur Pietr Chylek, éminent chercheur et chef d'équipe au Los Alamos National Laboratory ( New Mexico, USA) n'est pas un Suite au Climategate (comme disent les anglophones : l'affaire des courriels et des données du CRU rendues publiques), Petr Chylek a jugé utile de publier une lettre ouverte à la communauté des climatologues dont il fait partie intégrante, depuis fort longtemps. Cette lettre est assez longue. Vous trouverez le texte intégral dans le lien ci-dessus. En voici quelques extraits marquants, traduits en français : Petr Chylek : Lettre ouverte à la communauté des climatologues. NDT : Petr Chylek introduit sa lettre en rappelant le piratage des emails du CRU. Il précise que ses propres échanges de emails avec Phil Jones étaient purement techniques et n'ont pas été révélés, à sa connaissance. Dans un second paragraphe Petr Chylek rappelle qu'il publié son premier papier en relation avec le climat dès 1974 (c'est à dire, il y a 35 ans, ce qui en fait un vétéran du domaine). Il cite quelques uns de ses anciens élèves qui ont percé dans cette branche ainsi que les nombreuses sociétés savantes dont il est "fellow", c'est à dire, membre élu. Avec un zest d'ironie, il précise "qu'il est honoré de figurer depuis quelques années dans la liste noire des climatosceptiques du Wikipedia (de William Connelly de Real Climate)(sic)". Je rappele que RealClimate est le site fondé par Michael Mann, l'inventeur de la crosse de hockey, largement impliqué dans le climategate. "Pour moi, la science est la recherche de la vérité, le chemin sans fin pour trouver comment les choses sont organisées dans ce monde pour qu'elles fonctionnent comme elles le font. Cette recherche n'est jamais achevée."
Oui, il y a eu des cas de malversation et de fraude caractérisée commises par des scientifiques dans d'autres domaines : En physique, en médecine et en biologie pour en citer quelques uns. Mais il s'agissait de malversations d'individus isolés, et non pas d'une partie considérable d'une communauté scientifique. " NDT : Petr Chylek reconnaît ensuite que la science climatique a fait des progrès significatifs lors des dernières décennies et il cite, en particulier, l'établissement des bases de données du GISS et du HadCRUT. Il ajoute qu'il ne pense pas que ces travaux seront affectés par les révélations des email du CRU. Il considère que c'est un des trois piliers qui supportent l'hypothèse (sic) du réchauffement climatique anthropique et il considère que ce pilier est solide (NDT : ce qui ne fait pas l'unanimité, loin de là, notamment pour le GISS, (voir les remarques ci-dessous). Chylek poursuit : " Cependant, les deux autres piliers sont beaucoup plus sujets à controverses. Certaines personnes étaient si désireuses de prouver ce point-là que cela a pris le dessus sur l'honnêteté scientifique. L'étape suivante consistait à montrer que cette "température élevée sans précédent" devait résulter d'une croissance du taux de dioxyde de carbone dans l'atmosphère résultant de le combustion des carburants fossiles. Le fait que les modèles (NDT : GCM) de circulation générale océan-atmosphère soient incapables d'expliquer la hausse de température après 1970, par des forçages naturels a été interprété comme une preuve que celle-ci était causée par les humains. Il est plus logique d'admettre que les modèles ne sont pas encore assez bons pour tenir compte de la variabilité naturelle (et, en vrai, que comprenons-nous des aérosols, des nuages et de la circulation des océans ?), même si nous pouvons être tous d'accord sur le fait qu'une portion du réchauffement observé après 1970 est due à une augmentation de la concentration du CO2 atmosphérique. Ainsi, deux des trois piliers du réchauffement global et du paradigme du dioxyde de carbone sont exposés à une remise en question. Le mal a été