25 Janvier 2012 : Bilan 2011 : Températures du Globe et de la France. Extrêmes climatiques ? L'année 2011 a été, en moyenne, nettement plus fraîche pour le Globe mais plus chaude pour la France. Tels sont les trois sujets de ce billet : Le Globe, la couverture médiatique tendancieuse de la "chaleur" en France, les événements climatiques extrêmes et, bien entendu, la traditionnelle distribution de bonnets d'âne (bien mérités). 1) Le Globe Nous allons utiliser les données extraites des quatre bases officielles dont j'ai indiqué les adresses lors du bilan 2010 . Je rappelle que les données UAH et RSS MSU sont obtenues via des observations satellitaires. Les autres, HadCRUT et GISTEMP résultent essentiellement de données thermométriques (voir des explications détaillées dans ce billet) A noter que les données satellites UAH, RSS MSU et GISTEMP LOTI sont complètes pour toute l'année 2011. Par contre, les données du mois de décembre 2011 pour le HadCRUT ne sont pas encore parvenues au jour ou je rédige ce billet. Il est très improbable que le classement que je donne ci-dessous (le rang des années selon leur température moyenne) pour ce dernier organisme en soit affecté. Néanmoins, si une modification du classement du HadCRUT3 intervenait, j'apporterais les corrections nécessaires. Comme je l'ai déjà expliqué dans le billet qui concernait l'année 2010, il n'est pas aisé de comparer, entre elles, les données des anomalies indiquées par les différents organismes. En effet, les anomalies de température sont calculées par rapport à la température moyenne d'une période différente pour les quatre institutions. Je rappelle le tableau des périodes de référence pour les quatre institutions :
Note : Les anomalies de température issues des données satellites UAH (mais pas RSS) ont, au début de l'année 2011, été établies sur la base de la température moyenne de la période (Jan. 1981 à Déc. 2010) (soit une période de 30 ans, comme les données thermométriques) alors qu'auparavant la valeur moyenne était calculée sur une période de 20 ans (Jan 1981-Déc 2000). Ceci a pour effet d'abaisser les anomalies de températures de l'UAH de 0,11°C environ.
Pour pouvoir superposer les quatre données de température UAH, HadCRUT3v, GISTEMP et RSS MSU, il est nécessaire de les référencer par rapport à la même période choisie comme base. Bien entendu, s'agissant d'observer les tendances et les évolutions des températures durant une période donnée, le choix de cette période de référence ne change rien au résultat, Ainsi, avons nous choisi pour période de référence commune à tous ces graphes et comme l'auteur de ce site bien connu, la plus récente, c'est à dire celle de l'UAH, soit Jan 1981-Déc. 2010. Je rappelle - mais cela va de soi - que les translations verticales n'affectent aucunement les tendances des températures de chaque organisme, ni, bien entendu, le classement des années qui est donné ci-dessous. Les variations de la température moyenne du Globe, enregistrées, mois par mois, durant l'année 2011 par les différents instituts sont représentées dans la zone d'environ 1cm qui se situe à droite du graphique ci-dessus et qui commence aux environs du pic négatif qui caractérisait la fin de l'année 2010.
Comme on peut le constater, l'année 2011 est plutôt froide dans le contexte des années précédentes. De fait et selon les quatre institutions représentatives, elle se situe entre le 11ème et le 9ème rang de ces quatorze dernières années classées par ordre de température décroissante. Si on classe l'année 2011 dans le contexte du XXIème siècle, comme le font certaines publications, elle est la 2ème, 3ème ou 4ème année la plus froide depuis l'an 2000, c'est à dire depuis 11 ans. A l'évidence, les constats pour l'année 2011 sont plutôt dérangeants pour les tenants de la théorie du GIEC qui affirment que le Globe doit, au contraire, se réchauffer du fait des rejets de CO2 résultant des activités humaines. D'autant plus que le taux de CO2 dans l'atmosphère a, lui, effectivement sérieusement augmenté (+30 ppm environ) durant les quinze dernières années.
Il est donc clair que "les éléments de langage" comme on dit maintenant, consistent à attribuer au La Niña qui a sévi (en partie seulement) en 2011, la responsabilité d'avoir fait baisser les températures de l'année 2011. Pourquoi évoquer, seulement aujourd'hui, l'influence des oscillations naturelles de l'ENSO (Ici d'un opportun La Niña) alors qu'"ils" ont constamment "oublié" de mentionner le défilé des puissants El Niño (qui, eux, réchauffent) auquel on a assisté depuis 1976 jusqu'à la fin du XXème siècle (comme on peut le voir sur le graphe de l'indice ENSO, ci-contre) et qui a culminé en 1998, en parfaite coïncidence avec la phase de réchauffement de la planète et le grand maximum de température du siècle dernier ?
De même, le communiqué de l'OMM (Michel Jarraud) qui affirmait en début de l'année dernière que 2010 était une des années les plus chaudes (a égalité avec 1998 et 2005, qui sont deux autres années El Niño (!)), avait tout simplement "oublié" de préciser que cette année 2010 avait, elle-aussi, en grande partie, coïncidé avec un épisode notable El Niño, comme on le voit sur ce graphique ci-dessus et comme je l'avais noté dans mon billet du bilan 2010. A l'évidence, nous assistons à l'utilisation d'un double langage de la part des journalistes et, hélas aussi - c'est impardonnable - de la part de quelques scientifiques, ainsi que de la part des institutions de l'ONU telles que l'OMM et le GIEC : On ne mentionne les oscillations ENSO (El Niño, La Niña) que lorsque celles-ci vont dans les sens de la doxa en vigueur et on les "oublie" dans le cas contraire.
2) Pendant ce temps-là, en France ... Comme nous l'avons vu ci-dessus, les principaux indicateurs montrent indubitablement que la température du Globe a notablement baissé en 2011. Il se trouve (nous en verrons une explication simple ci-dessous), que pendant la même période, la France (en particulier) a bénéficié d'une année particulièrement douce, avec un climat globalement nettement plus chaud ou plus doux que la normale. J'écris plus doux, car comme le note Météo-France, les jours de canicule ont été plutôt rares durant l'année passée et l'élévation de la température s'est, en réalité, trouvée répartie sur plusieurs saisons de l'année 2011. Et de fait, ce sont surtout les températures élevées observées au printemps et en automne (alors que l'été, et notamment le mois de Juillet a été particulièrement frais) qui ont fait monter la moyenne.
Evidemment et bien que Météo-France ait été parfaitement clair sur la question en précisant qu'il ne s'agissait que de l'hexagone, il n'en fallait pas plus pour déclencher une véritable logorrhée catastrophiste de la part des médias, au détriment des lecteurs peu attentifs et désinformés.On entendait :
Afin d'illustrer ce que j'écrivais plus haut, c'est à dire la réaction quasi-frénétique de la plupart des médias (heureusement, pas tous) qui ont, plus ou moins subrepticement, fait passer la publication du bulletin de Météo-France pour un bilan global des températures de notre planète dans le but évident d'alarmer les lecteurs, j'ai constitué un petit florilège (non exhaustif) des titres de la presse écrite parus en fin du mois de décembre 2011.
A noter que ceux qui ont précisé, dans le titre, que la source venait de Météo France, ne sont guère dédouanés. En effet, Météo France s'occupe également de climatologie globale. L'ambigüité demeure. Alors, pourquoi a-t'il fait particulièrement doux en France en 2011, Quelques graphes suffisent pour comprendre en quoi et pourquoi l'année 2011 (mais aussi 2010, dans une moindre mesure) a été une année exceptionnelle, en particulier, en France. Comme vous le savez si vous êtes un familier de la page des indicateurs, l'indice AO (Oscillation Arctique) (l'alter ego de la NAO ) constitue une mesure du différentiel de pression existant entre la zone des Açores et une zone située au dessus de l'Islande. L'indice NAO (et l'indice AO) est régulièrement enregistré par la NOAA. Dans le cas d'une NAO+ ou AO+, c'est à dire lorsque cet indice est positif, il règne une zone de haute pression au niveau des Açores (qui détermine en grande partie, le climat de la France) et une zone de basse pression au dessus de l'Islande. Dans ce cas, l'air doux souffle d'ouest en est, sur les USA et l'Europe . C'est un facteur qui favorise le réchauffement.
Ce qui précède concerne la France hexagonale. Mais que s'est-il passé pour le reste du Globe ? Le NOAA Climate Service propose un texte intéressant et un schéma explicatif qui montre la répartition des anomalies de températures chaudes (en rouge) et froides (en bleu), pendant le début de l'hiver 2010 ( situation AO négative) et pendant le début de l'hiver 2011 (situation AO positive) . Comme on le voit, durant cette période, la France a subi une anomalie plutôt froide en 2010 et très chaude en 2011. Plusieurs remarques : - Les deux situations sont pratiquement complémentaires l'une de l'autre du point de vue géographique. Quant il faisait froid en France, en 2010, il faisait particulièrement chaud dans le Nord du Canada etc. Toujours concernant la France et une partie de l'hémisphère Nord, voici quelques images issues des sondes de températures AMSU à bord des satellites de la NASA utilisés, entre autres, par l'Université d'Alabama (UAH, John Christy et Roy Spencer).
En Avril 2011, la France a connu un printemps particulièrement chaud et sec, faisant craindre la sécheresse. Les foins ont germé prématurément faisant craindre un déficit en aliment pour les bovins, en fin 2011. En réalité, l'été suivant, froid et humide, a, en partie, comblé les pertes. A noter que la zone chaude couvrait aussi la plus grande partie de l'Europe du Nord et le Nord de la Russie. Mais, pendant ce temps-là, le Groenland et le Nord du Canada subissaient des anomalies très froides. De même, les température de la région de la mer Noire, et du Nord de la Turquie étaient anormalement basses.
En Juillet 2011, comme s'en souviennent les vacanciers, en France, les températures n'étaient pas à la fête comme on le voit sur cette image. Il est intéressant de remarquer que cette anomalie froide du mois de Juillet 2011 n'a guère concerné qu'une petite partie de l'Europe de l'Ouest (tache bleue ci-contre).
Toujours dans le but de montrer que "La France, ce n'est pas le Monde", voici la situation qui a prévalu au mois de Décembre 2010 et de manière générale pendant le long hiver 2010 et qui s'est prolongé jusqu'au printemps. Effectivement, comme on le voit, la France et une petite partie de l'Europe du Nord a connu un mois de décembre très frais (plus bas que -2,5°C par rapport à la moyenne !). Il s'agissait d'une grosse goutte d'air froid qui a stagné au dessus de la pointe ouest du Continent Eurasiatique.
Et de fait, si on passe en revue ces cartes de température, on constate que l'année 2010 a été froide et que l'année 2011 a été chaude, pour la France et que la situation a été sensiblement l'inverse pour le Globe comme le montre l'examen des bases de données des quatre institutions citées ci-dessus. S'agissant d'événements localisés dans l'espace comme dans le temps, les fameux "extrêmes climatiques (soi-disant) sans précédents", constituent l'un des chevaux de bataille favoris de ceux qui pratiquent l'alarmisme climatique. Les températures du Globe ne montant plus depuis une quinzaine d'années, comme nous l'avons vu, il fallait trouver autre chose, semble-t-il... 3) Les événements climatiques "extrêmes" : Un lecteur que je remercie a attiré mon attention sur une brève du Figaro, (c'est un commentaire au sujet d'une photographie. Il faut faire défiler la galerie pour trouver celle à laquelle je fais allusion) qui est constituée d'une photo représentant un cycliste indien qui pratique le vélo au bord de la mer parmi les embruns qui l'éclaboussent. S'agissant de l'augmentation supposée du nombre d'événements climatiques extrêmes, claironnée par nombre de médias, journaux, télés, radios et, malheureusement aussi, par quelques scientifiques, il est intéressant de savoir ce que le GIEC, lui-même, en pense.
Enfin, et tout particulièrement pour ce qui concerne les événements climatiques dits "extrêmes", il est indispensable de se replonger dans le contexte historique.
On ne peut être plus clair. Ce que l'on pourrait illustrer par le sketch un peu moqueur ci-contre (traduit de l'anglais). Quoique, pour ce qui concerne la "pensée rationaliste", évoquée par E. Garnier, on pourrait se poser quelques questions....
4) Dans ces conditions, quels sont les heureux récipiendaires des bonnets d'âne du mois de Janvier 2011 ?
Bref, voilà qui constitue une très remarquable collection de bonnets d'âne, au seuil de cette nouvelle année !
Stay tuned ! |
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04 Décembre 2011 : Les courriels du CRU - Climategate 2.0 : Le retour. A vrai dire, je préparais des billets sur des sujets totalement différents. Mais actualité oblige, n'est-ce-pas ? 1- Introduction : Je rappelle que la FOIA (US) (Loi Pour la Liberté d'Information) dont le nom a été choisi par le (les) hacker pour intituler les dossiers rendus publics, est une loi votée par le congrès US en 1966. Elle est fondée sur le principe de la liberté d'information. Elle oblige les agences fédérales à transmettre leurs documents, à quiconque en fait la demande, quelle que soit sa nationalité. Le Royaume Uni possède aussi sa propre FOIA. A noter, comme je l'avais fait en 2009, qu'à mon avis, l'organisation même des courriels révèle une très bonne connaissance des problèmes de la climatologie. Je pense (mais je peux me tromper) que le hacker est un "insider". C'est à dire, une personne du sérail.
Le message liminaire du FOIA2011 est le suivant.
Suit une série de paragraphes incluant chacun un certain nombre de citations, extraites des emails directement accessibles dans la base de données rendue publique. Les titres des différents paragraphes sont les suivants : Vous trouverez sur le site "The Air Vent" (un site anglophone sceptique bien connu) le détail du contenu de chacun de ces paragraphes, c'est à dire l'intégrale du contenu du fichier README.TXT. A noter que The Air Vent a été un des tout premiers sites sur lequel a été déposé, sans doute par le (les) hacker, le lien vers le dossier FOIA2011. 2 - Comment accéder à la liste et au contenu intégral des emails ? : Les lecteurs intéressés pourront trouver la totalité des quelques 5200 emails du Climategate 2.0 et leur contenu intégral dans la base de données foia2011.org. sur laquelle on peut effectuer des recherches par mot-clef ou trouver des emails dont on connaît le N° de référence, comme les quelques-uns (référencés par leur numéro) qui sont cités ci-dessous. Enfin, une base de données Excel de la totalité des emails des climategate 1.0 et 2.0 a également été mise à la disposition du public (h/t B. Minton via WUWT et Air Vent). L'intérêt de cette mise en forme sous Excel réside évidemment dans le fait que la base de données ainsi constituée, est ordonnée par date, ce qui permet souvent de suivre le fil des échanges entre les personnes impliquées. Il est inutile de préciser que l'ouverture de cette nouvelle base de données du CRU de l'Université d'East Anglia, a motivé les efforts concertés de la part d'un nombre impressionnant d'amateurs (ou professionnels) anglophones qui s'intéressent à ces questions. C'est ainsi qu'un grand nombre d'emails dont le contenu est franchement impressionnant et qui figurent dans FOIA2011, a été porté à la connaissance du public anglophone, notamment via le site d'Anthony Watts (WUWT) qui contient une série d'analyses de plusieurs de ces emails qui n'avaient pas été mentionnés par le hacker dans son texte liminaire README.TXT. 3- Quelques exemples significatifs relevés dans les courriels du Climategate 2.0
Par exemple, Doug Maraun, chercheur du CRU de l'UEA est inquiet sur la perception du "Team" par l'extérieur. Il a des états d'âme sur le comportement de certains membres du "Team". Il propose à ses collègues d'organiser une discussion autour de quelques questions dont celles-ci :
Peter Thorne qui est Climate Research Scientist du Hadley Centre for climate prédiction and research, associé au Met-Office UK, lequel entretient des relations, en principe, confraternelles avec du CRU de l'UEA, pense à l'avenir. Il ne mâche pas ses mots lorsqu'il s'adresse à ses collègues du CRU.
A noter que cette dernière phrase du courrier adressée par Peter Thorne (qui porte bien son nom puisque thorn signifie "épine" en français) à Phil Jones, nous rappelle le texte de la lettre de démission (du GIEC, écrite en Janvier 2005) de Christopher Landsea qui se terminait ainsi : A l'époque de la "bataille de la Crosse de hockey" qui a fait les beaux jours des rapports du GIEC jusqu'en 2007 et qui s'est prolongée pendant quelques années, Michael Mann défendait bec et ongles (et certains persistent encore aujourd'hui (!)) sa fameuse "reconstruction" historique des températures de l'hémisphère Nord qui éliminait, tout de go, l'optimum médiéval et le petit âge glaciaire.
Comme je l'avais noté lors du Climategate 1.0, Keith Briffa semble éprouver de sérieux doutes et en particulier, sur les "reconstructions", ce qui est significatif de la part d'un dendrochronologue comme lui. Il écrivait dans ce sens à Edward Cook :
Vous trouverez ci-dessous quelques autres exemples de courriels où des chercheurs du Team mettent sérieusement en doute les résultats ou le comportement de quelques-uns de leurs collègues. Beaucoup de courriels vont dans ce sens.
A l'évidence, la conception des buts de la recherche scientifique sur le climat de certains membres du Team (mais pas tous) est pour le moins "inhabituelle". Par exemple, dans ses échanges de courriels, Michael Mann fait plusieurs fois référence à "La Cause" (sic) qu'il faut défendre. En voici deux exemples :
A noter que Judith Curry qui est très consciente des nombreuses incertitudes qui affectent les théories en vogue, s'intéressait aux arguments des climato-sceptiques bien avant 2008. Elle avait entrepris de rééquilibrer le débat et de discuter avec eux (notamment avec Steve McIntyre, célèbre pour avoir démonté la crosse de hockey de Mike Mann). La création ultérieure (en 2010) de son blog Climate Etc., souvent cité sur ce site et dans lequel elle donne, entre autres, la parole aux scientifiques sceptiques, en est le prolongement logique.
Le Climategate 1.0 de 2009, nous avait alerté sur un certain nombre de libertés prises par des climatologues du "Team" avec la déontologie scientifique. En particulier, et parmi beaucoup d'autres, le très célèbre "Hide the decline" (cacher le déclin. Voir les développements récents) avait fait le tour de la planète, quelles qu'aient pu être les explications, plus ou moins alambiquées, qui avaient été avancées à l'époque. Les deux suivantes nous viennent de Mike Mann et de Gavin Schmidt. Schmidt est le bras droit de James Hansen à la NASA et le webmaster du site RealClimate, dit "des climatologues" installé par Michael Mann, "au nom de la vraie science", affirmait ce dernier. Ce site, considéré comme LE site de référence des membres du "Team" et de ses zélotes, défend (évidemment puisque ce sont les mêmes auteurs qui font partie du "Team") les affirmations que l'on trouve dans les rapports successifs du GIEC.
On apprend ainsi que le véritable but du site RealClimate n'est pas tant de faire avancer la connaissance des sciences du climat, mais plutôt de gagner une (hypothétique) bataille médiatique, contre les sceptiques. Les membres du "Team" ont constamment montré une grande réticence à communiquer les données originales (notamment des stations de mesure des températures) aux collègues qui, comme c'est l'usage dans tous les autres domaines de la science, leur en faisaient la demande.
Ce qui peut paraître comme passablement cocasse (?), c'est que Gavin Schmidt qui préconise de publier des données indispensables de manière aussi-impénétrable-que-possible, vient justement de recevoir le prix du "meilleur communicateur scientifique" de l'American Geophysical Union, dont le responsable "com" et donc le responsable de cette attribution, est le fraîchement nommé (par l'AGU) et non-scientifique Chris Mooney, lequel est bien connu pour ne pas faire dans la dentelle, en matière d'activisme climatique... Toujours au sujet de la communication des bases de données relatives aux stations de mesures mondiales, Phil Jones, lui, nous livre une confession et une révélation tout aussi étonnantes. Voici ce qu'il a écrit, à ce sujet, à quelques membres du Team" dont Tim Osborne :
Voilà qui est curieux : Selon Phil Jones, le Directeur du CRU, le Département de l'Energie des USA ne souhaite pas que l'on communique à ceux qui les demandent, les données originales des stations de mesure des températures du globe, utilisées par le CRU ? Pour quelle raison ? D'autant plus que par la vertu du FOIA, du moins aux USA, les données, les travaux et les échanges entre collègues des services publics, doivent être rendus accessibles à tous.
Cependant, certains chercheurs du Team ne s'en laissent pas compter et rappellent à l'ordre leurs collègues quand ils "oublient" quelques évidences dérangeantes (que les autres n'ont pas oubliées). Ainsi Peter Thorne écrit à Phil Jones, Kevin Trenberth et al. .
De même Tom Wigley (de l'UCAR, comme Kevin Trenberth) n'utilise pas la langue de bois quand il s'agit de signaler quelques manquements à l'éthique scientifique par ses collègues. A noter que ce n'est pas la première fois que Wigley intervient de manière critique vis à vis de ses collègues. Entre autres, Il l'avait déjà fait lors de l'affaire de la crosse de hockey.
C'est encore Tom Wigley qui s'interroge au sujet des refus répétés du Team de communiquer les données lors de l'épisode "Crosse de hockey". Voici ce qu'il écrit à K. Briffa, un des dendrochronologues du Team :
Autrement dit, pour Tom Cowley, "restons bons copains et tant pis pour la vérité scientifique". Une fois de plus, Phil Jones nous révèle un trait peu sympathique de son caractère. Il répond à des courriers de Tim Osborne et Chris Folland (du Hadley Center et Met Office) de la manière suivante :
Autrement dit, Phil Jones, le Directeur en titre du CRU, qui affirme sans cesse que le réchauffement climatique causera d'énormes dommages à la planète, préférerait que celui-ci se poursuive dans l'avenir. Tout simplement pour prouver qu'il a raison et pouvoir "effacer le sourire suffisant" des sceptiques ? Si on rapproche cet email de Phil Jones du précédent de Tom Cowley, doit-on en déduire que le but de ces chercheurs, c'est essentiellement de "prouver" qu'ils ont raison et, surtout, de ne pas se fâcher avec les copains ?
En complément aux 1037 courriels du Climategate 1.0, la vaste collection des 5200 et quelques emails du Climategate 2.0, implique un certains nombres d'échanges avec des journalistes US ou UK influents, ainsi que quelques allusions aux bailleurs de fonds; Quant à la BBC dont le biais, dans cette matière, ne dépare guère celui des médias francophones, elle admet ouvertement sa partialité sur ce sujet, par la voix d'un de ses principaux journalistes environnementaux, Alex Kirby.
4 - Couverture médiatique du Climategate 2.0 : S'il est incontestable que la couverture médiatique du Climategate 2.0 n'a pas atteint le niveau (particulièrement élevé) de celle du Climategate 1.0 qui avait fait grand bruit dans les médias US, UK, Australiens, Canadiens etc, de nombreux journalistes anglophones ont, cette fois-ci encore, fait leur travail d'information. Voici, néanmoins, pour les lecteurs anglophones, les références de quelques articles qui sont parus dans la presse (papier ou online) aux Etats-Unis, au Royaume Uni et au Canada. Je ne cite que les médias qui ont fait l'effort de commenter ou de citer le texte des quelques emails contenus dans le FOIA2011. Les autres, c'est à dire ceux qui se sont contenté de vagues généralités, comme les agences de presse ou les médias francophones, sans donner le moindre exemple précis, ne sont pas inclus dans cette liste : Forbes : "Climategate II : Encore des preuves tangibles de l'establishment du réchauffement climatique."
The Weekly Standard (Hebdomadaire républicain US) titre : "Des scientifiques se conduisent mal (2ème partie) : Comment la cabale climatique élimine la contestation." Comme on le voit, plusieurs médias s'en sont donné à coeur joie et quelle que soit sa propre orientation politique, on constate, qu'à la différence des francophones, les lecteurs/auditeurs/spectateurs anglophones ont eu accès à différents points de vue.
Pour sa part, et comme lors du Climategate de 2009, la presse et les médias francophones, toutes tendances confondues, se sont abstenus de donner quelque précision que ce soit au sujet du contenu réel des emails du dossier FOIA2011. C'est évidemment à tous ceux et à toutes celles qui étaient en position de le faire mais qui se sont abstenu de communiquer au public les informations nécessaires, qui les ont minimisées ou qui les ont carrément "balayées sous le tapis" que Pensee-Unique dédie le bonnet d'âne du mois de Novembre 2011, ainsi que le cartoon de Yann Goap, ci-contre. Ce dessin est une variante mise à jour de celui qui figurait dans un billet sur le premier Climategate, en 2009.
Après avoir lu une quantité substantielle des courriels du FOIA2011, (mais évidemment pas la totalité des 5000 courriels), comme je l'avais fait en 2009 pour le FOIA2009, je peux avancer quelques éléments de réflexion qui me semble ressortir de cette longue collection d'échanges entre les membres du Team, qui, je vous le rappelle, sont à l'origine de la science du WG1 sur laquelle reposent les rapports du GIEC de l'ONU.
Roy Spencer a rédigé un article qui est intitulé "Climategate 2.0 : Le biais dans la recherche scientifique". Il y évoque notamment Michael Mann et "La Cause"...
Pour sa part, Roger Pielke Sr. a rédigé un article intitulé : Roger Pielke nous dit : "Cependant, ces emails du Climategate ne sont que la partie émergée de l'iceberg que nous avons seulement la possibilité de voir parce que cette source d'information a été "hackée". J'ai donné des informations supplémentaires sur "le réseau des vieux copains" dans ce post : L'oligarchie de l'analyse du climat - le GIEC. Sa conclusion :
A propos d'oligarchie des scientifiques (le pouvoir entre les mains d'un nombre limité de personnes), on peut se souvenir de la pertinence (de la prescience ?) du Discours d'Adieu (The Farewell address) du Président D.W Einsehower qui déclarait, en 1961 : "La possibilité de la domination des savants de notre nation par le biais des recrutements, des attributions de contrats et par le pouvoir de l'argent, est toujours présente . Elle doit être envisagée avec gravité. _________________________________________________________________________________________________________________________ Voilà, chère lectrice et cher lecteur, (si vous avez eu la patience de parvenir jusqu'ici), et ce n'est une petite partie de ce que l'on pouvait dire sur ce sujet. Stay Tuned ! |
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22 Août 2011 : Le bonnet à antennes du mois d'Août 2011 : Les aliens pourraient nous attaquer, à titre préventif, si Il était déjà évident que l'imagination de ceux qui militent pour une réduction drastique de nos émissions de gaz carbonique, ne connaissait pas de limites. Surtout pas celles imposées par le simple bon sens, comme le montre la fabuleuse collection des 862 liens du Prof. Brignell que j'ai déjà mentionnée dans ce site. Bien que nous soyons au mois d'août et que beaucoup de lecteurs soient encore en vacances, on pourrait penser qu'il s'agit là d'un vulgaire poisson d'avril, quelque peu anticipé.
Le titre de cet article quelque peu révolutionnaire publié dans la revue (de bonne renommée) Acta Astronautica (68, (2011), 2114-2129) est le suivant: "Des contacts avec les extraterrestres seraient-ils bénéfiques ou nuisibles pour l'humanité ? Une analyse basée sur des scénarios." Deux auteurs, Baum et Haqq-Misra font partie respectivement du département de Géographie et du département de Météorologie de Penn State Université.
Le troisième auteur (ci-dessous) , Shawn D-G est actuellement chercheur associé à la Division des Sciences Planétaires de la NASA (qui n'a pas dû apprécier de voir son nom associé à l'initiative "bizarroïde" de son chercheur, comme nous le verrons ci-dessous). Du point de vue professionnel, ces trois (très) jeunes chercheurs sont actuellement impliqués, comme beaucoup, dans les questions traditionnelles du réchauffement climatique. L'article paru dans Acta Astronautica analyse les possibilités offertes par trois séries de scénarios imaginaires selon que la rencontre avec les ETI (Extraterrestres Intelligents) auraient des conséquences bénéfiques, neutres, ou négatives pour l'humanité. Ces trois types de scénarios sont envisagés dans l'optique (évidemment anthropomorphique) que les ETI pourraient être soit "égoïstes" soit "universalistes". Il s'agit d'une dichotomie qui en dit long sur la psychologie des auteurs qui visiblement penchent pour l'universalité. Quelques extraits de l'article en question méritent le détour. Ils en disent très long sur la psychologie et l'orientation de nos trois jeunes étudiants-chercheurs. Parmi beaucoup d'autres exemples de la même eau, en voici quelques uns :
Cette seconde partie de "l'explication" implique évidemment que l'humanité est forcément nuisible et donc qu'elle pourrait (devrait) être éradiquée au nom du "principe d'universalité". On retrouve cette assertion, exprimée de façon encore plus explicite, un peu plus loin dans le texte.