fait. La confiance du public envers la science du climat a été érodée. Au moins, une partie du rapport du GIEC de 2007 a été remise en question Nous ne pouvons pas rejeter le blâme sur quelques individus irresponsables. La communauté entière des chercheurs sur le climat qui bénéficient de l'estime, doit en prendre la responsabilité. Certes, il y a aura toujours quelques négateurs et des gens pour faire de l'obstruction. Alors que va-t-il se passer maintenant ? Cessons de proférer des affirmations injustifiées et des prévisions exagérées même si les éditeurs de certains journaux éminents sont impatients de les publier. Admettons que notre compréhension du climat est moins parfaite que ce que nous avons essayé de faire croire au grand public. Modifions profondément ou suspendons temporairement le GIEC. Retournons au travail. Cordialement, Quelques observations : En réalité et contrairement à ce que qu'affirme le " Wikipedia de William Connelly de Real Climate)(sic)" Petr Chylek n'est nullement un sceptique. Il est tout simplement un chercheur honnête et consciencieux. Il se trouve que plusieurs de ses travaux dont, notamment celui que j'ai analysé ici, remettent gravement en question les déclarations alarmistes proférées par ses collègues. Chylek se contente d'ailleurs de publier les résultats de ses recherches, sans prendre parti. Enfin la phrase de Chylek : " Cessons de proférer des affirmations injustifiées et des prévisions exagérées même si les éditeurs de certains journaux éminents sont impatients de les publier" en dit long sur l'influence considérable que peuvent exercer certaines revues (notamment celles que Roy Spencer appelle "grises" comme Science et Nature) sur la propension des éditeurs à publier, de préférence, des résultats alarmistes. Il est probable que Petr Chylek, scientifique "mainstream" et considéré comme un vétéran du domaine, n'aurait pas pris le risque d'écrire cette lettre ouverte à ses collègues s'il avait pensé qu'une majorité d'entre eux seraient en désaccord avec lui. A mon avis, il est fort possible qu'une fraction importante de la communauté des scientifiques du climat partagent au moins en partie, l'analyse de leur collègue du Los Alamos. C'est rassurant.
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3 Déc. 2009 : Les suites du Climategate (I) : L'opinion du Mike Hulme sur l'affaire du hacking des documents du CRU. Mike Hulme est très loin d'être un "sceptique du climat". Pourtant, nous l'avions déjà cité dans cette page parce qu'il avait Je rappelle que Mike Hulme a été (2000-2007) le Directeur-Fondateur du Centre de Recherche Tyndall du Royaume Uni. Il est maintenant Professeur de "changement climatique" à l'Université d'East Anglia, celle-là même où a éclaté l'affaire des documents rendus publics du CRU-EAU (Climate Research Unit East Anglia University) que j'ai relatée ici. A noter, en passant, que son successeur à la direction du Tyndall, tient des propos si alarmistes -à la "James Lovelock"- qu'en comparaison, ceux d'Al Gore font figure d'aimables plaisanteries. Une traduction en français : (les caractères engraissés sont de l'auteur du site) "La leçon essentielle qui doit être retenue est que ce n'est pas seulement la connaissance scientifique sur le changement climatique qui doit être donnée au public -le GIEC fait un assez bon travail dans ce domaine, selon ses propres déclarations - mais les pratiques même de la recherche scientifique doivent, elles aussi, revenir au public, en ce sens qu'elles doivent être ouvertes et dignes de confiance. Vues de l'extérieur, et même d'une position neutre, les attitudes révélées dans les emails (NDT : du CRU) ne font pas bonne figure. Pour ceux qui ont de gros intérêts à servir, c'est exactement ce qu'il voulaient trouver. Ceci va bientôt faire son chemin dans les médias conventionnels sans faire trop de différence à Copenhague - après tout, COP15 (NDT : la conférence de Copenhague de déc. 2009) concerne la politique seule et non la politique de la science. Mais dans les discussions de la blogosphère et dans "l'humeur" du débat public au sujet de la crédibilité de la science du climat, les répercussions de cet épisode perdureront bien après le COP15. Les climatologues devront faire de plus gros efforts pour gagner la confiance assurée du public - et ce n'est peut-être pas une mauvaise chose. Mais cet épisode pourrait aussi avoir une autre signification dans le déroulement de l'histoire du changement climatique. Cet événement pourrait être le signal d'une fracture qui permet d'amorcer une restructuration de la connaissance scientifique sur le changement climatique. Il est possible que certains domaines de la climatologie se soient sclérosés. Il est possible que la climatologie soit devenue trop partisane, trop centralisée. L'aspect tribal de quelques uns des emails résultant de la fuite, montre quelque chose qui est plus habituellement associé avec une organisation sociale au sein de cultures primitives. Il n'est pas plaisant de découvrir que ces pratiques ont cours au sein même de la science. Il est également possible que l'innovation institutionnelle qu'a représenté la création du GIEC, ait fait son temps. Certes, il y aura un AR5 (NDT ; rapport qui fera suite au quatrième rapport du GIEC de 2007 : l'AR4) mais avec quel objectif ? Le GIEC lui-même avec sa tendance structurelle à politiser la science du climat, a peut-être aidé à encourager une forme de production de la connaissance plus autoritaire et plus exclusive - au moment précis où la globalisation et la structure de la culture en réseau cosmopolite demande que la science soit une chose plus ouverte et plus largement partagée." En lisant ce texte subtil, auquel la majorité des scientifiques honnêtes que je connais devraient adhérer, on reconnaît immédiatement les caractéristiques du langage typiquement "British" de l'auteur : Beaucoup de conditionnels entrecoupés de "il est possible", "peut-être" etc. Ce sens de la litote ou de l'euphémisme que les anglais appellent "understatement" fait partie de la culture anglaise. Cependant, et bien que Mike Hulme fasse allusion aux pratiques douteuses de personnels de SA propre université, son constat est extrêmement critique . Nous allons l'analyser brièvement en utilisant notre vocabulaire de "latins", souvent considéré comme excessif (voire arrogant !) par les anglais. Une brève analyse de la déclaration de Mike Hulme :
Ainsi, voici, venant d'un climatologue éminent et patenté "non sceptique", une déclaration intelligente et informée sur l'affaire du hacking du CRU, le "ClimateGate" comme l'a baptisé la presse anglophone. Avouez qu'elle marque un contraste saisissant avec la totalité des analyses ultra-superficielles de nos médias francophones qui ont tenté, maladroitement et honteusement, de cacher sous le tapis, une histoire qui risque d'avoir des conséquences importantes pour nous tous.
"Ce n'est qu'une affaire de traduction du mot "trick"", une tempête dans un verre d'eau, nous disait-on chez nous.
L''illustration ci-contre (libre de droits si vous le citez) nous vient du dessinateur-historien Yann Goap qui nous fait le plaisir de collaborer avec Pensee-Unique.fr Suite : Pour revoir les emails du CRU et une analyse détaillée de cette affaire.
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1er octobre 2009 : Au cours d'une série de conférences, un grand scientifique français, toujours en activité, Vincent Courtillot, exprime publiquement des doutes sérieux sur les conclusions du GIEC et sur les modèles du réchauffement climatique. Depuis le décès du regretté Marcel Leroux, c'est une première, en France...