L'argument est imparable : En bref, si quelques extrémistes illuminés ont avancée l'idée d'un vaste génocide, pourquoi les ETI ne le feraient-ils pas ? A la base, on retrouve un argument Malthusien traditionnel, dans la droite ligne de la "deep ecology" américaine. Sans doute pour détendre l'atmosphère et influencés par le célèbre film "La planète des Singes", nos trois auteurs de la Penn State University, imaginent aussi des scénarios presque cocasses (quoique...) :
En passant, nos trois auteurs de la Penn State University, recommandent, que vu les avanies que nous avons déjà fait subir à à notre pauvre Terre (selon eux) il faut "se la jouer cool" avec les extraterrestres et surtout, surtout, de ne pas chercher à les tromper....Les ETI détestent le mensonge, pensent nos trois auteurs.
Voila (enfin) un indice intéressant qui nous permet d'affirmer sans craindre de se tromper que les Aliens-écolos doivent être de culture anglo-saxonne (et certainement pas gréco-latine). Car, comme chacun le sait, seuls les anglo-saxons ont une sainte horreur du mensonge. Les gréco-latins sont, en général, plus "flexibles" sur cette question. Enfin, dans la conclusion, les trois auteurs en viennent aux recommandations qui, selon eux, permettraient de minimiser le danger que pourrait faire courir à l'humanité, une confrontation avec les ETI :
Voici un argument qui ne manque pas d'originalité et qui ne déparera pas la collection du Professeur Brignell. En gros, si vous voulez que les Aliens-écolos ne détruisent pas l'humanité, il faut respecter notre environnement et il faut aussi réduire nos émissions de gaz à effets de serre car notre atmosphère se voit de très loin. Car les Aliens-écolos ont, comme les humains-écolos, certainement horreur du gaz carbonique et du méthane. Epilogue et conclusion :
La plupart des nombreux commentateurs qui ont rapporté sur cet "article" dans la presse et les blogs anglo-saxons, se sont déclarés stupéfaits. Beaucoup sont hilares. D'autres (nombreux) se montrent inquiets de l'état d'esprit qui semble régner parmi les chercheurs de la génération montante. D'autres, enfin, comme moi, se demandent encore comment un tel "navet" a pu franchir le barrage des referees d'une revue scientifique. Le processus de relecture par les pairs n'est plus ce qu'il était, mais tout de même. Le fait que cet article ait été soumis au mois d'Août (2010) n'explique pas une telle négligence de la part des relecteurs. S'il est vrai que le processus de relecture a été sérieusement remis en cause pour la Science Climatique (voir les courriels du CRU), on ne s'attendait pas à ce que l'Astronautique soit, elle-même, contaminée. "Mais j'admets tout à fait avoir commis une terrible erreur. Je suis par nature honnête et naïf..mais c'était quand même une erreur. Je n'aurai pas dû mentionner mon affiliation en tant que membre "du Quartier Général de la NASA". Je l'ai fait à cause de mon affiliation académique actuelle. Mais quand je l'ai fait, je n'ai pas réalisé les implications que cela pourrait avoir. Je suis vraiment désolé pour cela mais c'est une erreur qui vient de notre négligence et de notre inexpérience et de rien d'autre. Je ferai ce que je pourrai pour rectifier ceci, jusques et y compris en distribuant ce courrier au Guardian, à Drudge et à NASA Watch.
Les trois étudiants docs ou post-docs de l'Université de Pennsylannia, férus de science-fiction, d'OVNIS et d'écologie, ont vraiment bien mérité leurs superbes bonnets d'ânes équipés de deux antennes destinés à l'espionnage des Terriens, comme celles que sont censés porter les Aliens. .... Bon, tout ça, bien que parfaitement authentique, c'était juste pour se détendre un peu, en cette période estivale. La réalité dépasse parfois la fiction. |
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13 Juillet 2011 : Encore une énorme bourde du GIEC et de son Directeur qui exaspère jusqu'à ses plus fidèles supporters... I - Introduction : Cette nouvelle affaire que certains ont affublé du nom de GIECgate, a commencé par un communiqué de presse publié aux alentours du 10 Mai dernier dans un très grand nombre de médias, tels que : (Mail online UK) : "Les sources renouvelables pourraient fournir 80% de l'énergie nécessaire pour le monde vers 2050, affirme un rapport de l'ONU" Les journalistes français se sont montrés un peu plus prudents que leurs collègues outre-manche et outre-atlantique : De fait, cette affirmation, plutôt "novatrice", émanait directement d'un communiqué de presse du responsable de la communication du GIEC de l'ONU. Elle faisait référence à un rapport "spécial" publié par cette organisation. Voici la référence de rapport dit "spécial": "Rapport spécial sur les sources renouvelables d'énergie et sur la lutte contre le changement climatique" (en abrégé du GIEC, les SRREN.) Un examen superficiel du contenu de ce rapport montrait qu'en réalité, les nombreux auteurs qui ont participé à ce rapport avaient envisagé de multiples scénarios. Il y en avait pas moins de 164. Tout d'abord, voyons ce que nous dit au sujet de ce "rapport spécial du GIEC", Steve McIntyre dont Mark Lynas (un activiste notoire du réchauffement climatique, voir ci-dessous) apprécie "l'oeil d'aigle"(sic) : II- Steve McIntyre : titre son article sur ce sujet par un cinglant : "Le groupe de travail III du GIEC et le karaoké de Greenpeace" McIntyre commence par extraire la phrase choisie par le communiqué de presse du GIEC qui déclare que : " Près de 80 pour cent de l'approvisionnement énergétique du Monde pourrait être fourni par les renouvelables vers la moitié du siècle, si les politiques correctes le permettant sont mises en place, nous indique un nouveau rapport". Note : Comment parvient-on à ce chiffre ? C'est simple. On suppose que les autres formes d'énergie (nucléaire, fossiles) auront disparu ou seront en voie de disparition, ce qui diminue le dénominateur de la fraction et on suppose que les besoins en énergie auront considérablement diminué du fait de mesures de restrictions drastiques pour la population de la planète. De plus, on imagine la Terre couverte d'éoliennes et de panneaux solaires...On imagine ! McIntyre cherche et trouve que les auteurs des scénarios des "près de 80%.." en question ne sont autres que Sven Teske et al 2010 – en ligne ici – Cet article est cité dans le rapport comme suit : Teske, S., T[homas] Pregger, S[onja] Simon, T[obias] Naegler, W[ina] Graus, and C[hristine] Lins (2010). "Energy [R]evolution 2010—a sustainable world energy outlook. Energy Efficiency, doi:10.1007/s12053-010-9098-y." "Cependant, en cherchant le titre avec Google, j'ai trouvé un autre article avec pratiquement le même titre : ‘energy [ r]evolution:A SUSTAINABLE GLOBAL ENERGY OUTLOOK’ en ligne ici. Cette version est une publication conjointe de Greenpeace et du European Renewable Energy Council qui se décrit lui-même comme une organisation parapluie (Ndt : C'est à dire un consortium) de l'Industrie Européenne de l'Energie Renouvelable." Note : Voici le descriptif que l'on trouve sur le site de cette Organisation Parapluie de l'énergie renouvelable Européenne, comme elle se définit elle-même. Inutile de préciser que cette organisation EREC, installée à Bruxelles, est un lobbyer incontournable pour tout ce qui concerne les énergies renouvelables auprès de la Commission Européenne..De fait, L'EREC couvre tous les secteurs du renouvelable Européen. "Créée le 13 Avril 2000, Le Conseil Européen de l'Energie Renouvelable (EREC) est l'organisation parapluie de l'industrie Européenne de l'énergie renouvelable, de son commerce et des associations de recherches actives dans les domaines du photovoltaïque, des petits installations hydroélectriques, du thermique solaire, de la bioénergie, de l'énergie solaire concentrée et de l'énergie éolienne. EREC représente une industrie avec un turnover annuel de 70 milliards d'Euros. Elle fournit 550.000 emplois." On comprend que l'EREC a grand intérêt à cosigner des "rapports-scénarios" avec Greenpeace. Que ces scénarios se retrouvent ensuite dans un rapport officiel du GIEC censé informer impartialement les décideurs de la planète, pose quand même quelques questions de déontologie que n'a pas manqué de poser McIntyre et un certain nombre d'autres auteurs. Vous trouverez le rapport de l'EREC (photo ci-contre) "Energie [r]évolution" co-publié avec Greenpeace, à cette adresse sur le site de l'EREC. Vous retrouverez le pendant "Greenpeace" de ce rapport à cette adresse. Toujours sous le même titre. McIntyre poursuit : "La page du titre indique (caractères gras ajoutés par PU ): "Directeur du Projet & Auteur Principal – Sven Teske La préface du rapport de Greenpeace était signée par un certain R.K. Pachauri qui déclarait : L'édition des Scénarios d'Energie [R]évolution fournit une analyse détaillée du potentiel d'amélioration de l'efficacité énergétique et des choix dans le secteur du transport. Les données présentées dans cette publication donnent une base utile pour la considération des politiques spécifiques et sur les développements qui seraient bénéfiques non seulement pour le monde mais pour différents pays qui cherchent à gérer les défi global du changement climatique auxquels ils sont confrontés. Le travail rapporté dans les pages qui suivent est complet et rigoureux et même ceux qui pourraient ne pas être d'accord avec l'analyse qui est présentée pourraient, peut-être, bénéficier d'une étude approfondie des hypothèses sous-jacentes liées aux questions d'énergies spécifiques pour les scénarios du futur. Dr. R. K. Pachauri Note : Ces déclarations de R. K. Pachauri qui figurent dans le rapport de Greenpeace (conjoint avec l'EREC) et notamment ses affirmations qu'il s'agissait d'un rapport "complet et rigoureux", ont été rapportées dans nombre de dépêches telles que celles de Reuters, ThaiIndian news, NewScientist. McIntyre conclut son exposé : "Si on retourne maintenant au lien initial qui est à l'origine du Communiqué de Presse du GIE sur les Renouvelables : "Près de 80 pour cent de l'approvisionnement énergétique du Monde pourrait être fourni par les renouvelables vers la moitié du siècle, si les politiques correctes le permettant sont mises en place, nous indique un nouveau rapport". La base de cette affirmation est un scénario de Greenpeace. L'auteur Principal du Rapport du GIEC du scénario de Greenpeace était le même employé de Greenpeace qui avait rédigé les scénarios de Greenpeace, dont l'introduction a été écrite par le Président du GIEC, R.K. Pachauri. Le public et les décideurs politiques sont avides d'obtenir une analyse décisive pour déterminer avec précision quel poids on doit accorder aux énergies renouvelables dans le futur. Ils attendent beaucoup mieux de la part du groupe III du GIEC qu'une version karaoke du scénario de Greenpeace. Il est totalement inacceptable que le GIEC emploie comme Auteur Principal du chapitre crucial N°10, un membre de Greenpeace, parce qu'un Auteur Principal serait (comme l'ont été Michael Mann et Keith Briffa dans des situations comparables) responsable de la relecture de son propre travail et qu'au vu d'un tel manque d'indépendance et d'un tel manquement au devoir élémentaire de précaution (due diligence), le GIEC aurait dû indiquer dans son communiqué de presse que le scénario sur les renouvelables venait de Greenpeace. Tous les membres du groupe III du GIEC devraient être licensiés (du GIEC) et, si cette institution devait perdurer, elle devrait être restructurée à parti de zéro." Note : Autrement dit, R.K. Pachauri signe sous le sceau de son autorité de Président du GIEC (organisme intergouvernemental censé être neutre et indépendant) , la préface d'un rapport de Greenpeace, rédigé par un membre dirigeant de Greenpeace International. Ce dernier se voit bombardé, par le GIEC, auteur principal du rapport "spécial" du GIEC et son scénario Greenpeace figure en bonne place dans le rapport du GIEC. C'est ce scénario "Greenpeace" qui sert de base au communiqué de presse du GIEC. Lequel fera le tour des rédactions des médias du Monde entier. En bref, les très nombreuses critiques sur les multiples conflits d'intérêts (Greenpeace, WWF etc.), déjà formulées à l'encontre du rapport AR4 (2007) du GIEC et de Pachauri, n'ont visiblement servi à rien. Ceci explique sans aucun doute que certains des hussards les plus fidèles du GIEC (et de Pachauri) aient été scandalisés. Comme nous allons le voir : Andrew Revkin, il y a peu encore, était journaliste scientifique en titre au New York Times. Il a constamment démontré son adhésion aux thèses défendues par le GIEC. Revkin a conservé son blog appelé Dot Earth dans les colonnes du NYT. Cependant, depuis quelque temps, et en parallèle à l'évolution de Judith Curry, il se montre plus sensible aux arguments des "climato-sceptiques". En tout cas, et au vu de son style généralement très pondéré, il n'est visiblement pas satisfait du tout du comportement du GIEC dans cette nouvelle affaire.
Selon Wikipedia, Mark Lynas (né en 1973) est un auteur britannique, un journaliste et un activiste de l'environnement qui s'est spécialisé dans le changement climatique." Il s'est notamment fait connaître en "entartant" Bjorn Lomborg en 2001, l'auteur de "L'Environnementaliste Sceptique" lors d'une présentation de son livre par ce dernier.
C'est dit du bout des lèvres avec les précautions d'usage et sans se renier, mais c'est clairement exprimé. Venant de la part de la revue en pointe dans ces affaires et comme je l'ai dit, c'est étonnant. Il est perceptible que les éditeurs de cette revue n'ont guère le désir d'être associés, dans le futur, aux errements à répétition du GIEC et surtout, de son Président. C'est ce que explique sans doute la publication de cet éditorial dont le ton est très inhabituel (pour cette revue). VI - Voici maintenant, toujours sur le même sujet, un texte de la climatologue US Judith Curry qui se qualifiait elle-même de "grande prêtresse du changement climatique." J'ai déjà fréquemment mentionné les billets de Judith Curry (notamment ici et ici) qui se démarquent désormais sensiblement de la doxa et vigueur. Notamment et selon ses dires, depuis qu'elles a lu les courriels du Climategate et qu'elle a pu constater les anomalies du fonctionnement du GIEC.
Comme d'habitude, si les médias se sont largement fait l'écho du communiqué de presse du GIEC, ils se sont généralement abstenus de se faire l'écho des développements que je viens d'évoquer.
Dans la presse francophone : Rien. Comme d'habitude et notamment comme lors du Climategate (2009) : "Circulez, il n'y a rien à voir". Par contre, dans de très nombreux sites, la blogosphère mondiale a raconté en détail l'histoire du fameux "Rapport Spécial du GIEC/ONU". Le titre de l'article du Télégraph UK "Le GIEC déclare Greenpeace dans notre époque" n'es Le dessin en couleur de Josh, ci-contre, représente R. Pachauri présentant le fameux rapport sur les énergies renouvelables qui est l'objet de ce billet. Ce dessin a connu un certain succès sur l'Internet. "Greenpeace in our time" signifie "Greenpeace pour notre époque".
La mise en évidence de cette collusion manifeste du GIEC avec les ONG activistes et avec les industriels du renouvelable, porte un rude coup à la crédibilité, déjà largement entamée, du GIEC. Et de manière plus générale, à l'ONU et à ses R. K. Pachauri et le bureau du GIEC ne semblent pas avoir compris ce que la communauté internationale attend d'eux et de l'organisation dont ils sont les responsables. En tout cas, certainement pas un "karaoké de Greenpeace", comme l'écrivent McIntyre et Andy Revkin.
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Mars 2011 : Le GIEC, l'Académie des Sciences et "l'accélération" du réchauffement climatique. Il semble qu'un grand nombre de lecteurs, attentifs (comme moi) à l'évolution des courbes de la température du globe, se soient étonnés des affirmations, fréquemment répétées, jusques et y compris dans les écrits des Académiciens français, selon lesquelles le réchauffement climatique est en voie d'accélération ou d'augmentation. Pour commencer - à tout seigneur tout honneur - référons-nous au dernier rapport AR4 du GIEC (2007).
Dans le dernier rapport du GIEC (IPCC 2007, Fourth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change), on trouve la Figure 1 dans la page 253 du chapitre 3 (Observations : Changement climatique en surface et dans l'atmosphère).
La légende de cette figure dont vous retrouverez l'intégralité dans le rapport du GIEC se termine par ces observations :
"Depuis environ 1940 jusqu'en1970, du fait de l''industrialisation qui a suivi la deuxième guerre mondiale, l'augmentation de la pollution de l'hémisphère Nord, a contribué au refroidissement, tandis que l'augmentation du dioxyde de carbone et des autres gaz à effet de serre a dominé le réchauffement observé après les années post-1975."
Sachant qu'il n' y avait pas de mesures satellitaires à l'époque 1940-1975, non plus que de mesures globales de la pollution, on peut s'interroger sur l'interprétation que donne le GIEC du refroidissement des années 1940-1975. Les lecteurs de ce site savent qu'il existe d'autres explications plus convaincantes pour expliquer cette baisse de température. Mais là n'est pas notre propos. Ce qui est surprenant, et qui devrait étonner quelques scientifiques, se trouve sur la droite du graphe ci-dessus. En effet, une succession de droites (bleues, rouges et jaunes) sont censées représenter les variations de tendances de l'anomalie de température durant la seconde moitié du XXème siècle et le début du XXIème. Ceci est supposé démontrer une tendance à "l'accélération" du réchauffement climatique", avec des taux de variations indiqués dans le cartouche inséré en bas à droite du graphe. On se dit aussi qu'avec un procédé analogue, on aurait pu analyser la totalité du graphique présenté par le GIEC et trouver des accélérations et des décélérations, à peu près partout, de 1850 à nos jours. C'est ce que nous verrons ci-dessous. De plus, un oeil exercé ne manquera pas de remarquer que si on remonte un peu dans le temps et qu'on examine ce qu'il s'est passé de 1910 à 1940, c'est à dire pendant 30 ans, tout comme de 1970 à 2000, on observe que la température a augmenté assez précisément avec la même vitesse qu'elle l'a fait entre 1970 et 2000. Or, selon les termes même de la légende de la figure du GIEC, l'influence "réchauffante" du CO2 atmosphérique ne se serait faite clairement ressentir qu'après 1975. Dès lors, on peut se demander, à juste titre, qu'est-ce qui a bien pu pousser les températures à la hausse de 1910 à 1940. Si ce n'est pas le CO2, qu'elle en est la cause ? (Voir ici). Nous verrons un peu plus loin, ce qu'il en est, en réalité, des variations de températures durant ces 158 dernières années.
Nous savons tous que, suite à la demande de Mme Pécresse, Ministre de la Recherche à cette époque, l'Académie des Sciences a organisé une séance de discussion au sujet du "Réchauffement Climatique". Après quelques délais de réflexion et, sans doute, après des discussions animées entre les tenants du GIEC et leurs opposants, tous les membres de cette vénérable institution ont décidé de signer une synthèse des débats (et non pas un rapport final comme la presse s'en est fait l'écho), publiée le 26 Octobre 2010. Cette synthèse est d'ailleurs précédée d'un avertissement significatif qui semble avoir quelque peu échappé à la grande majorité de la presse. Je vous le rappelle : " Le présent rapport est une synthèse des interventions et discussions prononcées lors du débat sur le climat le 20 septembre 2010 à l’Académie des sciences, des contributions écrites qui l’ont précédé et des nombreux échanges et commentaires qui l’ont suivi." Alors que nous dit cette "synthèse des interventions et discussions", au sujet du réchauffement climatique et notamment de celui qui est relatif à la dernière période du XXème siècle (les académiciens étant, semble-t-il, tombés d'accord pour reconnaître la stagnation des températures durant le début du XXIème) ? "Plusieurs indicateurs indépendants montrent une augmentation du réchauffement climatique de 1975 à 2003." Tout d'abord on peut s'interroger sur la signification précise des termes "augmentation du réchauffement climatique". Ces quelques considérations basiques au sujet des dérivées premières, secondes et troisièmes (!) de la fonction T(t) (température en fonction du temps) peuvent sembler anodines. Elles ne le sont pas, comme vous allez le voir. Dans l'immédiat, et pour vous montrer qu'au vu des données factuelles, il est abusif d'interpréter le graphique reporté ci-dessus comme l'a fait le GIEC, nous allons faire un retour en arrière, de quelques 66 ans, en appliquant, à la lettre, les "méthodes du GIEC" aux données qui étaient connues à l'époque.
Ole Humlum gère l'excellent site Climate4you.com (en anglais). A l'exception du premier graphe qui figure ci-dessous, les graphes suivants (qui datent de 2008) sont extraits de son site qui regroupe un très grand nombre de données factuelles sur le climat, très régulièrement remises à jour, ainsi que quelques analyses qui me semblent fort pertinentes. Voici donc, une fois encore, le graphe authentique de 1850 à nos jours, non lissé et non moyenné sur des périodes diverses, qui donne mois après mois, l'évolution de la température moyenne du globe, selon la base des données dite HadCRUT3v. Je rappelle que cette base de données, très utilisée, résulte de la collaboration du CRU de l'Université d'East Anglia et du Hadley Center (UK). Cette courbe, pour autant qu'elle reflète la réalité objective, montre : -Une augmentation de la température approximativement linéaire de 1910 à 1945 avec la même pente que la montée, tout aussi linéaire, qui s'est produite de 1976 à 2000 environ, comme nous l'avons ci-dessus. -Une baisse de la température assez brutale, survenue en 1946 suivie d'une stagnation relative qui s'est prolongée jusque vers 1976. -et enfin, la stagnation de la température d'environ 12-13 ans, comme nous l'avons vu en détails dans ce billet.
Il est effectivement très difficile, même pour un oeil exercé, de percevoir une accélération quelconque de la hausse des températures depuis 1975. Ce que l'on perçoit, sur toute la période, ce sont des tendances différentes selon les périodes considérées, avec des hausses (1850-1880 ; 1910-1940; 1975-2000) et des baisses successives (1880-1910, 1945-1975), le tout suivi de la stagnation de ces 13 dernières années. Tout cela étant évidemment très "bruité" par les fluctuations et, sans aucun doute aussi, par les problèmes d'instrumentation. Ole Humlum est parfaitement de cet avis. Cependant, il souhaite en savoir un peu plus en évitant de tracer des droites de tendances dans des fenêtres de tailles différentes comme l'a fait le GIEC. Ce qui constitue, selon moi, une sorte de perversion scientifique.
De manière à en savoir un peu plus sur cette fameuse "accélération ou augmentation du réchauffement climatique" due aux gaz à effets de serre qui auraient pris le dessus, selon le GIEC, depuis 1975, et pour voir si on est capable d'observer une différence entre la variation de température observée entre 1975 et 2008 par rapport aux variations antérieures, Ole Humlum décide de soustraire de l'évolution des températures, une augmentation constante qui correspond à la tendance 1910-2008. Les américains utilisent le mot "detrend", c'est à dire soustraire la tendance générale (trend) qui est évidemment perceptible sur tous ces graphes. Ole Humlum nous montre, sur le graphe ci-contre, tiré des bases de données HadCRUT, la droite qui représente la montée moyenne de la température durant ces 98 dernières années et qui, comme chacun le sait, est d'environ 0,75°C/100 ans. Dès lors, il suffit de soustraire cette croissance moyenne de la température qui se prolonge depuis un siècle de la courbe réelle des températures rapportée ci-dessus. En bleu, la courbe originale (moins la tendance générale depuis 1910) et en vert la même courbe lissée sur 5 années consécutives. Au vu de ce graphe, Humlum conclut évidemment qu'il n'en est rien et que si on perçoit quelque chose, c'est plutôt une sorte d'oscillation (de période environ 60-70 ans comme l'ont déjà observé plusieurs auteurs). La période indiquée par le petit rectangle grisé figurant au dessus de l'axe des abscisses, où l'effet des serre anthropique serait primordial (selon le GIEC) ne présente aucune particularité par rapport aux périodes précédentes où l'effet de gaz à effet de serre anthropiques était négligeable.
Humlum propose une autre manière, peut-être plus simple, (mais peut-être aussi plus critiquable en ce sens que le calcul suivant affecte un poids excessif aux fluctuations mensuelles), de voir les choses. Il s'agit de calculer la variation de mois en mois de la température moyenne du globe (sans retirer la tendance moyenne) du HadCRUT (courbe en bleu) Ole Humlum en tire les conclusions suivantes : Summing up: The unfortunate procedure of comparing linear fits calculated for time windows of different lengths lead IPCC 2007 to the unwarranted conclusion that the temperature rise 1981-2005 was unique (Figure A). In reality, this is not the case. The temperature increase leading up to the warm peak around 1940 is entirely comparable to that characterising the period 1981-2005 (Figure E). Also when the monthly temperature change is considered, the 1981-2005 does not stand out (Figure F). Consequently the latter part of the post Little Ice Age warming do not differ from the early part of the warming period. The whole warming period since 1908 may therefore bee seen as representing one single development, not showing a new trend corresponding to the rising atmospheric levels of carbon dioxide and other greenhouse gases after the mid-1970s. Thus, the simplest interpretation of the global temperature increase since 1908 is that it represents mainly a natural recovery from low Little Ice Age temperatures, without clear anthropogenic impact. Soit : " La procédure malencontreuse qui consiste à comparer des ajustements linéaires pour des périodes de différentes durées a conduit le GIEC à la conclusion infondée que la hausse de température de 1981 à 2005 était exceptionnelle (Figure A). En réalité, ce n'est pas le cas. La hausse de température qui a conduit au pic chaud aux alentours de 1940 est entièrement comparable à celle qui caractérise la période 1981-2005 (Figure E). De plus, lorsque l'on considère la variation de température d'un mois sur l'autre, la période 1981-2005 ne montre rien de particulier (Figure F). En conséquence, la dernière partie du dernier petit âge glaciaire ne diffère pas de la période récente de réchauffement. La période complète du réchauffement depuis 1908 peut donc être considérée comme représentative d'un seul développement qui ne montre aucune nouvelle tendance correspondante à l'augmentation, dans l'atmosphère, du taux de dioxyde de carbone et d'autres gaz à effets de serre, après le milieu des années 1970. Ainsi, l'interprétation la plus simple de l'augmentation de la température depuis 1908 est qu'elle représente principalement une récupération (c'est à dire la remontée des températures après une période froide temporaire) naturelle des basses températures du Petit Age Glaciaire, sans impact anthropique visible.
Comme vous avez pu le constater, on peut retourner la courbe des températures officielles dans tous les sens, sans apercevoir la moindre trace "d'une augmentation et, a fortiori, d'une accélération du réchauffement climatique" durant la période 1975-2003" pendant laquelle l'augmentation des gaz à effet de serre anthropique est censée avoir gravement endommagé le climat de notre planète. Mais vous n'oubliez pas l'Académie ? me reprocheront les lecteurs(trices). Stay Tuned ! |
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20 Février 2011 : Nature : The Serial Catastropher ? Après avoir provoqué une quantité astronomique de catastrophes (sécheresses, plus de pluies, plus de neige, mois de neige, plus froid, moins froid etc.), l'activité humaine contribuerait également à générer des extrémas de précipitations plus intenses.... C'est ce qu'affirme un article, pour le moins criticable et critiqué, y compris par les collègues des auteurs, qui vient de paraître dans Nature. "La contribution humaine à l'accroissement des extrémas de précipitations." Comme on peut s'y attendre, et sans se poser la moindre question qui pourrait perturber les croyances des adeptes du changement climatique apocalyptique, la cohorte des médias, déjà titulaire d'un grand nombre de bonnets d'âne, s'est efforcée de nous en faire un compte rendu aussi cataclysmique que définitif : L'AFP (en tête, bien sûr), The Guardian, Le Monde, RTL, la BBC, TF1 et beaucoup d'autres, tout en évitant de mentionner les graves incertitudes qui pèsent sur ces résultats ainsi que les critiques fondamentales exprimés par plusieurs climatologues éminents... Pourtant, une analyse un peu plus approfondie que la simple reproduction (en la dramatisant, si possible) des dépêches d'agence, aurait permis à nos journalistes d'en savoir un peu plus et de faire leur travail, au grand bénéfice de leurs lecteurs. Comme l'ont d'ailleurs fait certains journalistes outre-atlantique et outre-manche. Voici une traduction de la fin du résumé de l'article (le début n'est qu'une introduction générale) qui a suscité l'enthousiasme pour ne pas dire le déchaînement de nos médias et de quelques scientifiques qui fréquentent assidûment le studios de nos "étranges lucarnes" (expression du Canard Enchaîné pour la télévision) : "Etant donné que l'on estime que la capacité de rétention de l'eau dans l'atmosphère varie grossièrement de manière exponentielle avec la température - et que le contenu en vapeur d'eau de l'atmosphère varie en accord avec cette attente - il a été suggéré que le réchauffement climatique influencé par l'homme peut être, en partie, responsable de l'augmentation des fortes précipitations. Du fait de la limitation du nombre d'observations quotidiennes, cependant, la plupart des études précédentes ont limité leurs études du changement potentiel des précipitations aux comparaisons modèles-modèles.Ici, nous montrons que les gaz à effets de serre générés par l'homme ont contribué à l'augmentation des événements à forte précipitation observés sur approximativement deux tiers des terres de l'hémisphère Nord où l'on dispose de données. Ces résultats sont basés sur une comparaison entre les observations et les multi-simulations des modèles des fortes précipitations sur la dernière moitié du XXème siècle et sur les parties émergées de l'hémisphère Nord. Les résultats sont analysés avec une technique multi-empreinte optimale. Les variations dans les précipitations extrêmes projetées par les modèles et ainsi les impacts des évolutions futures des précipitations extrêmes peuvent être sous-estimées parce que les modèles semblent sous-estimer l'augmentation observée des précipitations extrêmes avec le réchauffement." Le journal "Nature" interdit la reproduction gratuite des figures faisant partie intégrante de ses articles. Je ne peux donc reproduire la figure maîtresse de l'article cité ci-dessus avec une taille convenable. Néanmoins, la vignette ci-contre qui est la figure maîtresse de l'article devrait donner une idée assez superficielle mais correcte des analyses faites dans cet article.