Le CV ou la Bio (comme on dit maintenant), de Vincent Courtillot est assez remarquable dans le milieu scientifique français qui ne manque pourtant pas de personnalités éminentes. Entre autres titres et fonctions, Courtillot est actuellement Professeur à Paris VII et à l'Institut Universitaire de France ainsi que Directeur de l'IPGP, l'Institut de Physique du Globe de Paris, qui rassemble une grande partie de ce qui se fait en physique du globe dans notre pays. Il est membre de l'Académie des Sciences, et Président du Conseil Scientifique de la Ville de Paris. Vincent Courtillot est géologue-géophysicien. Entre autres, il est un spécialiste du géomagnétisme (le magnétisme de la terre) ou plus précisément du paléomagnétisme. Il s'est aussi beaucoup intéressé aux causes de la disparition des espèces qui s'est produite il y a quelques 65 millions d'années (les dinosaures, entre autres) sur notre planète.Il est l'auteur d'un livre sur ce sujet : "Evolutionary Catastrophes : The Science of Mass Extinction"(Cambridge. Univ. press 1999 et Fayard 1994) Concernant la thématique du réchauffement climatique, le parcours de Vincent Courtillot nous rappelle celui du Professeur de paléoclimatologie Canadien Tim Patterson qui avoue avoir longtemps enseigné à ses étudiants " que le CO2 est le moteur principal du changement climatique" avant de découvrir, par lui-même, au cours d'une campagne de recherche sur les fossiles de poissons, que l'activité solaire jouait un rôle essentiel sur le climat de la planète et de devenir un sceptique convaincu. Tim Patterson rapportait : "Au fur et à mesure que les résultats des mesures nous parvenaient, nous étions stupéfaits de constater que les enregistrements paléoclimatiques et de productivité (NDLR : en poissons) étaient remplis de cycles qui correspondaient aux différentes cycles des taches solaires."... Vincent Courtillot confesse lui-même qu'il ne voyait pas d'objections aux affirmations du GIEC, jusqu'à ces dernières années. Courtillot répliqua sereinement en publiant une réponse en 2007 puis, en 2008, un article qui montrait qu'une corrélation soleil-température terrestre existait bien (ce qui relève des thèses des "solaristes" qui sont longuement exposées dans ce site) et se retrouvait dans les bases de données de nombreux territoires de la planète tels que l'Europe, les USA et l'Australie. De fait, ces travaux ont poussé Vincent Courtillot à porter une attention toute particulière à l'analyse critique des données disponibles et notamment celles qui sont utilisées par le GIEC. Une part notable de ses conférences lui est consacrée.
Celle qui a été donnée à l'occasion des Journées Scientifiques de l'Université de Nantes est disponible sous divers formats. En format audio seul :
De même pour la table ronde sur le changement climatique et la biodiversité, qui a suivi cette conférence et à laquelle a également participé Vincent Courtillot. L'audio : La vidéo de la présentation de Courtillot à Nantes et de la table ronde qui a suivi (sur Daily Motion) Et pour l'enregistrer en cas de streaming défaillant : La conférence donnée à Strasbourg est accessible sur ce site. Et aussi la vidéo complète en 6 parties sur dailymotion.(merci au lecteur) Je vous conseille vivement de voir ou d'écouter ces très bonnes conférences dans lesquelles Vincent Courtillot fait preuve d'une grande maîtrise du sujet ainsi que d'une rigueur qui n'est pas superflue dans ce domaine. De plus les qualités d'orateur et la pédagogie de Vincent Courtillot ne sont plus à démontrer. Voici une brève liste de quelques questions analysées par V. Courtillot :
Il est inutile d'ajouter que les conférences de Vincent Courtillot n'ont pas fait plaisir aux thuriféraires du GIEC, comme on peut le constater lors de la table ronde...On pourrait répondre (gentiment) en leur rappelant l'avertissement de Mojib Latif (membre parmi les plus influents du GIEC), s'adressant aux participants du tout récent WCC3 (voir billet suivant) " ..nous devons nous poser les questions dérangeantes nous-mêmes, sinon d'autres le feront." Certes ! Bravo Vincent ! Ps du 10/10/09 : Dont'acte ! Nous nous réjouissons que V. Courtillot ait été invité ce matin à France Inter. Vincent Courtillot a quand même réussi à glisser quelques idées importantes dans le verbiage de Stéphane Paoli.