Les autres courbes en couleur, indiquent les réalisations obtenues à l'aide de différents modèles informatiques bien connus du GIEC. Comme on peut le constater, les divergences observations-modèles sont nombreuses même si l'allure générale de la croissance est, à peu près, respectée ce qui compte-tenu des variations erratiques des modèles et des observations ne constitue guère un exploit. Quelques remarques : Pour faire simple, on sait que le contenu en vapeur d'eau de l'atmosphère augmente avec la température. On sait également que la température globale a faiblement augmenté au moins de 1910 à 1940, puis de manière identique de 1975 à 2000, après une nette interruption de 1945 à 1975 ainsi d'ailleurs que de 1998 -2000 à 2010 (au moins). Le contenu en vapeur d'eau de l'atmosphère a donc augmenté en fonction des lois élémentaires de la physique, comme on le sait. On observe que la pluviométrie a également augmenté, ce qui est également attendu, bien qu'on ne sache toujours pas comment se constituent les nuages. Les auteurs tirent un argument, qui leur paraît décisif pour prouver l'influence humaine, du fait que les observations sont conformes aux résultats de leurs modélisations informatiques qui impliquent les gaz à effet de serre. Ce faisant, ils oublient, semble-t-il, qu'il peut exister des causes naturelles qui font également monter la pluviométrie, surtout sur des périodes aussi limitées. Ce raisonnement est exactement le même que celui qui a été menée pour la température globale. Mais comme on le sait, le fait que celle-ci ait augmenté durant deux périodes successives (de 30 ans) ne constitue, en aucun cas, une preuve que les modèles utilisant l'effet de serre sont la seule explication. Ce sera peut-être le cas, lorsque toutes les autres causes naturelles possibles auront été envisagées sérieusement et éliminées. A noter que des journalistes consciencieux auraient pu (dû) relever également le fait qu'un accroissement de pluviométrie implique une augmentation de l'ennuagement, surtout à basse altitude, et donc une augmentation de l'albedo, ce qui constitue une rétroaction négative (et non positive) de l'effet des gaz à effet de serre et donc réduit la "sensibilité" climatique. En d'autres termes, comme cela a été plusieurs fois signalé, une augmentation de l'évaporation des océans due à un réchauffement quelconque peut induire une rétroaction négative via la création de nuages à basse altitude (peu ou non prise en compte par le GIEC). Cette question vient immédiatement à l'esprit quand on lit l'article cité de Nature. Et de fait, la question des nuages est l'une des grandes inconnues qui pèsent lourdement sur les scénarios climatiques, comme cela a été rappelé dans le récent rapport de l'Académie des Sciences française. Cette question est cruciale et il est pour le moins curieux que les auteurs de l'article n'aient pas évoqué cette problématique, et notamment celle des téléconnexions des précipitations extrêmes avec l'ENSO (La Niña et El Niño), dont tout le monde sait, depuis les observations de Darwin, (et surtout les Australiens qui viennent de subir une inondation remarquable, mais guère exceptionnelle en temps de fort La Niña comme c'est le cas en ce moment) qu'elles jouent un rôle absolument essentiel pour déterminer les événements extrêmes tels que ceux évoqués dans l'article de Nature.
Tout ceci est parfaitement sensé et bien connu des climatologues (voir Judy Curry, ci-dessous). Comment se fait-il que ces causes aussi essentielles que naturelles n'aient pas été évoquées et examinées par les auteurs de l'article de Nature (et par le referee) ? Il aurait sans doute été plus probant de suivre l'évolution des oscillations ENSO au cours du demi-siècle écoulé et de tester leur corrélations éventuelles avec les gaz à effet de serre et avec la pluviométrie. Voyons maintenant comment les climatologues, collègues des auteurs de l'article tant vanté par nos médias, ont commenté ce dernier. Le constat d'un véritable journaliste scientifique (non climato-sceptique) mérite aussi d'être relaté : 1) Le Point de vue du climatologue Gavin Schmidt (GISS-NASA). Comme les lecteurs de ce site le savent, il est extrêmement rare que je mentionne le site RealClimate fondé par Michael Mann et dans lequel exerce Gavin Schmidt, le bras droit du gourou du réchauffement climatique anthropique, James Hansen. Une fois n'est pas coutume, mais, cette fois-ci, Gavin Schmidt énonce un certain nombre de vérités (sauf deux mots) scientifiques au sujet de la question des "extrêmes" évoqués par l'article de Nature cité ci-dessus.
A la lecture des déclarations contenues dans le dernier paragraphe qui constitue une sévère remise en cause du contenu de l'article de Nature (grandes incertitudes sur les données, comme sur les modèles), on s'étonne de lire que Gavin Schmidt affirme, dans le troisième paragraphe, que "certains extrêmes vont devenir plus fréquents". En effet, si, comme il le dit, les observations sont déficientes et les résultats des modèles incertains, comment peut-il être aussi sûr de lui pour avancer ce genre de prévisions ? Les choses sont claires. Gavin Schmidt fait des prédictions que la science n'a pas prouvé. "Pas encore" dit-il. 2) Le point de vue du climatologue Roger Pielke Sr à Boulder (Colorado) Voici ce que ce dernier a écrit sur son site officiel, toujours au sujet de l'article de Nature :
Pour sa part, le fils de Roger Pielke Sr, Roger Pielke Jr (Professeur de Sciences Environnementales à l'Université de Boulder (Co). Tout comme son père, il n'est pas, à proprement parler, un climato-sceptique), est encore plus sévère. Après avoir rappelé les propos de Gavin Schmidt cités ci-dessus, il conclut par une phrase polie mais acerbe :
caractères engraissés par PU. 2) Le point de vue de la climatologue Judy Curry (souvent citée dans ce site. Elle est la grande prêtresse du réchauffement climatique, comme elle le dit elle-même) qui a rédigé, dans son blog "Climate etc.", deux sections consacrées à "l'attribution des événements extrêmes". Voici ce qu'elle a écrit au sujet de l'article de Nature :
Caractères engraissés par PU. 4) Le point de vue d'un journaliste scientifique (sérieux) : Andrew Revkin (Journaliste scientifique au New York Times pendant des années, jusqu'à récemment). Je suggère au Monde, à Libération, au Figaro, à l'Express, au Point, à TF1 etc. de l'embaucher. Il n'est pas climato-sceptique. Il est simplement libre et honnête...(surtout depuis qu'il a quitté la rédaction du NYT).
En fin d'article, Andrew Revkin, s'inquiète de la dérive actuelle qui pousse les chercheurs et les revues comme Nature ou Science (Que Roy Spencer appelle les "revues grises" pour la même raison) à écrire des articles "qui crèvent l'écran"; tout en rejetant en fin d'articles la mention (discrète) des inévitables incertitudes que la "Science Climatique" semble avoir oubliées depuis longtemps. Voici ce qu'il ajoute dans la suite de son article :
Caractères engraissés par PU. Dans la suite de son article, Andrew Revkin raconte son entretien avec Gabriele C. Hegerl (l'un des auteurs anglais de l'article en question) au sujet des excès mentionnés ci-dessus.. Ce dernier rejette, entre autres, la responsabilité sur le journal Nature qui impose, par exemple, que l'on commence son article par "Here, we show"; "Ici, nous montrons que", ce qui pousse évidemment les chercheurs à la faute. _________________________________________________________________________________________________________________ Conclusion : Le bonnet d'âne est décerné aux journalistes francophones et anglophones des médias cités en tête de ce billet qui ont désinformé le public au sujet du contenu et de la signification réelle de l'article de Nature, qui, selon eux, prouve de manière définitive le lien entre l'activité humaine et l'aggravation de l'activité pluviométrique. La plupart de ces journalistes sont des récidivistes qui bénéficieront de la peine plancher (c'est à dire qu'il obtiennent le bonnet avec les palmes). Je le regrette. D''autant plus que le très remarquable précédent éditeur en chef; feu Sir John Maddox (ci-contre), avait redressé et porté très haut le flambeau de cette vénérable revue scientifique. ___________________________________________________________________________________________________
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4 février 2011 : 2010 année record de température "depuis toujours"... ont dit certains. Que n'avons-nous pas lu dans les journaux, vu à la télévision ou entendu à la radio, au mois de Janvier, au sujet de l'année 2010 qui aurait été selon certains, emportés par leur enthousiasme ou par leurs convictions, "la-plus-chaude-de-tous-les-temps" ? Maxisciences : "2010, année la plus chaude : un record absolu confirmé". Reprenant le début d'une déclaration de Mr Michel Jarraud, grand responsable de l'OMM (L'Organisation Météorologique Mondiale qui a fondé le GIEC), Maxisciences "oublie" la suite de la déclaration de ce dernier qui précisait qu'en réalité, et selon les bases qu'il a sélectionnées (voir ci-dessous), cette année 2010 est identique (à 0,01°C près !) aux années 1998 (Il y a donc douze ans) et 2005. Ce qui, soit dit en passant, n'indique pas précisément une tendance au réchauffement puisque 2010 est identique à 1998... surtout avec une augmentation du taux de CO2 de 5% pendant la même période, comme aimerait nous en convaincre Maxisciences et M. Jarraud de l'ONU. En réalité, il s'agit d'une stagnation des températures comme je vous le montrerai ci-dessous, avec quelques détails. Et, de fait, ce plateau de 12 années est très dérangeant pour les modèles du réchauffement climatique résultant des gaz à effets de serre. Même si une hirondelle ne fait pas printemps, elle n'annonce certainement pas l'hiver... Le Nouvel Obs ne fait pas dans la dentelle et ne craint pas le ridicule en titrant en très gros caractères :"2010, année la plus chaude de l'histoire : C'est ce que confirme l'Organisation météorologique mondiale, qui y voit une tendance "significative" au réchauffement à long terme." Pour sa part, le Journal "La Croix" n'a pas failli à sa mission : Voici le placard (ci-contre) que l'on trouve dans son édition du 21 Janvier. L'agence Reuters relayée par Yahoo : "2010 a été la deuxième année la plus chaude après 1998 dans les annales météorologiques, dont la création remonte à 1850, a déclaré mercredi Phil Jones, directeur d'un centre britannique de recherche sur le réchauffement climatique. " Libération (autre titulaire du bonnet d'âne du mois de Janvier) avait déjà claironné, dès le mois de Mai que l'année 2010 était sur la voie du record absolu "depuis 130 ans", puis de nouveau en septembre, puis, encore, en Novembre, toujours en se basant sur les mesures d'un seul et unique organisme : le GISS de James Hansen sans jamais évoquer ne serait-ce que l'existence des quatre autres organismes officiels qui sont beaucoup moins affirmatifs ou qui donnent des résultats différents comme nous le verrons. Cela s'appelle du "cherry picking" systématique, de la sélection des données. On verra, avec amusement, s'ils seront tentés de poursuivre cette série d'épisodes alarmistes au cours de l'année 2011. En aparté, il est toujours intéressant de lire les commentaires des lecteurs abonnés à ces journaux, suite à ces déclarations catastrophistes. On y constate que le public est, en général, beaucoup moins crédule et souvent mieux informé que les éditorialistes. Comme vous le savez, à Pensee-unique.fr (hélas sans accent pour complaire au web anglophone), devant une telle avalanche de déclarations tronquées, exagérées, proférées sans explication ni replacées dans leur contexte, nous aimons bien vérifier, par nous-mêmes, les affirmations que l'on lit, entend et voit dans les médias. Une longue expérience nous a rendus prudents comme on peut le voir dans la suite de cette même page... De plus, cette longue liste de déclarations péremptoires va nous donner l'occasion de voir d'un peu plus près de quoi il s'agit exactement quand on parle de la "température du Globe". Le moins que l'on puisse en dire, c'est qu'il s'agit là d'un sujet particulièrement polémique qui a certainement fait couler beaucoup d'encre et de méga(giga)octets. En réalité, mesurer la température moyenne du Globe avec la précision requise, est une tâche titanesque, sinon impossible, comme nous allons le voir. Pour ma part, je me contenterai d'utiliser les données officielles fournies par les organismes patentés tout en vous montrant qu'il est relativement aisé de faire dire à peu près ce que l'on veut aux résultats des mesures de température, surtout quand on oublie de préciser les incertitudes, comme cela se pratique le plus souvent. Morel expliquait que même aux Etats-Unis où la méthodologie est très contrôlée, la mesure des températures se heurte à de nombreuses difficultés : changement d'appareil, sauts instantanés ..."ça peut être un degré ou un degré et demi en plus ou en moins... Il faut corriger ça. On moyenne. Il y a aussi des biais systématiques. On corrige... Venant d'un homme particulièrement averti comme Pierre Morel, voilà qui devrait refroidir les enthousiasmes de certaines déclarations telles que celles que nous avons citées ci-dessus. Quand on connaît la réalité, somme toute défaillante et plutôt rustique, des techniques de mesure de la température moyenne du globe, on s'abstient de ce genre d'affirmation. Et, mieux encore, on l'explique à ses lecteurs, ne serait-ce qu'en quelques lignes. Tout d'abord, donnons quelques mots sur les définitions, les méthodes et les diverses institutions qui mesurent ce qu'ils appellent "la température globale" mais qui n'est en fait que l'anomalie de température du globe c'est à dire l'écart par rapport à une température moyenne de référence antérieure qui, d'ailleurs, dépend des institutions :
A noter que les températures moyennes de référence à partir desquelles sont mesurées les "anomalies de température", diffèrent selon les institutions. Voici la liste des périodes dont les moyennes ont été prises comme origine par le HadCRUT, le GISS, le NCDC-NOAA, l'UAH et le RSS. Les satellites servant aux mesures de températures n'ont été opérationnels qu'à partir de 1979. A noter également que les données anglaises, issues des données du Hadley Center (elles mêmes provenant en grande partie du NCDC-NOAA ) sont utilisées de trois manières différentes, selon les utilisateurs (par exemple Met Office) comme le mentionne David Whitehouse dans un article tout récent (de ce jour !). Pour ma part, et pour simplifier, je n'ai utilisé que les données dites HadCRUT3V (variance adjusted), soit le CRU HadCRUT dans la terminologie de Whitehouse, ce qui ne change pas les commentaires et les résultats.