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07 Sept 2009 : Enfin ! : Plusieurs éclairs de lucidité et un peu d'humilité dans les certitudes du GIEC ! Il n'est pas coutumier d'inviter dans cette page, les scientifiques "mainstream" du GIEC dont la moindre déclaration alarmiste fait déjà la une de la grande presse et de tous les médias du globe. Pourtant nous faisons une exception.
Le journal "New Scientist" dont l'alarmisme climatique actuel est bien connu a dépêché un de ses reporters (Fred Pearce) à Genève. Pour éviter les reproches malveillants, j'utiliserai son compte-rendu que l'on ne peut, en aucune façon, soupçonner de pencher vers le scepticisme climatique. Dans la suite, les textes en caractères non engraissés et placés entre guillements sont empruntés à l'article de New Scientist. Les caractères en gras placés entre guillemets sont des citations des chercheurs qui ont participé à cette conférence. Le titre de cet article en dit long sur la confiance du New Scientist dans les prévisions à long terme du GIEC: "Les prévisions du changement climatique sont proches de la sortie de route. Un des top modélisateurs du climat (NDT : Mojib Latif, photo-ci-contre) a déclaré ce jeudi que nous pourrions être proche d'entrer dans" "Une ou deux décennies de refroidissement climatique" "Les gens diront que le réchauffement climatique disparaît" "a-t-il affirmé devant plus de 1500 des plus grands scientifiques du climat de la planète, réunis à la 3ème conférence mondiale du climat à Genève." "Peu de scientifiques vont aussi loin que Latif qui est un auteur du GIEC. Mais ils sont de plus en plus nombreux à reconnaître que les pronostics à court terme du changement climatique sont beaucoup moins assurés qu'on le pensait auparavant."... " Mais plusieurs des scientifiques du climat, réunis à Genève pour discuter de la manière dont ceci (NDT : La prévision à 30 ans) pourrait être mené à bien, ont reconnu que sur ces échelles temporelles, la variabilité naturelle est, au moins, aussi importante que le changement climatique à long terme dû au réchauffement climatique." ... "Latif a prévu qu'un refroidissement climatique naturel pendant les prochaines années, surpasserait le réchauffement anthropique. Ce refroidissement résulterait des variations cycliques des courants océaniques et des températures de l'Atlantique Nord qui sont connues sous le nom de NAO (Oscillation Nord Atlantique)." "Rompant avec l'orthodoxie du changement climatique, il a déclaré que les cycles NAO sont probablement responsables d'une partie du fort réchauffement climatique que nous avons subi pendant les trois décennies écoulées.". "Mais de combien ? Nous ne le savons pas encore." "a-t-il dit aux conférenciers. La NAO est entré dans une phase froide." "Latif a aussi déclaré que les cycles NAO expliquaient le reverdissement récent du Sahel en Afrique après les sécheresses des années 1970-1980. James Murphy, le responsable des prévisions climatiques au Met Office (NDT ; l'agence météo anglaise) a confirmé son accord et a établi un lien entre la NAO et la mousson en Indes, ainsi qu'avec les ouragans dans l'Atlantique et la mer glacée de l'Arctique. " Les océans sont un facteur décisif de la variabilité décennale" a-t-il déclaré." "Un autre leitmotiv favori du climat a été renversé quand Pope (NdT : Vicky Pope, responsable des prévisions climatiques au Hadley Center, UK, photo-ci-contre) a affirmé que les pertes dramatiques de la glace Arctique résultaient, en partie, des cycles naturels plutôt que du réchauffement climatique du globe. Les rapports préliminaires suggèrent qu'il y a eu beaucoup moins de fonte cette année qu'au cours des années 2007 et 2008."