Les graphiques présentés dans la suite de cette page ont été obtenus à partir des bases de données officielles dont les liens sont indiqués ci-dessous. Il s'agit de documents en format texte qu'il est aisé de placer dans un tableur comme Excel. Pour ma part, j'ai utilisé le logiciel scientifique "Origin" qui a le grand mérite d'être très flexible et qui est très souvent utilisé pour la présentation de documents scientifiques professionnels.
Toutes les données présentées dans les graphes ci-dessous sont actualisées avec les valeurs de décembre 2010. Les graphes suivants concernent donc les 14 dernières années, couvrant la période [Janvier 1997 à Décembre 2010] (bornes incluses)
Il est clair que la plupart des déclarations que l'on a pu lire dans la presse, voir à la télévision ou entendre à la radio, sur l'évolution des températures du Globe en ce début d'année 2011, sont erronées, sinon carrément mensongères. En réalité :
Est-il impossible d'obtenir de la part des rédacteurs des différents médias, une description qui se rapproche de la réalité objective, telle que la suivante que je leur suggère (sans prélever de droits d'auteur) d'utiliser ? :
Ainsi et au vu des débordements infondés ou des mensonges par omission dont nous ont gratifié les médias en ce début Janvier 2011, je me fais un plaisir de décerner une série de bonnets d'âne fourrés (en prévision de l'avenir) à Maxisciences (qui n'en est pas à son coup d'essai en la matière), pour son "2010, année la plus chaude : un record absolu confirmé", au Nouvel Observateur pour un titre délirant et mensonger ("la plus chaude de l'histoire"), au journal La Croix, pour le titre de l'encart "Les données 2010 confirment le réchauffement", au Figaro, pour un gros mensonge par omission :"Climat: 2010, année la plus chaude" et bien sûr, le bonnet d'âne d'honneur, avec palmes, pour le responsable de l'OMM (coutumier du fait ) pour son fameux "les données 2010 confirment le réchauffement à long terme" repris par toute la presse... ainsi qu'à beaucoup d'autres qui se reconnaîtront. Pour ce qui est de l'avenir, je me fais un devoir de vous rappeler ce graphe tracé, en 2003, par deux chercheurs Russes qui travaillaient aux Etats-Unis : Klyashtorin et Lyubushin. En 2003, sur la base d'analyses statistiques, ces deux chercheurs ont décrit l'oscillation de 60-65 ans, également rapportée depuis par beaucoup d'autres (tels S.I. Akasofu, William Gray, N. Scafetta, J.d'Aleo etc.) A noter que vous retrouverez une reconstruction très proche de celle-ci dans l'excellent site de bases de données climate4you du Prof. norvégien Ole Humlum En 2003, Klyashtorin et Lyubushin avaient correctement prévu que la température du globe stagnerait sur un plateau (correspondant au maximum de la pseudo-sinusoÏde) s'étendant de 2000 à 2010 environ, précédant une descente des températures analogue à celle que nous avons connue en 1945-1976. Ouf ! Je me rends compte que ce billet est excessivement long. Que les lecteurs(trices) me pardonnent mais il fallait bien évoquer, un jour ou l'autre, cette épineuse question des mesures de températures. Nous verrons .. En attendant, il est sans doute prudent d'acheter de solides bottes fourrées (pour trente ans !) comme je vous l'ai dit dans cette page. Addendum (05/02): Klaus Voltz , expert de l'ENSO à la NOAA explique qu'il y a nettement plus d'une chance sur deux que le La Niña actuel dure deux ans, c'est à dire jusqu'en 2012... Brrrr... Et gare aux inondations en Australie, aux sécheresses en Amérique etc.et à toutes les calamités associées aux La Niñas déjà mentionnées par... Darwin. Mise à jour du 12/02/11 : Une bonne nouvelle : L'université de Berkeley (Californie) entreprend une refondation complète des bases de données de la température de la Terre. Voici l'intitulé du projet tel que vous pourrez le voir sur le site dédié de Berkeley UC. Il semblerait que le projet soit astucieusement nommé BEST (Berkeley Earth Surface Temperatures). Acceptons en l'augure.
Il est rassurant de constater que les graves défauts mentionnés ci-dessous (transparence douteuse, abandon d'un grand nombre de stations dans les années 1990, effet UHI, flou sur les marges d'incertitudes etc...) ont suscité la mise en place d'une structure dédiée à la transparence et à la récupération des données délaissées par le GHCN cité ci-dessus. Voici un premier aperçu des projets de l'équipe de Berkeley :
Restitutions des stations abandonnées :
Comme on le voit sur l'image ci-contre, issue, comme la précédente, du nouveau site de Berkeley :
Les stations marquées d'un point bleu sont celles qui sont actuellement utilisées par le GHCN. Les points rouges sont les stations introduites par l'équipe de Berkeley. Mais comme toujours, il faut .. attendre et voir.Il semble que l'organisation (Novim) finançant ce projet soit très impliquée dans la géoingénierie, ce qui n'est guère rassurant. |
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19 Janvier 2011 : Encore un scoop du célèbre team, Agence France Presse et journal Le Monde ! Se basant sur les affirmations d'une ONG activiste, ils rapportent que le Globe pourrait s'échauffer, au cours des dix prochaines années, au moins 17 fois plus rapidement qu'il ne l'a fait au cours du XXème siècle, en désaccord flagrant avec toutes le prédictions scientifiques. Après les nombreux scandales -les GIECgate- résultant de comportements similaires, on aurait pu espérer que les organes de la presse francophone deviendraient plus circonspects.
Voici le début de la dépêche de l'AFP (reprise in extenso par Libération, Sciences et Vie et sans doute quelques autres) qui n'a rien à envier avec celle de cette brillante agence de presse, particulièrement inventive, qui nous annonçait récemment l'existence de "rayons cosmétiques" et dont les "meilleurs morceaux" ont été repris, sans hésitation, par Le Monde dans sa section "Planète".
Les caractères engraissés sont de l'auteur de ce site. Cette dépêche de l'AFP, reprise par le Monde et quelques autres, affirme qu'il est possible que la Terre se réchauffe de 2,4°C en dix ans. Quand on sait que le taux de croissance de la température a tourné autour de 0,12-0,16°C par décennie lors de la hausse des température qui s'est produite de 1976 à 2000, ou encore de 1910 à 1945, on peut se poser quelques questions. Pour parvenir à des valeurs aussi extravagantes, il faudrait que la vitesse de montée soit multipliée par un facteur d'environ 17. Ce qui est évidemment totalement exclu d'autant plus que chacun sait que la température du globe est pratiquement stationnaire depuis plus de 12 ans et que beaucoup prévoient qu'elle va baisser plutôt que monter. .
Pour illustrer ce propos extravagant qui n'aurait certainement jamais dû être repris ni par Le Monde, ni par l'AFP (voir la récente réaction des journalistes anglais ci-dessous : addendum) , il est bon de rappeler les prévisions (scénarios, projections) du GIEC et notamment, le graphe publié tout récemment (dans un document appelé SPM5 (Résumé pour les décideurs N°5 qui fait suite à l'AR4 de 2007 mais dont il ne diffère que dans la forme).
J'ai superposé, à ce graphe bien connu qui rapporte les projections (scénarios, prédictions) des super-ordinateurs des organismes qui travaillent pour le GIEC, en fonction de différentes hypothèses sur les taux de croissance des gaz à effet de serre et sur la maîtrise de nombreux paramètres, le point rouge indiquant la prédiction de l'ONG appelée "Universal Ecological Fund (voir ci-dessous)", répercutée par l'AFP et le Monde. Inutile d'ajouter que surpasser, à ce point, les scénarios les plus pessimistes du GIEC relève de l'exploit. Et on ne voit vraiment pas comment la température du globe pourrait monter de 2,4°C de 2011 à 2020..
Ou encore celle-ci avec les marges d'incertitudes, extraite du rapport TAR du GIEC
D'autant plus que la nature ne semble pas satisfaire aux scénarios du GIEC, depuis plusieurs années, comme le montre ce graphique (à jour en fin Nov. 2010) publié par le HadCRUT (UK)
Comme on le voit sur ce graphique officiel, et comme le savent les visiteurs de la page indicateurs, la température du globe stagne depuis une bonne dizaine d'années...contrairement aux prévisions du GIEC et, a fortiori, des auteurs de l'article en question dans ce billet.
Dans le même ordre d'idée, on peut également situer cette prévision apocalyptique dans le cadre des scénarios présentés par James Hansen devant le sénat américain en 1988. Il faut savoir que beaucoup estiment que cette déclaration de Hansen est à l'origine de l'hystérie climatique que nous subissons depuis lors.
Le scénario A (courbe en trait plein) supposait que les émissions de gaz à effet de serre allaient continuer à croître comme ils l'ont fait entre 1970-1980. Le graphe initial, publié par James Hansen est en noir et blanc. -Un double rond bleu, pour indiquer la situation actuelle de la température globale (en fin 2010) selon les mesures du GISS (piloté par J. Hansen). Cette mesure est un "outsider"par rapport aux trois autres qui se recoupent sensiblement. Elle est la plus pessimiste des quatre séries de mesures officielles que j'ai rapportées dans la page indicateurs. Comme on le voit, elle se trouve très nettement (plus de 40%) en dessous du scénario A. Ces dernières mesures ("l'année la plus chaude avec 2005", disent les journalistes) du GISS se trouvent très proches du scénario C qui supposait que nous aurions très sérieusement limité les émissions de gaz à effet de serre dans les années 1990-2000.
Le " Universal Ecological Fund" est le bras, aux Etats-Unis, de la "Federacion Ecologica Universal" argentine qui fait partie d'une structure ONG appelée l' ECODES. L'ECODES est référencée dans Wikipedia (en anglais). Voici ce qu'on peut y lire: "ECODES a été constitué le 10 Mars 1992 à Zaragosse en Espagne dans le but de trouver des solutions au problèmes communs et de contribuer au changement social en devenant un acteur non-gouvernemental influent capable de mobiliser des soutiens et d'ouvrir un dialogue avec les actionnaires concernés.... Dans l'hémisphère Nord, l'ECODES se consacre à la transformation des structures économiques et sociales. Dans l'hémisphère Sud et plus particulièrement en Amérique Latine, ECODES offre son expertise et son aide pour les questions techniques et pour le financement. " (caractères engraissés par l'auteur du site). A noter que le "responsable scientifique" de "l'Universal Ecological Fund" (et de la FEU basée en Argentine) est un des anciens grands leaders du GIEC. Il s'agit du Dr Osvaldo Canziani, l'ancien co-directeur du Groupe de travail II du GIEC (le groupe qui était responsable de l'Himalayagate et de bien d'autres "curiosités" comme le malariagate cher au professeur Reiter. Evidemment, la nouvelle "découverte" de l'UEF a fait les grands titres de la presse qui, comme l'AFP, le Monde, Libération et Sciences et Avenir ne vérifient pas la crédibilité de leurs sources et n'hésitent pas à qualifier "d'experts" les ressortissants d'organisations activistes dont les objectifs politiques sont clairement affichés, tout comme l'a fait le GIEC dans l'AR4, d'ailleurs. L'AFP, le Monde, Libération, Sciences et Avenir et Le Figaro ne sont évidemment pas les seuls à s'être précipités pour annoncer cette "nouvelle" effectivement ébouriffante mais qui aurait dû les inciter la prudence. La "nouvelle" a fait le tour des salles de rédactions peu scrupuleuses : Certains s'inquiètent : The EconomicTimes of India titre etc.. Tout cela basé sur les affirmations d'une ONG baptisée "Ecologique Universelle". Addendum du 19 Jan. 2011: Une bonne nouvelle quand même : Il reste quelques journalistes sensés. Du moins au Royaume Uni. Bien entendu, les blogosphères francophones et anglophones s'amusent beaucoup de ce nouveau "press-gate". Addendum du 22 Janvier : Plutôt que de reconnaître honnêtement son erreur, Le Monde a sorti, le 21 Janvier, un article intitulé : "Un rapport trompeur sur le changement climatique circule sur le Net", tout en éclipsant, purement et simplement, son article délirant figurant sur son propre site, relatant le contenu de la dépêche AFP cité ci-dessus. En conclusion, et bien que de manière globale, la couverture médiatique du réchauffement climatique ne fasse plus recette et soit en chute libre comme l'a montré une étude récente, on assiste et on assistera sans doute encore à des surenchères délirantes du type de celle commentée ici, de la part d'individus ou d'organisations activistes qui ont tout investi dans cette affaire. On les comprend. Stay tuned ! |
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10 Juin 2010 : "Notre planète en danger : Si l'oxygène vient à manquer ... ". Tel est le titre d'un livre (photo de couverture ci-contre) qu'Amazon.fr, qui connaît visiblement très bien mes centres d'intérêt (!), vient de Après avoir admiré la couverture ci-contre qui ne nous montre sûrement pas des panaches de CO2 mais plus probablement de la vapeur d'eau condensée, je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager le commentaire aussi risible qu'apocalyptique de l'éditeur. Il vaut le détour (et aussi un accessit au bonnet d'âne de ce mois-ci). Un vrai morceau d'anthologie. Présentation de l'éditeur
L'Editeur s'appelle "les trois spirales" (infernales, sans doute) et ce monument de la littérature, écrit par Sophie et Michel Lyonnet qui n'en sont pas à leur coup d'essai, figure dans la collection pompeusement, et surtout abusivement, nommée "Dossier Vérité". Est-ce de l'ironie ? Ainsi, après les divagations de Paul Erhlich (de Stanford, dans les années 60) sur ce même sujet et sur d'autres qui figurent en place d'honneur dans le bêtisier, après celles de Peter Tatchell, activiste anglais notoire et titulaire du deuxième bonnet d'âne du mois d'août 2008 pour un article consternant, publié dans le Guardian UK, (Tatchell faisait la pub de son collègue Roddy Newman qui devait publier un livre mémorable intitulé "The Oxygen crisis", dont je ne trouve pas trace), voici qu'un couple et un éditeur français en rajoutent une couche.. Me faut-il, une fois encore, rappeler que des scientifiques de renom se sont clairement prononcés sur ce sujet ? Ou encore Ray Langenfelds du CSIRO (le CNRS australien) qui nous dit que pendant les 20 années où il a été mesuré, le taux d'oxygène n'a décru que de 0,03% . Il ajoute que les fluctuations typiques du taux d'oxygène dans un intérieur de maison sont bien supérieures à cette variation. Il est superflu d'ajouter que cette variation est absolument négligeable par rapport aux 20,95% de l'atmosphère et que cela n'a rigoureusement aucune conséquence sur la respiration de la biosphère, des mers, des continents et des humains. Comme le CO2, quelle que soit son origine, est inévitablement fabriqué avec de l'oxygène, il est absolument naturel que quand le taux de CO2 augmente, le taux de O2 diminue. Comme on peut l'observer. D'autres sont moins indulgents avec des affirmations du genre "Si l'oxygène vient à manquer" du livre publié par les Lyonnet. Ainsi Roy Spencer que je cite parce que les lecteurs de ce site le connaissent bien, avait dit, à propos de la "crise de l'oxygène" annoncée par Tatchell "Il est difficile de faire plus stupide"...C'est exactement ce que je pense au sujet de ce livre du couple Lyonnet ainsi que du commentaire de l'éditeur des "Trois spirales". Comment ont réagi les lecteurs potentiels, dès la sortie de ce livre, le 6 avril 2010 ? Dans ces conditions, l'attribution du bonnet d'âne (modèle ordinaire), avec palmes et félicitations du jury, du mois de Juin 2010, n'est qu'une formalité. Félicitations aux heureux récipiendaires. Comme de juste, l'éditeur des "trois spirales" reçoit un accessit, bien mérité, lui aussi. Comme vous l'avez certainement compris, la parution de ce "livre" des époux Lyonnet, ne mérite guère plus que les quelques lignes que j'ai écrites ci-dessus pour détendre l'atmosphère et souffler un peu avant la publication (à venir) d'articles autrement plus importants, sur les premiers résultats encourageants du projet CLOUD (effets des rayonnements ionisants sur la formation des nuages) en cours au CERN de Genève, sur les reculs des glaciers alpins corrélés à l'Oscillation Atlantique Multidécennale, sur les cycles planétaires en relation avec les cycles climatiques etc... La science progresse à pas de géant, en ce moment.