... "Les erreurs des modèles sont aussi un problème sérieux. Nous avons un long chemin à faire pour les corriger. Elles détériorent nos prévisions." "dit Tim Stockdale du Centre Européen pour les prévisions à moyen terme à Reading (UK)." ______________________________________________________________________________________________________ Remarques et conclusion : Comme l'indique le titre de ce billet, cette conférence a, enfin (!), montré quelques éclairs de lucidité de la part des climatologues du GIEC qui semblent avoir réalisé qu'il existe une forte variabilité naturelle et que celle-ci est liée aux oscillations océaniques. Il est troublant (ou affligeant) de constater qu'il a fallu tant d'années pour que les "plus grands scientifiques du climat" comme les désignent la presse et les adorateurs du GIEC, en oubliant tous les autres, commencent enfin à réaliser ce que nombre de scientifiques qu'ils appellent "sceptiques" (quand ils ne disent pas "négationnistes"), comme Roger Pielke Sr., Syun Ishi Akasofu, Roy Spencer, Bill Gray, Klyashtorin, Joe d'Aleo, Nicola Scafetta et bien d'autres...ont compris et publié depuis longtemps, comme je l'ai longuement exposé dans les pages "froid", " thèses" et "océans". Compte tenu de l'évolution des déclarations des membres du GIEC, lors de la 3ème Conférence Mondiale sur le Climat, je pense être utile en reproduisant ici le graphique suivant, dû au Prof.Syun Ishi Akasofu, sur l'évolution des températures de 1800 à nos jours. Ce graphique constitue une sorte de résumé des conclusions auxquelles sont parvenus de nombreux chercheurs (hors GIEC) à partir de diverses analyses basées aussi bien sur les oscillations océaniques (AMO, PDO, ENSO ..) que sur les propriétés du soleil (Scafetta), voire sur la simple statistique mathématique (Klyashtorin et al). Toutes ces analyses convergent vers un schéma de ce type. On constate que : -La température du globe suit une variation périodique, dont la période est d'environ 60 ans. -Cette oscillation périodique, plus ou moins sinusoïdale de la températures, est superposée à une lente et faible montée des températures ( de 0,3 à 0,8°C en cent ans) qui peut résulter d'une oscillation de grande période, de la sortie du petit âge glaciaire ou de l'effet de serre, selon les auteurs. -Les prédictions, prévisions ou scénarios du GIEC sont initialisés sur une arche montante de la quasi-sinusoïde, ce qui induit un biais considérable dans leurs prévisions, comme on le voit sur le graphique. -Nous en sommes actuellement au petit point indiqué par la flèche verte sur la figure. Comme on le sait, les températures sont à la baisse ou stagnent depuis quelques années et ont décroché des modèles du GIEC. En accord, avec les prédictions de Mojib Latif du GIEC, les auteurs de ces graphiques pensent unanimement que nous allons vers le froid pour deux ou trois décennies. Comme je l'ai écrit plus haut, il est satisfaisant pour la démarche scientifique, de constater que des membres officiels du GIEC commencent à se poser de vrais questions à partir des observations réelles et ne se reposent plus uniquement sur les projections des ordinateurs... Il est également satisfaisant de constater que les affirmations maintes fois proférées par les politiques (et hélas, quelques scientifiques) affirmant que "The Science is settled", la "Science est comprise ", est démentie par les scientifiques du GIEC, lui-même. Et pendant ce temps-là, alors que le doute s'est insinué jusque dans les rangs mêmes des gardiens de l'orthodoxie, ignorants de tout cela ... - Les français débattent sur la Taxe-Carbone de Hulot-Rocard, Et, dans ces conditions, comment pourraient-ils savoir ce qu'il se dit dans les enceintes des conférences internationales, connaître les doutes qui agitent la communauté des scientifiques ? Curieuse époque. Vraiment ! Liens utiles (merci au lecteur) : Lien vers le ppt de la conférence de Mojib Latif à Genève, (voir notamment la diapositive 10 de la présentation, assez proche du graphe d'Akasofu), fichier audio de la conférence de Latif.
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27 Avril 2009 : Jan Veizer est "Distinguished" professeur de géologie (émérite) de l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur d'un très grand A l'instar de nombreux (pour ne pas dire la plupart des) géologues (voir ici), Jan Veizer observe que les variations climatiques actuelles que nous observons sur une période ridiculement petite (100 ans) par rapport à l'histoire de la planète, s'inscrivent parfaitement dans le cadre des fluctuations naturelles du climat. Parmi beaucoup d'autres travaux; et pour ce qui nous concerne, Jan Veizer est l'auteur d'un article très connu ( Veizer J. (2005), Celestial climate driver: A perspective from fou Veizer est un scientifique très pondéré. Il ne s'exprime que très rarement et quand il le fait, c'est en termes soigneusement pesés. Pourtant et compte tenu de la tournure des évènements, il a jugé utile de s'exprimer. Voici quelques extraits d'un article intitulé " La science du changement climatique n'est pas établie" et qu'il vient de publier dans le grand quotidien australien "The Australian". Venant de sa part et compte tenu de son expérience dans ce domaine, on peut voir sa déclaration comme un avertissement ou, si l'on veut, comme une prise de date. "Beaucoup pensent que la science du climat est établie. Elle ne l'est pas. Et la question n'est pas de savoir s'il y eu un réchauffement durant le siècle passé. Il a eu lieu même s'il n'a pas été uniforme et même si il n'y en a pas eu pendant la dernière décennie. La géologie nous apporte une grande quantité de preuves de la perpétuelle variabilité naturelle du climat, avec des périodes où les glaces polaires descendaient presque jusqu'à l'équateur et des périodes où il n'y avait plus de glace du tout, même pas sur les pôles." Veizer poursuit : " En réalité, le débat sur le climat porte sur 1,6W/m 2 , c'est à dire sur une variation de 0,5% dans l'équilibre énérgétique, très mal connu, de notre planète." Veizer rappelle, une fois de plus, que, de loin, le principal gaz à effet de serre est la vapeur d'eau et non pas le CO2, dont 5% seulement relèvent de la responsabilité humaine. Il poursuit : "Les enregistrements du climat des temps passés montrent de manière flagrante que ceux-ci suivent les variations de l'irradiance solaire. Cependant, parce que seulement trois décennies de données satellites ne montrent qu'une variabilité limitée, le soleil doit agir via un effet amplificateur (NDT : comme, par exemple, la théorie de Svensmark et al, ou, encore, comme cela est montré empiriquement par le récent article de N. Shaviv) pour expliquer l'amplitude des variations observées durant le dernier siècle. L'argument du GIEC consiste à dire que puisqu'aucun effet amplificateur n'est connu et parce que le concentration du CO2 est passée de 280 ppm à 370 ppm, l'effet de serre anthropique doit être responsable de la plupart du déséquilibrer radiatif. Mais cette hypothèse n'est qu'une attribution par défaut et non pas une preuve empirique ou expérimentale que le dioxyde de carbone est le maître d'oeuvre. Pourtant, une telle attribution est considérée comme un fait acquis pour la calibration des modèles complexes de la sensibilité au CO2." "Si, pourtant, une amplification de l'effet du soleil existe, et les observations empiriques que je détaille ci-dessous sont en faveur de son existence, la nécessité d'attribuer l'énergie nécessaire aux gaz à effet de serre diminue d'autant. Alors, quelle est la crédibilité de l'hypothèse de base des modèles (NDT : du GIEC) selon laquelle, une toute petite fraction -contrôlée par des processus biologiques- du cycle du carbone pourrait diriger le climat au moyen du gigantesque cycle de l'eau qui répondrait passivement ? " Dans la suite de l'article, Veizer pose la question : "Ainsi, quelle pourrait être la source d'énergie complémentaire qui pourrait rendre compte des 1,6 W/m2 tant disputés ?". Il répond : " Les nuages agissent comme des miroirs qui