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09 Mars 2010 : Le journal Libération pratique l'acharnement thérapeutique pour tenter de sauver, entre autres, le rapport scientifique 2007 du GIEC qui se trouve en état de mort clinique, écrasé sous le poids de ses erreurs et par l'utilisation d'une multitude de citations de références aussi risibles que fantaisistes (brochure d'alpinistes, rapports d'étudiants, dossiers WWF ou Greenpeace, coupures de presse etc...) (voir ci-dessous). Libé nous annonce une grande nouvelle dans son blog intitulé Sciences2: "l'Amazongate s'écroule" .. Tiens donc ! Voyons cela. Nous (et quelques milliers d'autres) aurions donc mal interprété le fait que la source primaire citée par le GIEC pour soutenir l'idée que 40% de la forêt amazonienne risquait de disparaître en cas de sécheresse, n'est rien qu'autre qu'une brochure de l'an 2000 (Y2K ?) du WWF/IUCN (deux associations écologistes renommées) signée par les désormais célèbres duettistes Rowel et Moore, dont l'un (Moore) est, de son propre aveu, un analyste décisionnel et un spécialiste des questions administratives (CV ici) et l'autre un journaliste "freelance" (pour le Guardian) et un activiste vert (voir plus bas des détails sur ces deux "sommités" jugées dignes de figurer comme référence dans un rapport scientifique du GIEC). De même , nous aurions mal interprété le fait que cette brochure écologiste est, elle même, basée sur un article de Nature 1999 intitulé "Appauvrissement à grande échelle des forêts Amazoniennes par bûcheronnage et feux" qui est ainsi jugé par un spécialiste de la question (Simon Lewis, membre élu de la Royal Society, à l'Université de Leeds) comme non pertinente pour le but poursuivi, en ces termes : "L'article de Nature traite des interactions entre les dommages causés par la déforestation, le feux et les sécheresses périodiques, qui sont tous extrêmement importants pour comprendre la vulnérabilité de la forêt Amazonienne, mais cet article ne concerne pas la vulnérabilité de ces forêts à cause de réduction de pluviométrie. " a-t-il déclaré. ...ce qui explique, sans doute, pourquoi les auteurs du rapport du GIEC n'ont pas voulu prendre cet article de Nature comme source primaire et lui ont préféré une brochure du WWF/IUCN Addendum du 27 juin 2010 : Misère ! L'Amazongate bouge encore ! : Vers la fin du mois de Juin 2010, Simon Lewis a émis une protestation auprès du Sunday Times en déclarant que ce journal aurait dénaturé ses propos (sa citation ci-dessus), ce dont le Guardian UK sous la plume de Monbiot et Libération (qui en déduit "que le vent tourne" !) ont immédiatement tiré parti pour en conclure que le rapport du GIEC 2007 était parfaitement correct et que l'Amazongate était définitivement mort et enterré parce que le Sunday Times avait baissé les bras... "The 40% claim is not actually referenced in the Rowell & Moore 2000 report (they use Nepstad to reference the specific figures in the next sentence). The Nepstad Nature paper is about the interactions of logging damage, fire, and periodic droughts, all extremely important in understanding the vulnerability of Amazon forest to drought, but is not related to the vulnerability of these forests to reductions in rainfall. I don’t see how that can be the source of Rowell’s 40% claim. Its more likely an unreferenced statement by Rowell." Traduction :" L'affirmation sur les 40% n'est effectivement pas référencée dans le rapport de Rowell & Moore 2000 (Ils ont utilisé Nepstad pour référencer les données spécifiques dans la phrase suivante). L'article dans Nature de Nepstad traite des interactions entre les dommages causés par le bûcheronnage et les feux et les sécheresses périodiques qui sont tous importants pour comprendre la vulnérabilité des forêts Amazoniennes vis à vis des sécheresses, mais il n'est pas en rapport avec la vulnérabilité des ces forêts vis à vis des réductions de pluviométrie. Je ne vois pas comment ceci peut-être la source des 40% de Rowell. Il s'agit plus probablement d'une affirmation de Rowell, non supportée par une référence." Pour comparer, revoici ci-dessous, le texte initial publié en janvier dernier, par le Times online et le Sunday Times : "L'article de Nature traite des interactions entre les dommages causés par la déforestation, le feux et les sécheresses périodiques, qui sont tous extrêmement importants pour comprendre la vulnérabilité de la forêt Amazonienne, mais cet article ne concerne pas la vulnérabilité de ces forêts à cause de réduction de pluviométrie. " a-t-il déclaré. Je ne sais pas pour vous, mais je ne vois guère de différence notable avec le texte initial publié par le Sunday Times (le deux textes rejettent l'article de Nature comme non pertinent), sauf, peut-être, pour la conclusion adoucie, mais malheureusement toujours aussi destructrice vis à vis d'un rapport du GIEC qui se voit comme la référence absolue en la matière : " Je ne vois pas comment ceci peut-être la source des 40% de Rowell. Il s'agit plus probablement d'une affirmation de Rowell, non supportée par une référence, " qui remplace le texte initial du Sunday Times " "A mon avis, le rapport de Rowell et Moore n'aurait pas dû être cité. Il ne contient aucun résultat de recherche de source fondée" D'autres, qui ont pris cette affaire au sérieux, ont consacré du temps pour effectuer une analyse complète de cette tempête dans un dé à coudre. Si vous lisez l'anglais, et si cette affaire vous intéresse encore, vous devriez lire ceci où on trouve un graphique intéressant (ci-contre) Ce graphique indique les précipitations (en mm/an) de 1910 à 2010 sur l'Amazonie d'après quatre agences officielles CRU, NCDC, GPCC et TRMM (TRMM, plus recent, est basée sur les mesures satellites). Comme vous le voyez, aucune tendance à la baisse de la pluviométrie n'est actuellement décelable sur les cent dernières années. Il tombe entre 2 m et 2,5 m d'eau par an sur l'Amazonie, ce qui est considérable.
Dernière minute : 07/07/10 : Richard North qui a eu une sévère prise de bec avec Monbiot du Guardian UK au sujet de l'Amazongate, aurait retrouvé la source du fameux 40% sur laquelle se serait basé Rowel du WWF.Inutile d'ajouter que cette source dont on ne connait même pas l'auteur, n'a strictement rien d'un document scientifique... Outre le fait que l' article de Nature s'intéresse fondamentalement aux zones dévastées par le bûcheronnage, nous aurions (nous et des milliers d'autres) mal lu et mal compris cet article qui me mentionne jamais une prévision de 40% pour la proportion de la disparition de la forêt Amazonienne (c'est à dire y compris celle qui est intacte) par effet de sécheresse ? Mais alors, quel est le fait nouveau, déniché par le journaliste de Libération, qui justifie son affirmation que l'"Amazongate s'écroule" ? 1) Ce chercheur, qui est-il et où travaille-t-il ? Il s'appelle Daniel Nepstad et figure, en premier, dans la liste des auteurs de l'article de Nature 1999 qui est cité dans la brochure du WWF/IUCN qui elle-même, sert de référénce primaire au rapport du GIEC sur la sécheresse en Amazonie.. Libération nous affirme qu'il est un chercheur 'réputé' du Woods Hole Research Center (WHRC) dont voici le logo ci-contre. En réalité, le WHRC n'est rien d'autre qu'une Organisation de Défense de l'Environnement privée (où d'ailleurs était inscrit John Holdren, malthusien notoire (il a rédigé un livre sur ce sujet avec Paul Ehrlich) et ... récemment promu conseiller du Président Obama). La ressemblance des noms prête souvent à confusion entre le WHRC, organisation privée écologiste, avec la très réputée Woods Hole Oceanographic Institution (WHOI) qui, elle, fait de la recherche intensive, sérieuse et reconnue. 2) Que nous a déclaré le chercheur du WHRC qui justifie "l'écroulement de l'Amazongate", selon Libération ? Nepstad, le chercheur réputé du WHRC, a publié un "communiqué énervé", (nous dit Libération) qui nous affirme -ses propres articles à l'appui et en oubliant tous les autres- que le GIEC avait bien raison avec ses fameux 40%. Soit : "Reverdissement des forêts Amazoniennes durant la sécheresse de 2005" "Les modèles couplés climat-cycle du carbone suggèrent que les forêts Amazoniennes sont vulnérables à la fois aux sécheresses de courtes et de longues durées, mais les observations satellites ont montré un reverdissement photosynthétique à grande échelle dans les forêts amazoniennes toujours vertes et intactes, en réponse à la brève mais intense sécheresse de 2005. Ces observations suggèrent que les forêts amazoniennes, bien que menacées par la déforestation humaine et les incendies et, peut-être, par les sécheresses plus sévères et de longue durée, peuvent être plus résistantes aux changements climatiques que les modèles des écosystèmes le suggèrent." Addendum du 13 Mars 2010 : Un article tout chaud sur ce sujet vient de paraître au GRL qui utilise un nouveau traitement d'image et un nouveau dispositif de mesure (NASA MODIS) . L'auteur principal de cet article déclare “We found no big differences in the greenness level of these forests between drought and non-drought years, which suggests that these forests may be more tolerant of droughts than we previously thought,” said Arindam Samanta, the study’s lead author from Boston University. Soit : "Nous n'avons pas trouvé de grandes différences dans les niveaux de vert de ces forêts entre les années avec et sans sécheresses, ce qui suggère que ces forêts peuvent être plus tolérantes aux sécheresses que nous le pensions auparavant." a déclaré Arindam Samanta, l'auteur principal de l'Université de Boston." A titre exceptionnel, l'article en pdf est ici. Nepstad, notre "réputé" chercheur du WHRC n'aurait-il pas fait un peu de "cherry-picking" (sélection d'articles) pour parvenir à sa conclusion ? On peut se le demander. 3) Mais ce qui est plus intéressant et que Libération s'est bien gardé de mentionner, c'est la conclusion du "communiqué énervé" du chercheur Nepstad. (in cauda venenum) "In sum, the IPCC statement on the Amazon was correct. The report that is cited in support of the IPCC statement (Rowell and Moore 2000) omitted some citations in support of the 40% value statement." "En résumé, la déclaration du GIEC sur l'Amazonie était correcte. Le rapport qui est cité pour soutenir la déclaration du GIEC (Rowell et Moore 2000) a omis des citations pour étayer l'affirmation sur la valeur de 40%" C'est le moins que l'on puisse dire ! En effet, l'article de Rowell et Moore du WWF/IUCN, cité par le GIEC comme source primaire " a omis des citations pour soutenir l'affirmation sur la valeur de 40% ". Et en réalité, si des articles mentionnés par Nepstad prouvaient ce qu'il affirme, on se demande vraiment pourquoi, avec ses 2500+ de participants dont le GIEC se réclame constamment, les auteurs principaux de l'AR4 n'ont rien trouvé d'autre qu'une brochure du WWF/NIHC, citant un article inapproprié, pour soutenir leur argumentaire ....C'est aussi impardonnable que ridicule. Je crois que cette "confusion" volontaire ou non, de la part de Libération mérite un joli bonnet d'âne en poil de fourmilier (ci-contre : C'est un animal sympathique fréquent en Amazonie. Si j'avais été "énervé", comme Nepstad, j'aurais choisi un tatoo. C'est beaucoup moins soyeux, un tatoo). On se fait sa petite collection ? Vous trouverez ci-dessous une analyse beaucoup plus détaillée sur cet Amazongate qui est très loin de s'écrouler... Il n'en va sans doute pas de même du GIEC, du moins tel que nous l'avons connu.