réfléchissent la lumière du soleil (NDT : Veizer parle ici des nuages de basse altitude. Voir la discussion à ce sujet, ici). L'énergie qui est réfléchie par les nuages est d'environ 77W/m2 et la différence entre un ciel nuageux et un ciel clair est de 28W/m2. Ainsi, seulement quelques pour cent de variation de la couverture nuageuse peuvent rendre compte du déséquilibre énergétique tant discuté. Dans ce qui suit, Veizer reprend les arguments de la théorie de Svensmark. Il évoque le très grand nombre de corrélations observées dans des endroits géographiquement très dispersés et pendant des millénaires, qui viennent à l'appui de cette théorie (vous en trouverez quelques unes dans cette page). " De tels enregistrements ( NDT : des effets des rayons cosmiques, témoins de l'activité solaire) sur les 10.000 dernières années sont bien corrélés avec les grandes variations climatiques, alors que les concentrations contemporaines du CO2, mesurées dans les carottes glaciaires, s'avèrent constantes autour du faible niveau de 280ppm préindustriel, sans aucun rapport avec les variations du climat." Il conclut par cette phrase : "La science du changement climatique continue à évoluer et ceci indépendemment de la situation du débat sur le climat. Les données qui résultent des observations suggèrent que nous y gagnerions beaucoup en basant nos projections sur le climat, aussi bien du point de vue scientifique que du point de vue économique, sur une perspective plus vaste que celle qui relève des scénarios du GIEC."
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9 Mars 2009 : La Société Japonaise pour l'Energie et les Ressources (JSER) est une société savante, très influente auprès du La JSER vient de faire paraître un rapport destiné, en particulier, au gouvernement Japonais. Il est intitulé Ce rapport est rédigé par 5 éminents scientifiques du JSER :
Syunichi Akasofu (en haut sur la photo ci-contre) est professeur émérite à l'Université de l'Alaska. Il est le fondateur et l'ancien directeur de l'International Arctic Research Center. Quelques unes de ses déclarations figurent dans cette page (ici). Shigenori Maruyama (en haut à doite) est professeur des Sciences de la Terre et des planètes de l'Institut de Technologie de Tokyo Kiminori Itoh (en haut à gauche) est professeur de chimie-physique à l'Université nationale de Yokohama, Seita Emori (en bas à gauche) est le directeur de l'Institut national des sciences de l'environnement (à noter que Emori est membre du GIEC, source)
Voici quelques unes des conclusions que l'on peut tirer de la lecture de ce rapport "explosif" (daylytech, quelques extraits traduits en anglais ici) en ce qu'il représente la point de vue de la principale institution Japonaise de recherche dans ce domaine et qu'il tranche résolument sur les positions prises par les institutions analogues des pays de l'Ouest. En bref, ce rapport constitue une critique acerbe des positions du GIEC dans de multiples domaines. Ainsi :
Si on y rajoute les graves critiques à l'encontre du GIEC déjà énoncées par les professeurs Itoh et Takeda (voir ici), Le gouvernement Japonais sait à quoi s'en tenir. Compte tenu de l'ambiance actuelle et de la pression politique qui règne (essentiellement dans les pays de l'Ouest) dans ce domaine, cette démarche collective des scientifiques Japonais constitue un événement remarquable. Elle est la première remise en cause officielle des conclusions du GIEC de l'ONU. Il semble qu'il y ait aussi un "consensus" chez les Japonais sur ce sujet. Les réserves exprimées par la science Japonaise vis à vis du GIEC ne sont peut-être pas étrangères au lancement récent du satellite GOSAT par l'agence JAXA (exploration satellite Japonaise). Ce satellite, très bien équipé, est destiné à l'analyse des concentrations des gaz à effet de serre dans l'atmosphère. La mission américaine équivalente (satellite OCO) s'est crashée, il y a peu. (source). GOSAT fait son travail. Nous attendons ses premiers résultats avec impatience. |