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02 Février 2010 : GIECgate ? Le Glaciergate décrit ci-dessous est loin d'être un cas isolé dans le rapport 2007 du GIEC. Il y a aussi le Malarigate, l'Amazongate, le Nederlandgate, l'Africagate...toute une série d'affirmations alarmistes erronées ou basées sur du vent. Les rédacteurs du rapport GIEC AR4 (2007) ont fait vraiment très fort. Et ceci, en totale contradiction avec les statuts de l'organisation et les affirmations de son directeur (R. Pachauri) qui répétait sans cesse que les rapports du GIEC ne reposaient que sur des articles scientifiques revus par les pairs (peer-reviewed) ou des articles "rigoureusement sélectionnés" rédigés, bien entendu, par les meilleurs des 2500 "top-scientists" de la planète. La crème, quelque sorte.... Comme on pouvait s'en douter et alors que la suspicion s'est installée dans les esprits à la suite du Glaciergate et du Climategate décrits dans les billets précédents (ci-dessous), un certain nombre de scientifiques, de journalistes ou d'experts avertis se sont lancés dans l'examen scrupuleux du volumineux document officiel que représente l'AR4 du GIEC.Et notamment, la partie rédigée par le groupe II, le WG2 qui s'intéresse aux conséquences prévisibles du réchauffement climatique. Etudier scrupuleusement ce document implique non seulement une lecture attentive du texte mais, aussi et surtout, la recherche et la vérification des sources, la cohérence du texte avec les sources, les qualifications des auteurs etc.. Il est d'ailleurs étonnant de constater qu'il a fallu attendre plus de deux ans pour qu'un examen attentif de ce document soit enfin entrepris. Sans doute, les multiples et subtils processus d'élaboration, de relecture.et de correction constamment mentionnés par le Chairman du GIEC, R. Pachauri, avaient-ils fini par persuader qu'un tel monument ne pouvait être que parfait et, donc, ne pouvait souffrir la moindre critique... D'ailleurs le diagramme ci-contre qui figure sur le site du GIEC et qui explique succinctement la longue marche qui conduit aux rapports finaux, est très impressionnant... Ce processus long, patient et rigoureux (?) a été utilisé pour la publication pluriannuelle (tous les 6 ans environ) des rapports appelés successivement FAR (First assessment report), SAR (Second AR), TAR (Third AR) et finalement l'AR4 (fourth AR) qui est le plus récent. l'AR4 est sorti en 2007 plusieurs mois après la parution du résumé appelé SPM (Résumé pour les Décideurs) ce qui a paru plutôt inhabituel à quelques esprits enclins à la critique qui s'étonnaient perfidement qu'on puisse publier un "résumé pour les politiques" plusieurs mois avant de disposer du document scientifique complet. De fait, cela semble être une pratique naturelle pour ceux qui ont conçu le diagramme ci-contre. L'idée -on l'a compris- est "d'adapter" le volumineux rapport scientifique, avant sa publication, afin qu'il soit rendu cohérent avec le "Résumé pour les Décideurs" qui a été, préalablement, examiné et approuvé par les représentants des gouvernements pour lesquels le volumineux rapport scientifique est parfaitement indigeste. Ainsi et au fil des 19 années (le FAR date de 1991) écoulées, et à l'exception notable des querelles scientifiques de spécialistes qui ont cours autour du rapport du WGI (Groupe I : les bases scientifiques du Réchauffement Climatique) mais qui n'ont que très rarement débordé la sphère des milieux scientifiques (sauf lors du Climategate) les rapports successifs du GIEC n'ont guère fait l'objet de critiques connues du grand public. En tout cas, et jusqu'à ces dernières semaines, aucune n'était parvenue à percer l'armure de la sphère médiatique. Le Malariagate :
Voici des extraits du témoignage de Paul Reiter adressé aux Lords Anglais, en 2005, au sujet des rapports SAR, TAR et AR4 (en préparation à l'époque). Le texte suivant exclut les références bibliographiques que vous retrouverez dans l'original : Du paragraphe 1 à 10, Paul Reiter se présente et donne quelques détails sur ses qualifications. Il explique que le développement de la malaria n'est pas corrélé avec la température et que celle-ci a causé des ravages très importants dans les régions froides (en Sibérie et dans le cercle arctique, par exemple) comme dans les régions chaudes et humides. Il rappelle que le House of Parliament anglais est bâti sur les lieux même d'un ancien marécage qui était connu pour être un foyer de propagation de la malaria pendant la période froide du petit âge glaciaire (XVIème-XVIIIème siècle)...En bref, la malaria comme d'autres maladies transportées par les insectes, est loin d'être une maladie exclusivement tropicale. Reiter poursuit : "GIEC SAR Groupe de travail II . Chapitre 18. Santé humaine. 11. Ce chapitre est sorti à un moment critique du débat sur le changement climatique. Un bon tiers était consacré aux maladies propagées par les moustiques, principalement la malaria. Ce chapitre eut un impact très important dans le débat public et il est même encore cité de nos jours, malgré le chapitre mieux informé sur ce sujet du TAR (voir ci-dessous). 12. La littérature scientifique sur les maladies propagées par les moustiques est volumineuse, mais les références du texte du chapitre étaient limitées à une poignée d'articles, dont beaucoup sont relativement obscurs [NDT : c'est à dire peu connus] et dont pratiquement la totalité suggérait une augmentation de la maladie dans un climat plus chaud. La pauvreté de l'information n'est pas vraiment surprenante : Pas un seul des auteurs principaux n'avait jamais rédigé un article scientifique sur ce sujet. En outre, deux des auteurs, tous les deux médecins, avaient passé toute leur carrière en tant qu'activistes environnementalistes. Un de ces militants avait publié des articles "professionnels" en tant qu'expert sur 32 sujets différents qui allaient de l'empoisonnement par le mercure aux mines anti-personnel, de la globalisation et du virus de l'Ouest du Nil au Sida. 13. Parmi les auteurs contributeurs il y avait un entomologiste professionnel et une personne qui avait écrit un article peu connu sur la dengue et El Niño, mais sa préoccupation principale concernait l'efficacité des casques anti-crash de moto (plus un article sur les effets des téléphones cellulaires sur la santé). 14. L'amateurisme du texte de ce chapitre reflète les connaissances limités des 22 auteurs ... 15. Parmi les indicateurs éclatants de l'ignorance des auteurs on trouvait l'affirmation que " Bien que le moustique anophèle qui transmet la malaria ne survive pas habituellement quand la température moyenne en hiver descend en dessous de 16-18°C, certaines espèces des hautes latitudes sont capables d'hiberner dans des endroits protégés." 16. De plus, les auteurs affirmaient que le changement climatique provoquait déjà une remontée de la malaria vers les hautes altitudes (par exemple au Rwanda). Ils citaient des informations publiées par des non-spécialistes qui avaient été vivement démenties dans la littérature scientifique. Dans les années qui ont suivi, ces affirmations ont été répétées à de nombreuses reprises par les activistes environnementalistes, en dépit des recherches rigoureuses et des preuves contraires avancées par quelques uns des meilleurs spécialistes mondiaux de la malaria.[....] Les auteurs du GIEC allaient jusqu'à affirmer qu'"une hausse relativement faible de la température hivernale au Kenya" pourrait étendre l'habitat des moustiques et permettre que la malaria dépasse l'altitude limite habituelle qui est d'environ 2500m pour atteindre les populations des grandes villes non atteintes par la malaria, situées en haute altitude, telles que Nairobi." Et ceci en dépit du fait qu'en 1960 les moustiques étaient présents au dessus de 3000m et que Nairobi n'est qu'à 1600m. 24. Le troisième rapport impliquait plus de 65 auteurs, dont un seul -un des mes collègues- était une autorité reconnue sur les maladies propagées par les insectes... 25. Mon collègue et moi-même, nous sommes constamment retrouvés en conflit avec des personnes qui insistaient pour faire des déclarations péremptoires, bien qu'elles n'aient que peu ou pas du tout de connaissance de notre spécialité.... 30. Les organisations militantes telles que Word Wildlife Funds (WWF) continuent de citer l'affirmation du GIEC selon laquelle la malaria ne peut être transmise que dans les régions ou la température hivernale est au dessus de 16°C. Plusieurs des organisations de ce type affirment même que des cas isolés de malaria aux USA et au Canada pendant "des périodes particulièrement chaudes et humides" sont compatibles avec les projections du GIEC.. GIEC AR4 Groupe de travail II . Chapitre 18. Santé humaine. (NDT : l'AR4 n'est paru qu'en 2007. Reiter n'évoque donc que la préparation) 31. Il sera intéressant de voir comment le chapitre sur la santé sera rédigé. Seul l'un des auteurs principaux a déjà été auteur principal et il n'a jamais rien publié sur les maladies propagées par les moustiques. Seul, l'un des auteurs contributeurs dispose d'une liste de publications importante dans le domaine de la santé humaine. Il est un spécialiste de la santé en milieu industriel et toutes ses publications sont en Russe. Plusieurs parmi les autres n'ont jamais publié aucun article. 34. ...J'ai répondu par une question à propos des deux auteurs principaux sélectionnés : " Il est souvent affirmé que le GIEC représente les meilleurs scientifiques du monde. Je vous copie les listes de publications de ces deux auteurs principaux sélectionnés. Vous pourrez constater que le premier n'a jamais écrit aucun article et que le second est l'auteur de seulement 5 articles. Est-il possible de considérer ces "auteurs principaux" comme étant expérimentés et représentatifs des meilleurs scientifiques du monde et des spécialistes de ces questions de santé humaine ? 35. J'ai aussi fait remarquer que l'un des auteurs principaux était un "hygiéniste" et l'autre spécialiste des déjections fossiles et que tous les deux avaient été co-auteurs de publications d'activistes environnementalistes.. NDT : Réponse du GIEC : En accord avec les statuts, ils ont été proposés par les gouvernements... Résumé : 41. ... A mon avis, le GIEC a rendu un mauvais service à la société en se reposant sur des "experts" qui n'ont qu'une connaissance faible ou inexistante sur le sujet et en leur permettant de proférer des affirmations péremptoires qui ne sont pas basées sur une science avérée. En vérité, les déterminants principaux de la transmission de la malaria et des autres maladies propagées par les moustiques sont la politique, l'économie et les activités humaines...." Bref et en résumé, Paul Reiter témoignait, dès 2005 et, au moins pour la partie qui le concerne, de l'incompétence avérée de nombreux auteurs principaux et contributeurs aux rapports du GIEC, de leurs liens évidents avec des associations "activistes environnementalistes" comme le WWF ainsi que leur propension à insérer dans les rapports des affirmations aussi péremptoires que non avérées du point de vue scientifique. Dès lors, il ne faut pas s'étonner que des affaires comme le Glaciergate (de l'Himalaya) puissent éclater de nos jours. Les symptômes sont d'ailleurs les mêmes : Auteurs peu compétents sur le sujet, affirmations péremptoires infondées et citations de sources telles que des brochures de groupes activistes tels que le WWF, Greenpeace etc. Une analyse montre qu'il y a pas moins de 16 citations de brochures du WWF et 8 de Greenpeace dans l'AR4. Un peu moins dans le TAR. L'Amazongate : Toujours dans le rapport du WGII de l'AR4 du GIEC (Chapitre 13), des affirmations alarmistes sur la forêt
"Up to 40%of the Amazonian forests could react drastically to even a slight reduction in precipitation; this means that the tropical vegetation, hydrology and climate system in South America could change very rapidly to another steady state, not necessarily producing gradual changes between the current and the future situation (Rowell and Moore, 2000). It is more probable that forests will be replaced by ecosystems that have more resistance to multiple stresses caused by temperature increase, droughts and fires, such as tropical savannas." Soit " Jusqu'à 40% des forêts Amazoniennes pourraient réagir dramatiquement à une réduction, même faible, du taux de précipitation. Ceci signifie que la végétation tropicale, l'hydrologie et le système climatique de l'Amérique du Sud pourrait changer très rapidement pour se retrouver dans un nouvel état stable et ceci en n'induisant pas nécessairement un changement progressif entre la situation actuelle et la situation future (Rowel and Moore, 2000). Il est plus probable que les forêts seront remplacées par des écosystèmes qui ont une meilleure résistance à des stress multiples causés par l'augmentation de la température, les sécheresses et les feux, telles que les savanes tropicales. " Les examinateurs attentifs ont recherché la référence (Rowell and Moore, 2000) qui est indiquée dans ce texte et qui justifie, paraît-il, l'affirmation précédente (en gras) et notamment le chiffre de 40% qui paraît considérable..La voici : Quant aux deux auteurs, Rowell et Moore dont les écrits servent de source primaire pour les affirmations de l'AR4 du GIEC, il est rapidement découvert qu'aucun d'entre eux n'est scientifique ni spécialiste, de près ou de loin, de l'Amazonie non plus que des problèmes de sécheresse et de précipitation. Si on est indulgent (mais il est difficile de l'être quand il s'agit du rapport du GIEC qui est censé servir de base à la prise de décisions fondamentales au niveau mondial), on peut se dire que même si les deux auteurs en question sont incompétents, ils ont pu emprunter leurs affirmations à des sources scientifiquement avérées. "Large-scale impoverishment of Amazonian forests by logging and fire" soit " Appauvrissement à grande échelle des forêts Amazoniennes par bucheronnage et feux". Cet article est signé par plusieurs chercheurs brésiliens et par deux chercheurs du Wood Hole Research Center et du NASA Ames Center en Californie, une organisation de défense de l'environnement, qu'il ne faut surtout pas confondre avec le très sérieux et réputé Wood Hole Oceanographic Institution qui, lui, fait de la recherche intensive et reconnue. Curieuse cette ressemblance de noms. Si on recherche, dans cet article pris comme référence par le WWF-IUCN, le chiffre de 40%, on le trouve mentionné comme mesurant la perte de biomasse provoqué par la déforestation ou les feux et non pas comme celui indiquant une quelconque hyper sensibilité "à une variation même faible des précipitations " dont il n'est jamais fait mention dans l'article. Il n'y pas non plus d'indication de possibilité de transformation de forêt en savane tropicale qui semble donc être une pure invention des auteurs du rapport GIEC. En bref, il s'agit purement et simplement d'une invention à partir de l'article de Nature par le WWF-IUCN, lui même encore amplifié par le texte du GIEC, comme nous allons le voir. Voici l'avis d'un spécialiste de la question : Simon Lewis, membre élu de la Royal Society à l'Université de Leeds, qui est un spécialiste de l'écologie des forêts tropicales a déclaré que la section de Rowell et Moore qui prédisait la possibilité de la destruction d'une large fraction de la forêt amazonienne, était "du n'importe quoi". "L'article de Nature traite des interactions entre les dommages causés par la déforestation, le feux et les sécheresses périodiques, qui sont tous e | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||